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Son cœur muet, sa trahison ardente

Son cœur muet, sa trahison ardente

Auteur: The Dove
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Chapitre 1 

Nombre de mots : 1720    |    Mis à jour : 13/11/2025

s l'ombre du bassin industriel du Havre. Mes graffitis étaient notre gagne

s pour moi a décidé de grimper l'échelle sociale en se f

sée d'avoir ruiné sa robe de créateur. Bastien, mon Bastien

ait pour me protége

enfermée dan

e ciel, j'ai senti la fumée. L'appartement était en

x de Kassandra : « C'est Bastien qui l'a e

t abandonnée ; il a es

nalement retrouvée des années plus tard, suppliant mon pardon après avoir détr

pit

l foyer que j'aie jamais connu, a fait voler notre monde en éclats

rimer avec des couleurs et des lignes, mes graffitis un cri silencieux sur les murs de briques fissurés. Ces fresques n'étaient pas que de la peinture ; elles étaient notre gagne-pai

s de défi, un gamin maigrichon avec la rage d'un homme en lui. Quand les plus grands se moquaient de moi, m'appelant « la muette tarée », ses poings vola

heter un livre d'art usé et bon marché qu'il avait trouvé. Il l'avait pressé dans mes mains, les yeux cernés par l'épuisement mais brillants de fierté. « Pour que tu puisses

r un bout de papier, lui montrant mon dessin de lui,

ruis une vie. Une vraie. Loin d'ici, où tu n'auras pas à mendier pour de la peinture et où je n'aurai pas à esquiver l

veloppant dans toutes les couvertures qu'il pouvait trouver, son propre corps tremblant mais ses bras fermes autour de moi. Il me racontait des histoires, sa voix un gr

ours à plus. Il voyait les gratte-ciel du centre-ville, brillant comme des dieux lointains,

s de nettoyage » plus importantes et plus risquées pour une puissante société de logistique, disparaissant pendant des jours, puis des sema

que cela impliquait une femme nommée Kassandra de Villiers, l'héritière impito

es quais, dessinant les bateaux sales et travailleurs, l'odeur familière du sel et du

nd, celui qui a réglé le bordel

'est brisé d

décharnée qu'il traîne partout ? » La deuxi

-même ! Tu y crois ? Des bas-fonds au sommet de l

ait un murmure venimeux dans les bureaux d

. « Qu'est-ce qu'elle va devenir ? Elle ne fait pas le poids face à une femme comme Kassandra. Cett

moi, comme si j'étais un autre élément du décor délabré. C'était une douleur familière, ce

ierres et imitant mon silence. Bastien, plus jeune et plus petit, avait explosé. Il s'était battu comme un animal acculé, ensanglantant ses poin

atéral. Ma poitrine s'est creusée, une blessure béante là où mon cœur battait autrefois.

mures malveillants était lourd, traînant dans une boue

familier. Bastien. Il me tenait près de lui, comme avant, son odeur de sel, de sueur et d

n dos. Une bague. Un large anneau d'argent brillait à son annulaire, serti d'une seule pierre sombre et polie. Ce

ctivement effleurée, un

pour le boulot, Alix », a-t-il marmonné, la voix tendue, sans croiser m

eau en bois sculpté que sa mère lui avait donné, la pièce porte-bonheur qu'il portait toujours. Il ne s

ller au fond de mon estomac. Que signif

dernière création, une réplique miniature du premier poisson qu'il ait jamais pêché, un symbole de nos origin

haussement d'épaules dédaigneux, il l'a jeté. Il a heurté les pavés, les nageoires peintes s'écaillant. « C'est quoi ces salet

s, quand nous n'étions que des enfants, survivant sur les quais. Il avait été si fier de cette pri

, c'était

avait disparu. Remplacé par cet étranger, cet homme avec une bague chère et un mépris glacial pour notre passé. Comment as

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Son cœur muet, sa trahison ardente
Son cœur muet, sa trahison ardente
“Je m'appelle Alix Lefebvre, et j'étais cette fille muette qui a grandi dans l'ombre du bassin industriel du Havre. Mes graffitis étaient notre gagne-pain, et Bastien Marchand était mon protecteur, mon premier amour, ma voix. Mais le garçon qui autrefois se battait contre les brutes pour moi a décidé de grimper l'échelle sociale en se fiançant à une héritière sans pitié, Kassandra de Villiers. Le soir de leurs fiançailles, Kassandra m'a faussement accusée d'avoir ruiné sa robe de créateur. Bastien, mon Bastien, m'a fouettée en public pour la punir et apaiser sa famille. Il m'a dit que c'était pour me protéger, un mal nécessaire. Puis il m'a enfermée dans ma chambre. Alors que le feu d'artifice de la fête illuminait le ciel, j'ai senti la fumée. L'appartement était en feu, et la porte était verrouillée de l'extérieur. À travers les flammes, j'ai entendu la voix de Kassandra : « C'est Bastien qui l'a enfermée. Il voulait se débarrasser d'elle. » Il ne m'a pas seulement abandonnée ; il a essayé de me brûler vive. Mais j'ai survécu. Et quand un Bastien brisé, rongé par la culpabilité, m'a finalement retrouvée des années plus tard, suppliant mon pardon après avoir détruit la femme qui avait tout orchestré, je n'avais qu'une seule chose à lui dire.”
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