Juste 5ans , pour t'oublier
signalent qu'il est là. Il entre, vêtu d'un complet en Bazin malien, son sourire aussi large que le mien. Nous échangeons des poignées de main chaleureuses avant qu'il ne prenn
ma tête. Son offre est plus qu'alléchante. Nos deux entreprises sont puissantes chacune sur son territoire. Les LONGUTI dominent en Afrique du Sud grâce à leur mine de diamant et leur sens des affaires, tandis que moi, Olami, grâce à mes acquisitions immobilières et mes grands magasins, nous faisons la paire. Le marché qu'il propose est clair : devenir partenaires. Les Longuti pourraient s'implanter à l'ouest tout comme les Olami au sud, un gain de territoire considérable. - Mon ami, je lui dis, ce que tu proposes est vraiment énorme à digérer. - Moi non plus, je ne sais pas d'où m'est venue cette idée. - Es-tu sûr de ne pas avoir une calebasse magique dans ta chambre ? - Peut-être que je m'en ferai une dans ton pays avant de redescendre au sud. Il paraît que vous produisez les meilleures. Nous échangeons un sourire et trinquons à nouveau, nos verres à moitié vides, signe que nous sommes en accord. Nous avons toujours été sur la même longueur d'onde lorsque nos intérêts se rejoignent. - Que pensent tes fils et tes vassaux de cette idée ? À ma question, il se gratte la tête. Je me prends la tête entre les mains ; il ne l'a dit à personne, le voilà, l'enfoiré. - Comment peux-tu me lâcher une telle bombe sans... - J'en ai parlé à un de mes fils et à mon bras droit... ils sont encore sous le choc, aucune réponse de leur part pour l'instant. - À quel fils en as-tu parlé ? demande-je perplexe. - Au second, dit-il d'une voix basse, car ce n'est pas lui le successeur légitime. - Tu viens de me faire saliver pour rien. Ton projet ne pourra pas se concrétiser. - Ousmane, ne sois pas si pessimiste, je vais y arriver. Je retourne à Johannesburg cet après-midi et demain,