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ELAINE

5 Livres Publiés

Livres et Histoires de ELAINE

Un Destin Douloureux, Un Amour Fort

Un Destin Douloureux, Un Amour Fort

Jeunesse
5.0
Manon Dubois était cette énigme ambulante, une lycéenne qui portait des vêtements usés mais parlait de jets privés et de réceptions d'ambassadeurs suédois. Assise à côté de moi en cours de français, elle lançait avec une désinvolture feinte : « L'université ? Oh, mon père a déjà tout arrangé avec le doyen de la Sorbonne. C'est juste une formalité. » Ce mensonge, insulte directe à notre labeur, a glacé l'atmosphère, et ma colère a explosé : « Arrête tes bêtises, Manon. Tout le monde sait que tu mens. » Un masque de supériorité s' est brisé, laissant apparaître une douleur si vive, si profonde, que je l'ai regretté instantanément : « Tes parents, au moins, ils existent. » C'était méchant, gratuit. Et la douleur a cédé la place à une fureur blanche, suivie d'un claquement. Sa main sur ma joue. Le lendemain, la culpabilité me rongeait. Je l'ai aperçue dans les toilettes, lavant à la main son unique polo blanc, un spectacle d'une tristesse infinie. Mon offre d' aide, un sweat-shirt propre, a été rejetée avec mépris : « Je n'ai pas besoin de ta pitié. J'ai plein de vêtements de marque, pas tes trucs bas de gamme. » Puis, au conseil de classe, elle a affirmé que ses parents étaient « rappelés d'urgence à l'ambassade de France à Washington », nous laissant tous sidérés. Plus tard, la proviseur a annoncé que Manon recevait une bourse d' études pour les élèves méritants en difficulté financière. Les mensonges de Manon l' avaient piégée. La foule s'est déchaînée, la jugeant sur ses propres affabulations. Les accusations de favoritisme fusaient, exacerbées par des récits de sacrifice de la part d'autres élèves. Poussée à bout, elle a rétorqué, la voix brisée : « Je refuse votre aumône ! Je n'en ai pas besoin ! Gardez-la pour les vrais pauvres ! » Je suis alors intervenue, folle de rage de la voir se détruire : « Arrête de mentir ! Dis-leur la vérité ! Dis-leur pour tes vêtements ! Dis-leur que tu n'as rien ! » Son visage s'est décomposé, trahi. Elle a hurlé, vidant des années de douleur : « Tes parents, au moins, ils sont là pour toi ! Ils ne sont pas allés se faire tuer bêtement pour des inconnus ! » Ces mots, un venin, ont anéanti ma raison. Folle de rage, je l'ai poussée, violemment. Elle est tombée. La violence physique avait éclaté. Après notre suspension, Manon a réaffirmé, à des élèves plus jeunes, qu'elle avait refusé la bourse pour un stage à l'ONU. La spirale du mensonge continuait. Mais le coup de grâce fut les résultats du baccalauréat. Manon, mention Très Bien, avec un bonus de 20 points. Elle a jubilé : « Un petit coup de pouce du ministère des Affaires étrangères. Mes parents tiennent toujours leurs promesses. » La salle s'est transformée en arène hostile. Je me suis sentie mal. Comment un tel bonus était-il possible ? Le soir, j'ai surpris Manon et le proviseur. Elle implorait : « Vous devez les enlever. » Ces vingt points, elle n' en voulait pas. « C'est une mesure nationale », répétait le proviseur. « C'est un hommage. » « Charité posthume », balbutiait Manon. Le mot m' a glacée. Elle se battait pour retirer ces points, tout en narguant le monde. Un mensonge pour en cacher un autre. L' affaire a explosé en ligne. #BacCorrompu est devenu viral. Les insultes fusaient, des photos d'elle circulaient. Elle était lapidée publiquement. Manon avait disparu. Son numéro résilié, ses profils désactivés. Elle était seule face à cette haine. Il fallait que je la retrouve. Le proviseur, accablé, m' a donné son adresse. Une cité. Loin. Très loin. Là-bas, une voisine m'a tout dit. Ses parents n' étaient pas diplomates, mais policiers. Morts en service. Il y a dix ans. Elle les haïssait de l'avoir laissée seule, les détestait d'avoir choisi leur travail plutôt qu'elle. Tout s'expliquait. La voisine m' a donné une autre adresse. Un mémorial. Le seul lieu où elle trouvait la paix. C'est là que je l'ai trouvée, assise devant un mur de granit noir, où étaient gravés des centaines de noms. Parmi eux, JEAN-PIERRE DUBOIS, ISABELLE DUBOIS. Manon a avoué. Ses parents étaient morts. Assassinés en service, des héros qui avaient démantelé un grand trafic de drogue. Ce bonus de 20 points, c' était la reconnaissance des « pupilles de la Nation », le prix de leur sacrifice. « Vingt points en échange de leur vie. » Elle a éclaté en sanglots, une douleur indicible jaillissant d'elle. Je l'ai serrée dans mes bras, au pied de ce mur froid. Au milieu de cette tempête médiatique, le commissaire Bernard, un collègue de ses parents, a organisé une conférence de presse. Il a rétabli la vérité. Il a raconté l'héroïsme de Jean-Pierre et Isabelle Dubois, morts en mission. « Ils ne sont pas morts bêtement. Ils sont morts en héros. » Il a expliqué la nature du bonus : « la plus haute marque de reconnaissance de la Nation envers les enfants de ses serviteurs morts pour la France. Ce n'est pas un cadeau. C'est le prix du sang. » L'opinion s'est inversée. La haine a cédé la place à la honte, puis à l'admiration. Manon était libérée. Quelques semaines plus tard, Manon n'a pas accepté l'admission à la Sorbonne. Elle a choisi les officiers de police nationale. Pour vivre. Pour que leur sacrifice ait un sens. Elle était Manon Dubois. Fille de Jean-Pierre et Isabelle Dubois. Et pour la première fois de sa vie, elle en était fière.
L'Abîme de la Trahison

L'Abîme de la Trahison

Sci-Fi
5.0
Le vertige m'a frappée, non pas celui du labyrinthe de miroirs, mais celui, plus grand, de la trahison. Une seconde avant, j'étais encore une participante, mais l'instant d'après, mon "ami" Marc m'avait poussée dans le piège, m'envoyant, seule et sans prévenir, dans un vide abyssal. Le sol s'est dérobé sous mes pieds, la lumière a cessé, le silence m'a aspirée. Je me suis retrouvée dans le noir absolu, mon corps basculant, mon souffle court, ne sachant plus distinguer le haut du bas. Les jours se sont transformés en semaines dans ce vide, chaque battement de mon cœur résonnant de la douleur brûlante de cette trahison inattendue. Puis, une voix métallique, celle de l'Organisateur du Jeu, a brisé le silence, m'annonçant la prochaine épreuve. "Élimination immédiate" si je refusais de participer, un euphémisme pour la mort qui nous guettait tous. Le sommeil était un luxe que seuls les "gagnants" pouvaient s'offrir, et ce jeu me broyait, me recrachant encore et encore. Mon numéro, 4, avait disparu, remplacé par un lumineux 7 gravé sur ma peau, un chiffre anodin qui pourtant, me glaçait le sang. Qu'est-ce que cela signifiait ? Qui tirait les ficelles de nos vies comme des marionnettes ? La lumière m'a aveuglée, le monde a de nouveau basculé. J'étais plongée dans l'horreur d'une nouvelle épreuve, forcée de survivre aux caprices d'une entité invisible. Je devais comprendre, je devais me battre, et cette fois, plus question d'être seule.
Paix Retrouvée, Puissance Acquise

Paix Retrouvée, Puissance Acquise

Xuanhuan
5.0
Je me suis réveillée avec une douleur lancinante dans le dos, la lumière du soleil filtrant à travers les rideaux de soie, mais dans ma tête, c\'était l'enfer. Le souvenir du froid glaçant et du sang qui s'écoulait, emportant mon enfant et ma vie. Et surtout, le visage de Mireille, ma demi-sœur, aux côtés d'Antoine, mon mari, leurs regards emplis de triomphe et de mépris. « Tu ne comprends donc pas, Jeanne ? Toi et ton enfant, vous bloquez mon chemin. » Ces mots résonnaient encore, empoisonnant mon esprit, alors même que je me trouvais, miraculeusement, vivante, dans un lit chaud et confortable. Le docteur a souri : « Félicitations, Madame Leclerc, vous êtes enceinte. » C'était ce jour. Le début de la fin. Ou le commencement d'une seconde chance. La terreur de mes souvenirs se mêlait à un espoir fou. Mes larmes coulaient, non pas de joie, mais d' une rage étouffée et d' une douleur indicible. Antoine est entré, son sourire rayonnant, un bonheur parfaitement joué. Il s'est précipité, exprimant sa joie pour l'héritier à venir, ignorant le monstre qu'il était devenu à mes yeux. Un pion dans son jeu d'ambition. J'ai forcé un sourire tremblant, l'épouse comblée incapable de voir au-delà des apparences. Il pensait me manipuler, me croyait soumise, mais il manquait ce qui allait être sa chute. Pourquoi étais-je revenue, déchirée entre la mémoire de leur trahison et cette nouvelle réalité ? Pourquoi ce destin s'acharnait-il à me ramener à l' instant de ma plus grande trahison ? Cette injustice criante me tordait les entrailles. Comment cette vie pouvait-elle me donner une seconde chance quand la première avait été si brutalement arrachée ? Tout se déroulait comme dans l'ancienne vie, mais quelque chose avait changé. Un plan a commencé à germer dans mon esprit, froid et précis, né des cendres de ma vie passée. Cette fois, je ne les séparerais pas. Au contraire, je les pousserais l'un vers l'autre, car l'inaccessible est toujours un idéal. Une fois obtenu, le désir s'éteint souvent. Je leur donnerais la scène, et je regarderais le spectacle de leur propre destruction.
Chloé : L'Éclat d'une Vie Reconstruite

Chloé : L'Éclat d'une Vie Reconstruite

Moderne
5.0
Le soleil brillait sur Paris, mon fiancé Étienne m'attendait, et mes résultats d'examen médical allaient confirmer ma santé parfaite avant le Concours National de la Pâtisserie. Tout était si parfait. Mais en ouvrant mon dossier, son sourire s'est figé. Puis, ses yeux pleins de dégoût m'ont ordonné de tout détruire : mes rêves, mes recettes, mon existence. Quelques heures plus tard, traînée en pleurs dans la cave à vin familiale, j'ai vu mon sanctuaire, ma cuisine, saccagé. J'ai senti une douleur atroce dans mon ventre et mon père détourner le regard, tandis qu'Étienne restait froid et vide. Je me suis réveillée. C'était le même matin. Le même soleil, la même promesse de bonheur. Ce n'était pas un cauchemar, c'était un avertissement. Cette fois, j'ai arraché le dossier médical avant qu'Étienne ne le voit. Mais il était avocat, et d'un baiser trompeur, il l'a récupéré. Quand son visage s'est glacé à nouveau, j'ai hurlé, attiré la foule et la police. Au poste, le policier a pointé une ligne dans le rapport : un marqueur génétique. Ce n'était pas une maladie. Le bébé que je portais… était de mon frère. Mes parents et Étienne sont arrivés, leur regard terrifié a confirmé que je savais. Dehors, ma mère m'a traitée de "salope", mon père silencieux me condamnait. Étienne voulait me faire "disparaître". Alors qu'ils me forçaient dans la voiture, une journaliste, Sophie, est apparue. Elle a tout photographié. Le lendemain, les médias ont tordu la vérité. J'étais devenue la "salope incestueuse", un monstre accusé de ruiner l'honneur de la France. Le soutien s'est transformé en insultes, ma réputation était détruite. J'avais tout perdu. Mon rêve, ma famille, mon honneur. La honte m'a submergée. Mais Sophie m'a dit : "Ils veulent te briser. La seule façon de les combattre, c'est avec toute la vérité." La vérité qui révèlerait que j'avais été violée par mon propre frère, et que ma famille avait caché ce crime, me sacrifiant pour protéger leur secret. Alors, j'ai allumé la caméra.