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Son cœur muet, sa trahison ardente

Chapitre 4 

Nombre de mots : 1415    |    Mis à jour : 13/11/2025

s'était installée dans mes os. Chaque mouvement était un nouveau supplice. J'étais allongée sur un lit de camp rudimentaire, enveloppée

nt le ciel nocturne d'éclats de couleur éphémères. Une musique lointaine, forte

rdi, détaché de l'agonie de mon corps, des blessures fraîc

he amidonnée, une cravate en soie. Le marié parfait. La vue a été un nouveau coup de poignard dans mon cœur déjà bri

vement tendue vers lui, un appel désespéré et

anche. « Fais attention, Alix », a-t-il marmonné, la voix tendue. « Ce

d'enfance qu'il me chuchotait autrefois. J'ai compris. J'étais un risque

ssandra. Pour son père. C'était le seul moyen d'éviter pire. Pour te protéger, même si tu ne comprends pas. » Sa voix était tendue, comme si les m

urer. Il ne servait à rien de discuter, à rien de se battre. Le vieux Basti

bouclier. Où il défendait farouchement mon caractère, ma valeur, à quiconque osait le remettre en question. « Elle a un cœur en or », avait-i

le froid. C'était la froideur insidieuse de la trahison, le froid jusqu'à l'os du désespoir total. Je me suis serrée fort dans me

i ne va pas, Alix ? » a-t-il demandé, sa voix teintée

table à côté de mon lit. « Mange », a-t-il ordon

aiguë et impérieuse, a résonné de l'extérieu

oi et la porte. Le choix était clair. Le

nverrai quelqu'un voir comment tu vas plus tard », a-t-i

nts mécaniques, dépourvus de faim ou de goût. Le liquide fade a

la pièce. Âcre. Fumée. J'

eur orange. Une vacillation. Puis un panache d

ent. Ma chambre. Mon mond

ant tout ce que je possédais en cendres. La chaleur m'oppressait, m'étouffait. J'ai sauté du lit, mon cor

haude, brûlante. J'ai reculé, poussant un cri silencieux, puis j'ai réessayé

e, mes poings à vif contre le bois brûlant, ma gorge se d

'autre côté de la porte. Des rir

iguë et froide, a percé le crépitement des flammes. Kass

onde, familière. « Vous ête

coupant. « Il voulait se débarrasser d'elle avant l'annonce

ermée. Pas les hommes de Kassandra. Lui. Il m'a condamnée

iers vestiges de mon espoir, de mon amour. Mon estomac s'est noué, la bile

brouillée, les flammes dansant moqueusement autour de moi. Ma main s'est instinctivem

es mes forces. Un cri perçant et désespéré a déchiré la fumée, un cri pla

andra dans la sienne, quand un son faible et aigu l'a atteint. Un sifflet. Il s'est figé, lâchant la mai

me dis pas que tu penses encore à cet... incident. » Sa voix était douce, mais ses yeux co

és sur la lueur lointaine. « Je... je dois véri

e sois pas ridicule. C'est probablement juste le vent. Viens maintenant, tu

taine et menaçante. Il a vu la faible silhouette de la fumée, mais la voix de Kassandra, son contact, l'ont ramené. Il a soupiré, une p

otant avec urgence. « Monsieur... le vieil appartement des docks... un incendie. La

t brisé. Son sang s'est glacé. L

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Son cœur muet, sa trahison ardente
Son cœur muet, sa trahison ardente
“Je m'appelle Alix Lefebvre, et j'étais cette fille muette qui a grandi dans l'ombre du bassin industriel du Havre. Mes graffitis étaient notre gagne-pain, et Bastien Marchand était mon protecteur, mon premier amour, ma voix. Mais le garçon qui autrefois se battait contre les brutes pour moi a décidé de grimper l'échelle sociale en se fiançant à une héritière sans pitié, Kassandra de Villiers. Le soir de leurs fiançailles, Kassandra m'a faussement accusée d'avoir ruiné sa robe de créateur. Bastien, mon Bastien, m'a fouettée en public pour la punir et apaiser sa famille. Il m'a dit que c'était pour me protéger, un mal nécessaire. Puis il m'a enfermée dans ma chambre. Alors que le feu d'artifice de la fête illuminait le ciel, j'ai senti la fumée. L'appartement était en feu, et la porte était verrouillée de l'extérieur. À travers les flammes, j'ai entendu la voix de Kassandra : « C'est Bastien qui l'a enfermée. Il voulait se débarrasser d'elle. » Il ne m'a pas seulement abandonnée ; il a essayé de me brûler vive. Mais j'ai survécu. Et quand un Bastien brisé, rongé par la culpabilité, m'a finalement retrouvée des années plus tard, suppliant mon pardon après avoir détruit la femme qui avait tout orchestré, je n'avais qu'une seule chose à lui dire.”
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