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Bêafrîka

Chapitre 4 No.4

Nombre de mots : 1596    |    Mis à jour : 13/12/2021

pit

abl

novemb

couverte. Nous savourions aussi notre réussite. J'étais expatriéet avais obtenu ce poste, comme à l'habitude, quand je l'avais voulu et comme à chaque fois, en forçant un peu mon destin. Mais n'était-ce pas justement ce qui constitua

il institutionnel à l'aéroport que l'ambassade de France ignorait tout de notre arrivée –, Jeanne n'était pas mécontente de cette inversion des rôles. Elle avait un travail en Afrique, demain nous étions invités à déjeuner chez son proviseur et quelques heures plus tard elle ferait sa rentrée. Je n'avais en main qu'un c

e, exubérant et décati. Nous fûmes accompagnés par Chantal jusqu'à la réception où nous apprîmes que notre chambre avait été réservée et prise en charge par le Proviseur du Lycée. Nous prîm

oussé à son extrémité, le teint piqueté de taches de rousseur comme en portent les peaux blanches fréquentant un peu trop le soleil, c'était une brune à la peau claire et aux yeux bleus et l'on ne voyait qu'eux dès le premier abord. Ses cheveux coupés très courts portaient déjà, quand nous arrivâmes à Bangui, quelques cheveux blancs qu'elle ne dissimulait pas. Une très légère malocclusion dentaire rendait son sourire énigm

barman-réceptionniste de l'hôtel, nous décidâmes de sortir à pied et d

t d'avion, comme nous l'avons fait à Sanaa, à Alger

serons pas ce pays par la peur,

aux deux petits lits jumeaux en bois

mosquée de Djenné et parcouru la démesure du désert du « Rub al Khali » avant d'atteindre, le long de la frontière de l'Arabie Saoudite, depuis Saada, le Yémen du Sud. Nous avions appris à voyager, à ne pas heurter les populations que nous rencontrions et surtout à esquiver les arnaqueurs de tous poils en n

ond du bleu délavé du ciel équatorial. Les rues, encadrées de maisons des années 60 et de petits immeubles un peu plus récents mais déjà dévorés par une lèpre humide, accueillaient de place en place les échoppes des vendeurs d

autant de la gymnastique artistique que du maintien de l'ordre. Une poussière rouge, parfois sédimentée en croûte, recouvrait la ville et de profondes ornières de boue rappelaient que la saison des pluies n'était pas tout à fait terminée. Les maisons coloniales, qui formaient l'essentiel du noyau urbain,

uelle puis s'écarte très vite de la ville. Ce fleuve-frontière n'est pas ou très peu une voie marchande. Cinq kilomètres en aval, l'on pouvait, nous dit un pêcheur, voire de temps à autre les Peuls venus du Tchad faire monter sur une barge des bovins en partance pour les abattoirs de Kinshasa. Poussés par le courant de l'Oubangui, ils rejoignaient l

our beaucoup de l'emploi de bois exotiques. Des massacres d'antilopes de toutes espèces s'alignaient au-dessus des boiseries, une paire d'immenses défenses en bois sculpté encadrait le bar et deux solides ventilateurs brassaient l'

rivée pour l'instant réussie. La fatigue du voyage, l'inconfort des lits jumeaux furent des prétextes plus que suffisants pour éviter la banalité d'ébats devenus routiniers, chacun sentant confusément que nous étions sur un

hés l'un à l'autre comme des éperdus ? Peut-être était-ce justement cet échec qui nous soudait en permettant à Jeanne de conserver sur moi l'avantage qu'a toujours l'accusateur tandis que je cristallisais sur sa s

idéal à l'amour sans une ombre. Jeanne et Pierreen était devenu, d

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Bêafrîka
Bêafrîka
“En 1993, Jeanne et Pierre ont vingt ans de mariage et un peu plus de vie commune lorsqu'ils décident de partir en Afrique. Pierre obtient un poste de coopérant à Bangui. La Centrafrique connaît alors les premiers soubresauts de ce qui mènera à l'explosion de 1996, à la guerre civile et à l'intervention militaire française. Pierre décrit à la première personne ces années passées au cœur de l'Afrique (Bêafrîka en Sangho).Du fait des violences qu'ils y subiront, des drames dont ils seront les témoins et des liens qu'ils tisseront, ces quatre années bouleverseront leurs vies. Pierre continuant à jouer sa vie au service de la Françafrique tandis que chaque nouvelle menace fragilise Jeanne. Pierre, loyal jusqu'au bout à une administration qui exige de lui chaque jour un peu plus, s'interroge sur ce à quoi il accepte de collaborer. Une question lancinante traverse ce roman : comment conjuguer déterminisme et responsabilité ? À PROPOS DE L'AUTEUR Après des années consacrées à l'éducation en Afrique, au service de plusieurs pays, parfois en situation de crise, Denis Lacouture pilota, à Dakar, un projet d'amélioration de la qualité du français. Ce projet lui permit de travailler avec les plus grands auteurs sénégalais et français. Il comprit alors que c'est par l'écriture qu'il pourrait, à son tour, fort de ce qu'il avait vécu, susciter, dans un moment de partage, émotion et réflexion chez les lecteurs.”
1 Chapitre 1 No.12 Chapitre 2 No.23 Chapitre 3 No.34 Chapitre 4 No.45 Chapitre 5 No.56 Chapitre 6 No.67 Chapitre 7 No.78 Chapitre 8 No.89 Chapitre 9 No.910 Chapitre 10 No.1011 Chapitre 11 No.1112 Chapitre 12 No.1213 Chapitre 13 No.1314 Chapitre 14 No.1415 Chapitre 15 No.1516 Chapitre 16 No.1617 Chapitre 17 No.1718 Chapitre 18 No.1819 Chapitre 19 No.1920 Chapitre 20 No.2021 Chapitre 21 No.2122 Chapitre 22 No.2223 Chapitre 23 No.2324 Chapitre 24 No.2425 Chapitre 25 No.2526 Chapitre 26 No.2627 Chapitre 27 No.2728 Chapitre 28 No.2829 Chapitre 29 No.2930 Chapitre 30 No.3031 Chapitre 31 No.3132 Chapitre 32 No.3233 Chapitre 33 No.3334 Chapitre 34 No.3435 Chapitre 35 No.3536 Chapitre 36 No.3637 Chapitre 37 No.3738 Chapitre 38 No.3839 Chapitre 39 No.39