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Les Voix du Passé

Les Voix du Passé

paulhiacamandine

4.5
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25
Chapitres

Une mise en garde pour éviter une catastrophe n'a pas pu être faite auparavant. Pourtant, les voix du passé éteintes refont surface car personne n'échappe à son destin. Parmi les hommes, un petit groupe est sélectionné pour mettre l'humanité en garde contre sa propre déchéance. Ces personnes vont se battre pour faire entendre raison à l'humanité. Médiums, voyants et même sorciers vont se serrer les coudes et devenir les alliés comme les ennemis de l'Autre Monde pour sauver la belle Dana. Est-il trop tard ou est-il encore temps de sauver ce qu'il reste à sauver ? Seul le temps et le sang nous le dira.

Capítulo 1 ~ Prologue ~

- Prologue -

21 Juin, solstice d'été. Malgré la nuit qui pointe le bout de son nez, il fait encore bon et la température est agréable. Un immense banquet parcourt la grande place du village et, au centre, un sublime foyer gît. Alors que ses confrères et ses consœurs festoient et dansent autour du feu pour célébrer la victoire de la lumière solaire, Gwenaëlle reste à l'écart et, souriante, applaudit dans ses mains en rythme. Elle aime observer les robes des femmes qui virevoltent, les hommes qui trinquent ensemble, les enfants qui se tiennent par la main dans une ronde joviale et la lumière des flammes qui fait danser les ombres au sol. Oui, elle aime ces moment-là, elle aime en être la spectatrice plus que l'actrice.

Gwenaëlle lève les yeux sur la cime des arbres entourant et protégeant le village. Ils sont colorés des tons orangés du coucher du soleil. C'est un magnifique spectacle que ses yeux bleus se régalent de contempler. De l'autre côté de ce mur vert, une fumée blanche s'élève vers le ciel : ce sont leurs voisins les romains avec qui les ententes ne sont pas des plus amicales. Gwenaëlle détourne le regard et se concentre sur la fête de son village. Parmi les silhouettes, une d'elle se détache particulièrement et s'approche en riant à gorge déployée.

Klervi, son frère, s'affale à côté d'elle sur le banc de bois. Il soupire avant de s'asseoir difficilement. Il regarde sa sœur avec un large sourire sous sa longue moustache blonde. Silencieusement, il boit une bonne rasade de vin avant de s'essuyer la bouche du revers de la main.

- Tu ne viens pas avec nous ? Demande-t-il d'une voix rauque.

- Non, répond-t-elle avec douceur. J'ai beaucoup dansé tout à l'heure et j'ai besoin de me reposer un peu les pieds.

Pour appuyer ses dires, elle lève son pied nu meurtri sous les yeux de Klervi. Un sourcil arqué, il le repousse et ricane.

- Quelle idée de danser pieds nus ! N'as-tu pas des chausses ?

- Je me sens mieux pieds nus, je sens tous les éléments que la nature nous offre.

Sur ses mots, elle parcourt la poussière de la terre avec un large sourire satisfait. Un frisson court sur sa peau sous sa longue robe bleue. Une mèche de cheveux rousse s'échappe de sa coiffe et chatouille sa joue. Elle sourit et rouvre les yeux pour observer son frère qui est tout aussi joyeux. Il pince l'épaule de sa cadette qui couine. Klervi se lève d'un bond et s'écrie :

- Mon verre est vide ! Il faut que j'aille le remplir avant de mourir de soif !

Sous le regard amusé de Gwenaëlle, il s'en va rejoindre le reste du village. La jeune femme d'une vingtaine d'années reste assise et observe tout le monde. Tant et si bien qu'un détail efface son sourire. Esrhas, le druide du village, s'éloigne des festivités furtivement. Gwenaëlle fronce les sourcils et le suit du regard encore un moment. C'est sans la moindre hésitation qu'elle se décide à le suivre. Il ouvre et passe la porte principale du village sans se retourner. Arrivée devant, la jeune femme contemple la joie qui se dégage du banquet. Personne ne remarque rien. Pourtant, jamais Esrhas n'avait quitté un banquet : la curiosité de la jeune femme est piquée. C'est silencieusement qu'elle se glisse entre les lourdes portes massives et se lance discrètement à sa poursuite, pieds nus.

Le druide marche une dizaine de minutes à travers les arbres suivit par Gwenaëlle qui reste discrète. Esrhas s'éloigne de plus en plus des sentiers battus et s'enfonce dans le cœur de la forêt. Régulièrement, Gwenaëlle regarde derrière elle pour se rappeler le chemin dans le cas elle se perdrait. Personne ne les suit et personne ne sait où ils se trouvent. Un peu plus loin, le camp des romains. Elle espère qu'ils resteront sages et ne viendront pas à leur rencontre. C'est le coeur battant et plein d'appréhension qu'elle suit le druide sans se poser de question sur sa destination finale.

Enfin, ils arrivent dans un espace vide. Un cercle immense où seul un chêne massif pousse au centre. Le druide, un vieil homme visiblement épuisé par sa marche, s'en approche avec sa large capuche toujours sur la tête. Gwenaëlle, quant à elle, se cache derrière un arbre et observe la scène. Esrhas lève les bras au ciel et prononce des paroles qu'elle ne peut pas entendre. Elle fronce les sourcils et tente de se concentrer sur sa voix chevrotante mais rien n'y fait : il ne parle pas assez fort. Elle tente de se rapprocher discrètement quand, soudain, le tronc du chêne se meut. Rapidement, elle s'accroupit et se cache tout en gardant les yeux rivés sur le druide et l'arbre immense.

L'écorce bouge et craque. Le tronc semble s'élargir et, pourtant, Esrhas est toujours imperturbable et continue ses incantations tout en s'agenouillant. Une fissure se forme et une lumière vive en jaillit. Gwenaëlle se détourne vivement et cache ses yeux douloureux. Elle ne s'attendait pas à une telle intensité. La jeune femme rousse reste immobile le temps de faire disparaître les lueurs agitées sous ses paupières closes. Après quelques instant, elle ouvre lentement les yeux. Quelques tâches lumineuses restent dans son champ de vision mais elles disparaissent rapidement. Elle se tourne lentement vers la scène et écarquille les yeux de surprise. La fissure est à présent une immense porte de laquelle une lumière intense s'échappe. Une sublime femme nue au visage doux sort d'un pas délicat et léger. Son ventre est rond, comme celui d'une femme enceinte, bleu et vert, comme la Terre. Un sein est d'or alors que l'autre est d'argent. Ses jambes sont d'eau avec des créatures marines qui les parcourent et, pourtant, elles la soutiennent. Sa chevelure de feuilles flottent au vent dans laquelle des animaux courent et chahutent. Elle est aussi grande que le chêne et, dans son dos, une branche la maintient encore à l'arbre. Gwenaëlle est abasourdie par une telle beauté et son cœur est au bord de l'explosion tant elle est excitée. Bien qu'elle aie une idée de qui peut être cette femme, elle ne veut pas s'avancer pour ne pas se faire de fausses joies.

- Bonsoir Esrhas, dit-elle.

Sa voix est douce, mélodieuse et résonne dans l'air. Gwenaëlle a l'impression d'entendre la voix d'une mère aimante et tendre avec ses enfants.

- Je suis là pour t'écouter, ô Dana.

- Dana ? Murmure Gwenaëlle surprise.

Elle met une main sur son cœur et un sourire étire ses lèvres. Dana est là, devant elle, bien réelle. Gwenaëlle cherche son souffle alors que les larmes lui montent aux yeux. Même dans ses rêves les plus fous, elle n'espérait pas la rencontrer un jour.

- Esrhas, toi qui est le plus sage, j'ai besoin de ton aide.

- Exige et j'exécuterai tes désirs comme des ordres.

- Je viens de rencontrer les Nornes, déesses de la destinée, Urd, Verdandi et Skuld. Elles m'ont fait part du destin des humains et du mien.

- Quel est-il ? Demande Esrhas.

- Les hommes ne croirons plus en nous, ils s'enfermeront dans le matériel et deviendront assoiffés de grandeurs démesurées et de pouvoirs. Ils vont me détruire et je ne pourrai plus le supporter. Aide-moi Esrhas et parle avec tes semblables. Sauve-moi avant qu'il ne soit trop tard.

Gwenaëlle sent ses jambes se dérober sous son poids. Elle se retient au tronc de l'arbre et prend de grandes inspirations. Ce n'est pas possible, elle ne veut pas croire ce qu'elle vient d'entendre. Son regard se perd au loin. Est-ce que les romains vont prendre le dessus ? Elle ne peut pas croire que les siens puissent être responsable de ce qu'il va arriver.

- Mais, ô grande Dana, tu sais que nous ne pouvons pas échapper au destin choisi par les Nornes. De plus, même si je parviens à avertir mon roi, les générations futures peuvent oublier mes mises en garde.

- Je le sais. C'est pour cette raison que je t'offre ceci.

Un chaudron d'argent sort à son tour de la porte formée au centre de l'arbre. La jeune femme rousse se penche alors pour l'observer briller dans la lumière. De sublimes décorations enrichissent les douze plaques d'argent qui forment le contour. Une treizième forme le fond. Délicatement, il vient se poser devant Esrhas. Le druide se penche en avant et le caresse du bout des doigts.

- Qu'est-ce ?

- Le chaudron de Gundestrup, outre le fait que personne ne le quitte la faim au ventre, il donne l'immortalité et la jeune éternelle à qui sait l'utiliser. Ainsi, les générations futures pourront être averties comme il se doit et jamais votre mise en garde ne sera oubliée.

- Votre ?

Le regard de Dana se braque en direction de Gwenaëlle. Surprise, elle hoquette et se cache derrière son tronc. Esrhas, à son tour, contemple la forêt sans rien y voir. Pourtant, il se lève en s'appuyant sur son bâton en gémissant. Soudain, sa voix retentit et donne la chair de poule à la jeune femme cachée.

- Gwenaëlle, n'as-tu pas fini d'espionner ? Qu'ai-je donc déjà dit ?

Prise sur le fait, elle sort de derrière son arbre et entre dans la lumière. Elle ricane, gênée, et les salue timidement. Le druide fronce les sourcils et secoue la tête.

- Que fais-tu ici ?

- Je vous ai vu partir de la fête druide, je ne voulais pas que vous soyez seul dans cette forêt dangereuse.

- Et toutes les fois où tu as espionné la formation des jeunes initiés ?

Gwenaëlle, n'ayant pas de réponse, hausse tout simplement les épaules comme une enfant.

- Voyons Esrhas, ne sois pas trop dur avec cette jeune femme, coupe Dana. Approche-toi donc Gwenaëlle, ajoute-t-elle en agitant le bras dans sa direction.

Les mains jointes dans le dos et la tête baissée, elle obéit. Esrhas la fixe intensément. Pourtant, il y a plus d'amusement dans son regard que de sermon. Le druide est connu et apprécié dans tout le village pour sa gentillesse et sa facilité de compréhension. Lentement, Gwenaëlle lève les yeux et contemple cette femme immense.

- Je compte sur toi pour aider Esrhas dans sa quête avant qu'il ne soit trop tard.

- Oui, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour exécuter correctement vos désirs, répond Gwenaëlle.

Un pincement au cœur prend la jeune femme.

- Tu seras celle qui saura utiliser correctement ce chaudron, informe-t-elle.

La déesse Mère les remercie et les salue avant de retourner dans l'arbre toujours d'un pas léger et gracieux. Sous le regard abasourdi de la jeune humaine qui ne pipe mot. Elle se sent à la fois honorée et déçue sans parvenir à mettre une raison précise à ses ressentiments. Comment saurait-elle utilisé cet objet ? Esrhas soupire et s'approche du chaudron pour le contempler. De ses doigts fins et défraîchis, il caresse les décorations en reliefs.

- Est-ce que tu sais comment on s'en sert ? Demande-t-il.

- Comment je saurai ?

Esrhas se tourne vers elle.

- Parce que Dana t'a choisi, c'est donc toi qui doit savoir comment l'utiliser.

- Mais elle ne m'a rien dit ! S'inquiète-t-elle.

Le druide secoue la tête et s'accroche fermement à son bâton avec les deux mains.

- Jeune fille, sache que certaines choses ne se transmettent pas d'une personne à une autre, d'un dieu à un humain, elles se ressent...

-ESRHAS !

Le druide n'a pas le temps de finir sa phrase qu'une flèche lui transperce le crâne. Un filet de sang ruisselle le long de son visage pour goutter sur son menton. Une tâche de sang écarlate tâche ses vêtements sous le regard effaré de Gwenaëlle. Les yeux exorbités, il titube et s'écroule bruyamment dans l'herbe. La jeune femme est pétrifiée d'effroi. Des cris se font entendre. Gwenaëlle lève les yeux et aperçoit une demi-douzaine de romains qui s'approchent d'elle. L'un d'eux se précipite sur elle et la saisit par les cheveux. La jeune femme pousse un cri de surprise. Elle tente de se défendre en donnant des coups de pieds en direction d'un nouvel assaillant. Ses gestes sont vains car elle ne touche personne et elle ne peut rivaliser contre plusieurs hommes.

- Dana, au secours ! S'écrie-t-elle.

Comme répondant à son appel, une racine s'élève du sol et balaie les romains les uns après les autres. Celui qui la tient d'une poigne de fer, la lâche et sort son épée pour se battre contre la nature. Brandissant son arme, il fait des mouvements dans les airs dans l'espoir de la toucher. Malheureusement pour lui, il ne voit pas la seconde racine surgir derrière lui et le soulever dans les airs avant de le faire tourner. Profitant que ces assaillants soient hors d'état, Gwenaëlle se lève vivement, attrape le chaudron comme elle le peut et court à travers la forêt sans se retourner. Elle ne sait pas où elle met les pieds et fonce en espérant échapper aux romains et retrouver son village. Dana compte sur elle pour la sauver.

Brusquement, elle s'écroule.

Le chaudron de Gundestrup roule et s'immobilise au pieds d'un homme armé : un campidoctores. Gwenaëlle se couche sur le flan. Elle suffoque et glisse une main sur sa poitrine. Une flèche transperce son poumon droit et le sang tâche sa belle robe bleue. Lorsqu'elle regarde le chemin d'où elle vient, des soldats, différents de ceux qui l'ont attaquée, s'approche d'elle en rythme. Celui qui dirige les opérations et aux pieds duquel trône le chaudron la fixe en silence. Malgré sa terrible envie de crier pour avertir les siens, Gwenaëlle garde le silence : elle cherche de l'air pour respirer. Son corps se vide de son sang mais, paradoxalement, elle sent son poumon s'emplir de son liquide chaud. Le campidoctores s'approche d'elle et lui parle mais elle ne comprend pas son dialecte. Elle se contente de le regarder, couchée au sol, alors qu'il répète sa question. Sans crier gare, des racines surgissent de nulle part et balaient de nouveaux les soldats. Ceux encore debout sortent leur arme et tentent de trancher la végétation qui les attaque. Grâce à ce sauvetage, Gwenaëlle puise le courage au fond d'elle pour se relever et tirer le chaudron aussi loin qu'elle le peut, laissant la nature la protéger.

Gwenaëlle retourne en direction du village. Elle s'efforce de se souvenir des images qu'elle a en tête pour s'assurer qu'elle ne se trompe pas de route. De temps en temps, elle titube et serre les dents face à la douleur. Elle perd beaucoup de sang mais elle continue. Elle trébuche, tousse mais se relève et tire l'objet offert par Dana derrière elle. La jeune femme tombe une nouvelle fois et, cette fois-ci, ne parvient pas à se relever. Elle tousse à en vomir. Elle caresse ses lèvres et observe ses doigts à la faible lumière de la lune. Certes, elle ne voit pas la couleur exacte mais elle comprend rapidement qu'il s'agit de sang. De son sang. La panique la prend et son cœur s'accélère. Les larmes lui montent aux yeux et forment des sillons parmi la terre qui couvre ses joues. Elle le sait, elle le sent que c'est sa dernière nuit. Gwenaëlle, les paupières mi-close, observe le chaudron à ses pieds.

Si c'est ma dernière nuit, autant la terminer en honorant la demande de Dana.

Elle serre les dents et rassemble ses dernières forces pour se redresser. C'est tremblante qu'elle parvient à serrer une plaque d'argent entre ses doigts. Après une nouvelle quinte de toux qui tâche ses mains, elle parvient à se mettre sur ses genoux avec de très grandes difficultés. Lentement, elle lève les yeux vers les branches des arbres maintenant plongées dans le noir.

-Dana, aide-moi s'il te plaît... J'ai besoin de toi, supplie-t-elle.

Sa vue se trouble et un vertige la prend. Elle ferme les yeux et pose sa main sur son front le temps de retrouver ses esprits. Lorsqu'elle ouvre les paupières, elle aperçoit le chaudron. En grognant de rage, elle parvient à se mettre debout. Elle titube mais continue de tirer le chaudron derrière elle. Des points noirs et blancs dansent devant son regard mais elle n'abandonne pas pour autant.

- Gwenaëlle ! Hurle Klervi à s'en arracher les poumons.

La jeune femme sursaute et fond en larme tellement elle est soulagée. Elle reconnaît la voix de son frère. Elle a envie de courir dans ses bras, lui raconter tout ce qu'il se passe, la mise en garde, la mort de Esrhas à cause des romains et lui demander de l'aide mais elle peine déjà à tenir debout. Malgré son poumon perforé et son absence de force, elle tente de prendre une grande inspiration pour crier mais seul un murmure sort de sa bouche. La jeune femme titube et, à bout de force, sombre dans les ténèbres.

Une torche à la main, Klervi s'aventure dans la forêt. Accompagné par des villageois qui sont venus porter mains fortes, il tente de retrouver sa sœur et le druide qui ne répondent pas à leurs appels. Klervi lève la torche au-dessus de sa tête et observe tout autour de lui. Il est fou de rage et d'inquiétude de ne rien trouver.

Soudain, un cerf s'arrête devant lui. Pendant quelques secondes, ils se contemplent en silence avant que Klervi appelle ses confrères à le rejoindre. Le cerf se retourne lentement et renifle dans une direction avant de s'y diriger. Klervi, écoutant son instinct, ordonne à ses confrères de le suivre et ils se lancent tous à la poursuite de l'animal. Ce n'est que lorsqu'il disparaît entre les arbres de la forêt qu'ils aperçoivent le corps inerte de Gwenaëlle couchée sur le flan dans un lit de fleur, la flèche transperçant toujours son poumon.

- Non, Gwenaëlle !

Klervi donne sa torche à son semblable et se précipite vers sa sœur, tremblant d'inquiétude. Il lui caresse tendrement le visage et s'assure qu'elle respire encore. Rapidement, il la prend dans ses bras et ordonne de retourner au village pour la soigner et, à son réveil, elle dira où se trouve Esrhas. Il la serre contre lui et, dans son oreille, lui murmure d'être forte et de tenir le coup. Il va prendre soin d'elle et il ira la venger. Tous font demi-tour dans l'espoir de la sauver sans savoir qu'elle ne passera pas la nuit. Tous font demi-tour sans voir le chaudron qui restera ici jusqu'à ce qu'on s'en empare.

Gwenaëlle emporte avec elle la mise en garde de Dana.

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