Les voies sinueuses du cœur

Les voies sinueuses du cœur

Jemima J P

5.0
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Chapitres

Franck et Anaïs sont des jumeaux, des adolescents extravertis, la tête pleine de rêves que la vie a séparés dans des conditions sinistres, les obligeant à vivre désormais avec des stigmates qu'ils gardent au plus profond de leurs cœurs. Leurs vies empruntent alors des chemins tortueux amenant l'un, amnésique à vivre sous la coupe de sa ravisseuse ; et l'autre, esseulée à s'efforcer de remplir un vide qui ne saurait être comblé. Entre indifférence, intolérance, jugements intrusifs, trahison, haine, loyauté et amour inconditionnel, découvrez le dénouement du parcours semé d'embuches qu'emprunte les vies de Franck et Anaïs Denao qui, se trouvent complètement bouleversées par l'influence de personnes dont les trajectoires se rencontrent, se nouent pour parfois se séparer des leurs.

Chapitre 1 souvenirs épars

La nuit progressait lentement, recouvrant de son manteau obscur la ville et sa périphérie. Alors que les boulevards et les rues de la capitale se vidaient peu à peu de ses habitants, plus ou moins pressés de regagner leur domicile respectif, hagard, un homme, Franck Denao, avançait sans véritable destination, se dandinant dans l'une des nombreuses ruelles d'Assiala.

Cela faisait un an, jour pour jour qu'Anaïs et lui s'étaient retrouvés, un an qu'ils essayaient avec beaucoup d'efforts et une réelle envie de part et d'autre de reconstruire une relation qui avait été brisée depuis plus d'une dizaine d'années auparavant dans des circonstances très difficiles et douloureuses. La date anniversaire de ces retrouvailles était tombée en début de la première semaine du mois d'octobre. Pour marquer le coup, ils avaient décidé d'un commun accord de célébrer l'évènement en intimité autour d'un diner avec seulement les personnes qui leur étaient proches. Avec sa femme, Franck avait alors donné rendez-vous à Anaïs et à Léandre dans l'un de leurs restaurants préférés. L'établissement était situé en face de l'Hôpital Central, le plus grand hôpital de la capitale. C'était l'endroit où Franck et Anaïs s'étaient retrouvés par le plus grand des hasards et où depuis lors, ils avaient l'habitude de se voir pour passer du temps ensemble.

Ce jour-là, la soirée s'annonçait plus douce, plus fraiche qu'avait été la journée toute entière à Assiala qui, malgré la petite saison des pluies caractéristique du mois d'octobre, avait été soumise à un soleil de plomb. Comme à leur habitude, ils avaient choisi une table près de la baie vitrée du restaurant qui, ce soir-là n'était pas bondé. Invité à la dernière minute par la sœur de Franck, sous l'insistance de ce dernier, un ami proche du quatuor, Frédéric, les avait rejoints.

Au cours de ce diner anniversaire, tous passaient un moment dont la convivialité leur avait fait oublier le temps qui passait. Alors qu'ils finissaient de diner et attendaient l'addition, ils avaient été absorbés par la causerie dans laquelle ils s'étaient engagés et ne prêtaient pas véritablement attention à ce qui passait autour d'eux. Entre les éclats de rire et les petites blagues sur des situations gênantes survenues au cours de la journée, transportés par l'enthousiasme du moment, ni Franck, ni aucun autre de ses convives ne vît malheureusement le camion à benne basculante de transport de sable qui leur fonçait droit dessus à une vitesse folle.

Alertés, mais bien trop tard par le cri d'effroi du serveur qui leur apportait l'addition et qui s'était figé sur place, les yeux écarquillés, tous tournèrent la tête suivant la direction du regard de ce dernier dont l'expression de terreur annonçait le drame imminent. Ni Franck, ni les quatre autres personnes encore attablées avec lui n'eurent pas le temps de réagir. Aucune personne dans le restaurant n'eut d'ailleurs le temps de réagir alors que le camion, hors de contrôle, s'encastrait dans le bâtiment dans un fracas assourdissant de tôle froissé et de vitres brisées. Il était bien trop tard pour que quiconque ne puisse réagir et se mettre à l'abri pendant que le camion poursuivait son chemin jusqu'au mur du fond du restaurant qui avait réussi à stopper la course folle du véhicule.

Une fois sorti de sa torpeur, la première chose que vît Franck fut la vision d'horreur du corps inanimé de sa compagne, légèrement recouverte de terre provenant de la cargaison du véhicule. Celle-ci baignait dans son sang, étendu dans les débris de verre répandus un peu partout sur le sol marbré. Cette scène épouvantable fît remonter de manière violente des flashes de souvenirs tout aussi sanglants que le drame qui venait de se produire dans le restaurant. Un instant plutôt, Franck passait un agréable moment en compagnie de ses proches et l'instant d'après, il se retrouvait une fois de plus en enfer. Le choc émotionnel fut si brutal chez ce dernier que son esprit s'effondra littéralement.

Comme posséder par une force indicible ayant pris le contrôle de son esprit et de ses mouvements, le poussant à s'échapper loin du drame qui venait de se produire ; Franck avait quitté le restaurant et avançait droit devant lui, tel un pantin désarticulé. Dans sa fuite incontrôlée, il s'était engagé sur l'immense boulevard qui séparait le restaurant de l'hôpital. Alors qu'il progressait zigzagant entre les voitures tel un homme ivre, ni Les coups de klaxons, ni les grincements de pneus sur l'asphalte et encore moins la virulence des chauffeurs qui s'étaient vu obligés d'effectuer de brusques manœuvres afin de l'éviter ne le firent revenir à ses sens. Sans même qu'il ne s'en rendre compte, il avait traversé l'immense boulevard et avançait toujours, malgré le chaos qu'il avait laissé derrière lui et celui qu'il était en train de créer sur le boulevard. Tout lui revenait en mémoire, la somme indénombrable de tout ce qu'il avait perdu, tout ce qu'il avait eu à subi, ses joies éphémères mais surtout ses douleurs, ses peines, les trahisons dont il avait été victimes, la disparition de certaines personnes qui lui avaient été proche et pour lesquels il s'était pris d'une profonde affection.

Tandis qu'il continuait toujours d'avancer, se voûtant chaque pas un peu plus sous le poids de ses pensées opprimées par le souvenir du drame qui venait de se produire et des tragédies consécutives qu'il avait eu à endurer toute sa vie durant, le temps qui s'était beaucoup rafraichi au début de cette soirée qui s'annonçait festive dégrada subitement. La douce caresse de la légère brise nocturne avait fait place aux hurlements saccadés du vent qui précéda le déchainement d'une pluie torrentielle qui s'abattît sur Assiala comme pour exorciser l'esprit tourmenté de Franck Denao.

Les tourments de ce dernier ne s'en trouvaient malheureusement qu'intensifiés sous ce déluge. Le déferlement des souvenirs qu'il gardait au plus profond de son cœur, ceux qu'il croyait avoir oublié, ceux dont il avait perdu souvenance et pensait ne plus pouvoir retrouver refaisaient tous simultanément surface, inondant son esprit d'un flot constant d'images, de sons et de bribes de conversations.

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Avertissement : Ce livre contient un grand nombre de scènes très intenses réservées aux adultes ! "Regarde dans quel état tu es, ma petite louve", sa voix était basse et menaçante, comme du papier de verre frottant sur ma sensibilité. "Tu es devenue si humide juste à cause de ça ?" Puis il déposa un baiser ferme sur mes jointures. Merde ! Sa langue rugueuse glissait sur mes os fins de doigts, goûtant la sueur salée et la peur sur ma peau. Un frisson violent traversa tout mon corps. Un gémissement incontrôlable s'échappa de mes lèvres. "Ah. Sébastien." Je sentis mes cuisses se frotter l'une contre l'autre, ce satané réflexe trahissant qui serrait mon sexe si fort que je manquais de peu de jouir. Oui, c'est ça, pauvre petite folle désespérée. Je me maudissais dans ma tête. Il retourna ma main, son pouce appuyant avec force-presque douloureusement-sur la peau sensible à l'intérieur de mon poignet. Mon pouls battait là sous sa paume comme s'il devenait fou. "Ça bat si fort", murmura-t-il, son souffle chaud contre ma peau, "est-ce que ça bat pour moi, Séraphina ? Dis-le-moi." Puis il prit un de mes doigts dans sa foutue bouche chaude et humide. Oh mon Dieu. Sa langue rugueuse tourbillonnait, frottait, raclait la peau de mon doigt, une salive chaude imbibant chaque centimètre. Ses yeux ne me quittaient pas, me fixant comme une bête verrouillant sa proie. Il a d'abord sucé doucement, puis soudainement avec force. Quel rythme... Mon dieu, il baisait mon doigt avec sa bouche. "C'est ce que tu veux, Séraphina ? Utiliser ton doigt pour baiser ma bouche ?" Il relâcha mon doigt avec un bruit obscène, comprenant exactement mes pensées. "Imagine que c'est ma queue. Ça te plaît, ma petite louve impure ?" Mon dos s'arqua de manière incontrôlable, comme la pire des catins silencieusement invitante. Un gémissement brisé et honteux s'échappa de ma gorge. "Oui... tellement bon..." Mon parfum s'épaissit, une chaleur florale sauvage et un désir envahissant l'air, avalant les derniers lambeaux de ma raison. Je pouvais sentir sa maîtrise terrifiante craquer. Il voulait m'entendre gémir son nom à l'extase. Il voulait s'enfouir en moi jusqu'à ce que je ne ressente plus que ses coups violents. Il passa à mon majeur, lui accordant la même attention obscène et minutieuse. Sa langue tournoya sournoisement à la base, puis s'enfonça profondément, suçant avec force comme s'il goûtait le miel le plus doux. Merde ! Mes hanches se soulevèrent sans contrôle. Mon autre main s'enfonça dans le tapis, les jointures blanches, la vision se dissolvant dans la tempête de désir qui m'engloutissait entièrement. "J'ai besoin de toi... de remplir ma chatte, Sébastien." -- J'ai grandi en tant qu'humaine dans une meute de loups, mais ironiquement, je suis devenue la compagne de l'Alpha de la meute. Je pensais que j'allais parfaitement m'intégrer dans le monde des loups-jusqu'au jour où j'ai surpris mon compagnon Alpha en train de s'emberlificoter avec une autre louve sur le siège arrière d'une voiture. Avec des mains tremblantes, je l'ai piégé pour qu'il signe les papiers du divorce-jurant silencieusement de me venger. Mais ils ne se sont pas arrêtés. Sa mère a envoyé des brutes pour me détruire. Sa maîtresse a tenté de m'effacer. Même mes collègues voulaient se servir de moi. Cette nuit-là, j'ai failli perdre la vie. Jusqu'à ce que l'Alpha Sébastien me trouve-froid, impitoyable, incomparable. Il disait ne pas avoir besoin de compagne. Mais il me protégeait comme une compagne. Me touchait comme une compagne. Me regardait comme une compagne, comme si je lui appartenais déjà. J'ai essayé de résister à son approche. Je ne voulais pas refaire la même erreur deux fois. Les loups n'accepteraient jamais une compagne humaine. Mais chaque fois qu'il s'approchait de moi, chaque fois que ces mains brûlantes me cherchaient, j'avais toujours faim de lui-j'en voulais plus-cependant, j'avais fini avec les promesses. Jusqu'à ce que je découvre que mon passé n'était pas du tout simple-et que Sébastien avait ses propres raisons de s'approcher de moi -

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