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La Rage Froide d'une Fille

Chapitre 2 

Nombre de mots : 637    |    Mis à jour : 05/07/2025

rmèrent sur le boi

xture du vernis

para de moi, le calme

ardai tous

elle, si cruelle d

n de calculer la valeur

es, caress

lus. J' étais déjà devenu

j' ai

es mes

sselle, de verres en cristal et de nourr

son plat et s' écras

ges, la fierté de ma mère, explosèr

se répandit c

seulement troublé par le tintement d' u

gé, les yeux écarquill

oq

omprenai

vaient pas

si soudaine, si totale, qu'

es genoux tremblaient, m

èrent de la stupeu

end ? Tu es devenue folle ? » cria

ui répo

, le craquement sous mes chaussures éta

ui que j' avais décoré la veille

s de verre qui éclatèrent en une pluie scintillant

e suite ! » hurla

sourire que je ne me conn

re amer,

oix rauque que je ne rec

est f

arles ? » demanda Pierre,

qui venait du plus profond de mes tripes, un rire rempli

uc émissaire. Fini d' être la fille dévouée qui ne

le chaos a

la nourriture souil

e chose que j' avais

entais auc

culpa

e, un profond, un d

ma respiration pendant toute ma vi

» gémit ma mère, les larme

la première fois, j

e égoïste et manipulatrice qui

s était si pure, si inten

d' une voix glaciale. « Moi, je pleure pou

j' avais enfoui si profondément remontait à la sur

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La Rage Froide d'une Fille
La Rage Froide d'une Fille
“Ce soir-là, la dinde de Noël rôtissait, et Paris était drapé d'un manteau blanc silencieux. Dans l'appartement chaleureux de ma mère, Monique, toute la famille était réunie, mes frères, leurs épouses, mon neveu scotché à son téléphone, et mon mari David et mon fils Lucas à mes côtés. L'atmosphère semblait festive, mais une tension palpable flottait dans l'air, une attente pesante que je connaissais trop bien. Après le plat principal, ma mère a tapé sur son verre, annonçant solennellement qu'elle allait partager une partie de son héritage de son vivant. Mon cœur s'est serré : je savais qu'elle préférait mes frères. Elle a généreusement donné des appartements à Marc et Pierre, 200 000 euros à mon neveu Thomas, et des bracelets en or massif à mes belles-sœurs. Mais pour moi, Alice, sa seule fille, il n'y avait rien. Le silence est tombé; tout le monde me regardait. Puis, ma mère a déclaré, d'une voix dénuée de toute chaleur : « Et Alice, bien sûr, s' occupera de moi pour ma retraite. C' est normal, c' est la fille. Elle n' a pas besoin d' autre chose. » Un bourdonnement a empli mes oreilles. Des décennies d'injustice, de sacrifices ignorés, de dévouement à sens unique venaient de me frapper en plein visage. Payer les dettes de jeu de Marc, garder les enfants de Pierre pour qu'il aille au casino, conduire ma mère à tous ses rendez-vous, faire ses courses, nettoyer sa maison... Tout ça pour ça. Rien. Pire que rien : une condamnation à perpétuité. Je sentais quelque chose se briser en moi. Un ressort tendu depuis trop longtemps qui venait de lâcher. Une rage froide et pure, balayant la tristesse et la déception, est montée de mes entrailles. Ils avaient gagné. Ils avaient toujours gagné. Mais ce soir, le jeu allait changer. Mes mains se sont crispées sur le bord de la table, mon souffle est devenu court. Une pensée unique, claire et libératrice, s' est imposée dans mon esprit. C' en était trop. C' en était fini.”
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