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Rejetée, Puis Vengeresse Libre

Chapitre 8 

Nombre de mots : 759    |    Mis à jour : 04/07/2025

ment, ou plutôt, ce qui étai

lus qu'une coquille vide

e, touchant les meubles, c

la salle de bain. L'homme qui le r

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Rejetée, Puis Vengeresse Libre
Rejetée, Puis Vengeresse Libre
“Je m' appelle Jeanne Dubois, la dernière de ma lignée à pouvoir tisser le destin. Mes parents m' avaient prévenue: ne jamais utiliser ce pouvoir, sous peine d' un contrecoup dévastateur. Ils m' avaient aussi arrangé un mariage avec la riche famille Moreau pour me protéger. Le jour de mes noces, l' homme que je devais épouser, Antoine, a épousé une autre à ma place. Humiliée, j' étais devenue la risée de tous, quand Lucas Moreau, le fils illégitime de la famille, est venu me secourir. Il m' a dit : « Si mon frère ne veut pas de toi, je te prends. » Cette nuit-là, accusés d' une liaison secrète, nous avons été drogués et enfermés. Lucas, se cognant la tête contre le mur pour ne pas me toucher, murmurait mon nom et disait qu' il m' aimait. J' ai cru avoir trouvé l' homme qui me protégerait pour toujours et nous nous sommes mariés. Peu après, Lucas a eu un grave accident. Les médecins ne lui donnaient que quelques heures. Désespérée, j' ai ignoré les avertissements de mes parents et utilisé mon pouvoir pour « retisser son destin ». Le prix fut immédiat et terrible : j' ai fait une fausse couche. Depuis, chaque grossesse se terminait par le même drame. Cinq fois, j' ai perdu un enfant. Lucas, toujours présent, me réconfortait. J' étais enceinte de mon sixième enfant, pleine d' espoir, cherchant désespérément une solution à cette malédiction. Mais un jour, en passant devant un restaurant, j' ai aperçu Lucas et Antoine. Leurs mots ont réduit mon monde en miettes. « Antoine, Jeanne a une destinée exceptionnelle, son placenta est le plus efficace. Je vais intensifier ma recherche d' une 'tisseuse de destins' pour Clara, pour en finir une bonne fois pour toutes ! » La mort de mes enfants n' était pas une malédiction. C' était un meurtre. Je n' étais pas sa femme. J' étais une usine à placenta. Mon cœur s' est empli d' une rage si pure qu' elle a gelé toute autre émotion. Aujourd' hui, libre et forte, j' ai trouvé ma propre destinée.”
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