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L'Âme Errante d'Antoine

Chapitre 1 

Nombre de mots : 1420    |    Mis à jour : 04/07/2025

la mienne. Huit mois. Huit mois que j'étais mort, mais je ne le savais pas encore. Je regardais Sophie, ma f

resse, une promesse sil

d'enfance, essuyait son fro

ci, nous avon

Non. Je réalisai alors, dans un éclair de lucidité glaciale, que j'éta

rit sur un flot de visiteurs. Des amis, de la famille. Tous se p

portrait craché de toi et de Paul ! Il

Ces mêmes personnes qui critiquaient à voix basse la décision de Sophie, la trouvant choquante, et qui murmuraient que la maladie de Paul

yeux balayaient la foule, puis se fixaient sur le

signe à so

s, il n'a toujours pa

oir. L'assistante, une jeune femme que j'avais toujours trouvée

ment, à vous et à Monsieur Paul. Il refu

rcils, une lueur d'ag

st accomplie. S'il s'excuse sincèrement et accepte

ales. Le faire revenir ? De la mort ? Elle était

sagiste brillante et magnifique. Notre monde s'était effondré le jour où elle m'avait annoncé sa décision. Elle voulait renoncer à not

é, hurlé ma douleur et mon incompré

venue vers moi, son visage adouci. Elle m'avait proposé un voyage romantique en Corse, une seconde lune

ement désespéré de la retrouver

a carte d'identité, brisé mon téléphone et m'avait abandonné, me lai

e tourna vers Sophie, une express

a plus, n'est-ce pas ? Fais-moi du mal à moi s

t de désespoir, j'avais confronté Paul. Il s'était alors délibérément cogné la tête contre le mur, puis s'était effondré en larmes. Sophie, arrivant à ce moment-là, n'avait vu que le

ie se serra de

'enfant, je ferai en sorte qu'il

usèrent dan

nt que le bébé est né, ça me revient... Vous étiez fiancés quand vous é

aise traversant son visage. Elle se t

t envoyé ? Qu'a

Un éclair d'espoir illumina son vi

ne, enf

ienne. Elle la laissa stupéfaite, son expression pa

? Nous vous appelons du temple Jing'an. Nous aimerions savoi

onça les

talis

re bout du fil s

usqu'à ce que son front saigne. Plus tard, il est revenu, fou de joie, nous disant que sa femme était guérie et même enceinte. Notre abbé, touc

e terminale. J'avais remué ciel et terre, dépensé toute notre fortune, consulté les meilleurs spécialistes. Et j'avais prié.

vais tou

ne. Même un cœur artificiel, le mien, p

avait changé. Les amis et la f

s eu ton insuffisance cardiaque, on a tous pensé qu'il avait pris

, là où battait mon cœur. Un ri

talisman,

e murmura, pour elle-même mais assez

e des gestes superficiels, des prières inutiles. Mais Paul, lui, m'a

ecin m'avait été clair : même avec un cœur artificiel et un traitement lourd, il ne me re

vrant de baisers, le traitant comme son sauveur. J'avais essayé de lui expliquer la vérité, m

e, une grossesse miracle que les médecins lui avaient déconseillée. J'étais fou de

l lui avait dit : « Dommage, je ne vivrai pas assez longtemps po

que Sophie a décidé de lui donner un h

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L'Âme Errante d'Antoine
L'Âme Errante d'Antoine
“Mon âme flottait dans la salle d'accouchement, invisible et impuissante, forcée d'assister à une scène qui aurait dû être la mienne. Huit mois que j'étais mort, mais je venais seulement de le comprendre. Sophie, ma femme, rayonnait, berçant notre nouveau-né, tandis que Paul, mon meilleur ami, essuyait son front avec une tendresse écœurante. « Sophie, merci, nous avons un fils ! » s'exclama-t-il, un coup de poing invisible me frappant. Leur fils ? Non, c'était le nôtre, à Sophie et moi, Antoine. Mais dans un éclair de lucidité glaciale, je réalisais que j'étais mort. Mort depuis qu' elle m' avait abandonné sur une île lointaine, m' ayant dépouillé de mon identité et de ma dignité, sans ressources, alors que mon cœur artificiel, que je lui avais donné après le sien, commençait à lâcher. Cette même femme pour qui j'avais tout sacrifié, dépensé notre fortune, prié jusqu'au sang pour sa guérison, se tenait là, souriante, accueillant les félicitations de nos proches. « Sophie, ce bébé est adorable, c'est le portrait craché de toi et de Paul ! Il sera un vrai beau gosse en grandissant ! » s' enthousiasmaient-ils, ces mêmes personnes qui, neuf mois auparavant, me tapaient dans le dos et murmuraient sur Sophie. Leur hypocrisie était palpable. Puis le téléphone sonna. La voix neutre d'un moine, parlant d'un talisman que j'avais commandé pour la sécurité de notre enfant, l'année où je m'étais prosterné pour sa guérison, me replongea dans l' horreur. Paul, le visage tordu par une peur feinte, demanda à Sophie de le protéger de moi, brandissant une cicatrice. « Si Antoine revient, il ne me frappera plus, n'est-ce pas ? » Les mensonges s' empilaient, me recouvrant d' une épaisse couche de crasse. Jugeaient-ils tous à quel point mon âme errait, impuissante, forcée d'assister à ma propre damnation, tandis que mes meurtriers savouraient leur triomphe ? J'avais hurlé ma douleur, demandé le divorce. Elle m'avait ignoré. Puis, elle m'avait piégé sur cette île isolée. Mon corps était resté là, exposé au vent, au soleil, aux bêtes. Mon âme était liée à Sophie, incapable de trouver la paix, incapable d'entrer dans le cycle de la réincarnation, forcée d'assister à cette mascarade. Lorsque le journal télévisé annonça la découverte d' un squelette sur une île isolée, Sophie ricana. « Antoine a déjà simulé une crise cardiaque pour attirer mon attention. Maintenant, il utilise un squelette en plastique pour essayer de me faire peur. » dit-elle. Ma rage était insoutenable. Mon cœur fantôme ne tenait plus. Je ne pouvais l'atteindre, même pas pour la gifler. Paul et son assistante Li Rui étaient les complices de ma mort, me laissant mourir seul sur l'île. Mon chien Paix, le seul à sentir ma présence, me rappelant notre maison et notre amour. Paul le savait et l'assassina. Mon cœur, ou ce qu'il en restait, fut brisé en mille morceaux le jour de son incinération. Puis, vint la scène la plus surréaliste. Sophie piétina mes cendres. L'employé des pompes funèbres me regarda avec pitié. Mes restes, balayés sans cérémonie. J'avais voulu des choses si simples. Avoir des enfants avec la femme que j'aimais, vieillir à ses côtés. Mais à la fin, j'étais seul, mon honneur bafoué, mon existence effacée. Mon âme la suivit jusqu'en France, où elle se rendit à l'hôpital. J' avais tout perdu. Je détestais ma vie, ma femme et mon ami. Mon cœur était empli d'une haine brûlante, et je ne pouvais me venger. Je ne savais pas ce qui allait se passer, mais je savais que ma vengeance était inévitable.”
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