“Pour obliger mon mari à signer les papiers du divorce, j'ai dû presser une lame contre ma propre gorge. Jusqu'au sang. Il hésitait. Pas par amour, non. Il voulait éviter le scandale. Pourtant, il venait de voir sa maîtresse me pousser dans les escaliers, tuant notre enfant à naître. Alors que je gisais sur le sol, perdant mon sang, Cédric n'a pas appelé les secours. Il l'a consolée, elle. Parce qu'elle avait "peur". Je suis partie avec une cicatrice irrégulière et une âme en miettes, les laissant à leur bonheur volé. Cinq ans plus tard, lors d'une soirée, le jeu "Je n'ai jamais" a fait voler en éclats le passé. Cédric m'a regardée avec des yeux hantés, ignorant sa femme actuelle, Béa, et a chuchoté : "J'ai fait une erreur. Je veux que tu reviennes." Béa a pété les plombs. Elle a hurlé que j'étais une briseuse de ménage et a essayé de m'attaquer à nouveau, folle de jalousie. Mais cette fois, je n'étais plus la victime. Je me suis tournée vers mon beau voisin, Damien, et j'ai claqué la porte au nez de Cédric et de ses supplications. Le lendemain matin, un titre a flashé sur mon téléphone : "Le magnat de la Tech Cédric Beaumont poignardé à mort par sa femme au commissariat." J'ai effleuré la cicatrice sur mon cou et j'ai enfin souri. Le karma n'a pas frappé à la porte. Il l'a défoncée.”