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Brisée, Puis Reine de Mes Rêves

Chapitre 3 

Nombre de mots : 920    |    Mis à jour : 03/07/2025

chargée de venin. Mon père a froncé les s

s contrôlons tes dépenses. Une telle robe

inquiète pour toi, chérie. On ne voudrait pas que tu p

i insultante. Ils me voyaient comme une créature si bass

pendant des mois, centime par centime, en renonçant à mes rares goûters, pour acheter un petit porte-clés en forme de tou

ement avant de le poser sur un meuble. Le lendemain, il avait disparu. J'ai appris plus tard que Soph

nt essayé. Et pour quoi ? Pour être accusée des pi

able. Mon frère, Louis, s'est levé. Il avait

hant. "Peut-être qu'on devrait vérifier par

était déjà déchirée. D'un geste sec, il a tiré. Le tissu a cédé dans

et de honte, essayant de couv

Oh là là, Louis, tu

impassibles, comme s'ils assistaient à une pièce de théâtre. Ils l

jamais ressentie de ma vie, a déferlé en moi.

côté de moi. Sans réfléchir, mon corps a agi tout seul. J'ai attrapé le

se et la douleur. Il a porté la main à sa tête, et quand il l'a retirée, ses doigts éta

ça. Moi la première. J'étais Estelle, la fille silencieuse, celle qui encai

souffle était court. J'ai regardé Louis, puis mes parents. Leurs visages affic

s cette maison, j'avais le pouvoir.

à l'orphelinat, avant que l'influence de nos parents et de Sophie ne le corrompe. Le garçon qui m'apprenait à faire du vélo était devenu c

ver sa voix. "Estelle ! Mais qu'es

nant sa blessure avec un coussin. Mon pè

propre frère ! Es

is cette fois, ce n'étaient pas des larmes de tristes

de déchirer mes vêtements devant vous et vous n'avez rien dit ! Vo

a robe déchirée, le cœu

soucie de moi. Quelqu'un qui ne pense pas que je suis une moins que rien. Mais pourquoi est-ce que je vous explique ça ? Dans vos têtes,

r choc initial se transformant en une haine pure et froide. Pour eux, ma rébellion était

-

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Brisée, Puis Reine de Mes Rêves
Brisée, Puis Reine de Mes Rêves
“« Croissance sauvage, je suis ma propre lumière. » Voilà la devise que mes riches parents vignerons m' ont martelée toute mon enfance, justifiant leur cruauté : aucune dépense au-delà de cinquante centimes sans leur autorisation, chaque besoin scruté et presque toujours refusé. Je vivais recluse dans notre immense domaine, une prison dorée pour leur fille biologique qu' ils avaient pourtant abandonnée à la naissance, me récupérant des années plus tard comme simple « compagne de jeu » pour Sophie, leur fille adoptive chérie. Le jour de mon examen d' entrée à l' université, sous une pluie battante, j' ai osé demander cent euros pour un taxi. La réponse fut deux gifles violentes, me jetant au sol, avant que mon père ne me traîne dehors d' un coup de pied, hurlant : « Va à pied ! Réfléchis à ta mentalité de riche pourrie ! » Trempée, humiliée, j' ai marché les trente kilomètres. Mais en arrivant, l' écran géant publicitaire a diffusé la nouvelle qui a anéanti ma dernière étincelle d' espoir : « Les Dupont dépensent 100 millions d' euros pour un concert privé : une célébration pour la réussite de leur fille Sophie. » Mon père, fier, devant la caméra, expliquait fêter les notes passables de Sophie. Un test, disait-il. C'était donc ça, leur amour ? Mon épreuve dans la boue contre leur fête somptueuse prouvait une chose : ils ne m' aimeraient jamais. La rage m' a envahie. Ce jour-là, j' ai déchiré ma convocation, et j' ai choisi de m' arracher à eux. Quelques jours plus tard, alors que je m' apprêtais à prendre mon envol grâce à une bourse d' études à l' étranger, ma mère m' a piégée : « Reviens à la maison, Estelle, ton père regrette, on a une fête surprise pour toi. Sophie a même préparé un gâteau. » La petite fille en moi a vacillé, mais l'Estelle qui avait marché trente kilomètres sous la pluie a senti le piège. J' y suis allée. Dès mon arrivée, Sophie m' a écrasé son gâteau en plein visage, m' aveuglant de crème sucrée. Louis, mon frère, m' a poussée violemment sur le sol en marbre. Ma tête a heurté le pied d' une table. Du sang chaud a commencé à couler. Ils riaient. Sophie, penchée sur moi, a chuchoté : « C' est ta place. Par terre. Couverte de restes. » J' ai senti le poids de leur haine, mais sous la douleur physique et émotionnelle, un calme étrange m' a envahie. Le piège de l' amour s'était refermé, mais mon esprit s'était libéré. Quand mon frère a tenté de me déshabiller, la coupe a débordé. J' ai attrapé un vase en cristal, et sans réfléchir, je l' ai brisé sur sa tête. Dans le silence stupéfait de la pièce, je les ai regardés dans les yeux. Pour la première fois, j' avais le pouvoir. Qu' est-ce qui avait pu transformer la petite fille aimante que j' étais en cette femme capable de violence ? Et pourquoi, avant tout, me détestaient-ils à ce point ? Je ne le savais pas, mais une chose était sûre : cette fois, je ne fuirais pas. Je partais. Et ce serait pour toujours.”
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