“Pendant huit ans, j'ai tout sacrifié pour protéger mon fils de son allergie mortelle aux arachides. Cela signifiait trois mois d'une solitude écrasante chaque hiver, pendant que lui et son père, Marc, vivaient dans une « zone sans allergènes » séparée. J'appelais ça la solitude ; mes médecins appelaient ça une dépression saisonnière. Mais cette allergie était un mensonge. Je les ai surpris à travers la porte de l'appartement – Marc, mon fils Léo, et Manon, son amour de lycée. Ils donnaient exprès son allergène à mon fils. « Juste un peu, pour que l'allergie reste bien présente », lui expliquait Marc. C'était leur ticket d'entrée pour une vie secrète. Quand Léo a été hospitalisé plus tard pour une réaction, il a pleuré pour Manon, pas pour moi. « Maman est tout le temps triste », a-t-il gémi, alors qu'elle se précipitait pour jouer les héroïnes. Puis j'ai découvert que les pilules que Marc me donnait pour ma « dépression » étaient en réalité de puissants sédatifs. Il ne se contentait pas de mentir ; il me droguait pour me garder docile et confuse. Le coup de grâce fut notre certificat de mariage – un faux sans aucune valeur. Il avait bâti tout mon univers sur un château de mensonges. Alors je suis partie, le laissant dans le chaos qu'il avait semé, prête à reprendre la vie qu'il m'avait volée.”