icon 0
icon Recharger
rightIcon
icon Historique
rightIcon
icon Déconnexion
rightIcon
icon Télécharger l'appli
rightIcon

Mon retour, leur enfer

Chapitre 2 

Nombre de mots : 842    |    Mis à jour : 03/07/2025

J'ai ouvert la porte, mon visage ar

e robe d'été coûteuse qui mettait en valeur sa silhouette, et de grandes lunettes de s

» s'est-elle exclamée en

re qu'une promesse de Marc. Je

de haut en bas, mon simple jean et mon t-sh

arc ne m'avait pas dit qu'il en avait engagé une »,

te remarque m'avait profondément blessée. J'avais bafo

mplement soutenu so

la maison est si bien tenue

tendait à une réaction, à de la colère o

à, Marc est s

», a-t-il dit avec un enth

ophie. Un éclair d'irritation a traversé son regard. Mon manque de r

bien qui est Camille », a-t-il dit, essay

que glisser. Peut-être que ma nouvelle attitude le rendait ner

décomposé, et ses yeux se sont remplis de larmes. C'était

illeurs en ce moment, avec tous mes problèmes... Je suis si stress

rd suppliant, comme un enfant pris en

rend », a-t-il dit en lui passant u

ascinant de voir leurs manipulations à l'œuvre quand on n'était plus l

x, ça ne me dérange pas », ai-je dit d'une voix douce.

re à la nature humaine, qu'elle en devenait suspecte. Mais ils étaient tellement égocentriques qu'ils

i compréhensive », a susurré Sophie, en me lançan

ses bagages – sous les ordres de Marc, bie

aissant. « Je sais que ce n'est pas facile, mais tu gère

de scène et de me faciliter la vie pendant

Mais je suis un peu fatiguée, je cr

faim après son voyage. Je n'ai rien préparé, je ne me sentais pa

é. Il n'avait pas l'habitude de gérer ce ge

bien sûr. Repo

e pouvais déjà entendre la voix geignarde de Sophie depuis le salon

i s

les corvées qui allaient avec. Sophie voulait jouer à la maîtres

frisson de l'interdit. Je me demandais combien de

tion de lever le petit

Bonus à réclamer dans l'application

Ouvrir
Mon retour, leur enfer
Mon retour, leur enfer
“Au son familier de la machine à café, je me suis réveillée, l' odeur du grain fraîchement moulu emplissant notre appartement parisien. Mais cette fois, l' arôme qui jadis me réconfortait, me soulevait le cœur. Mes yeux se sont ouverts sur la même chambre, le même lit, la même vie que celle que je pensais avoir quittée pour toujours. Le souvenir de ma mort était encore glaçant, l' expulsion, la trahison, le dénuement après avoir tout perdu, juste avant de fermer les yeux une dernière fois. Et puis, ce réveil inattendu. Mes mains, lisses et jeunes, n' étaient plus celles usées par mon passé, confirmant l' incroyable réalité : j' étais revenue. Marc, mon mari, entra, son sourire charmeur dissimulant l' avocat ambitieux qui avait bâti sa carrière sur mes ruines. Sa voix, autrefois si douce, était maintenant un vide assourdissant. Il déposa un baiser sur mon front, et son contact me brûla la peau. « J'ai une petite chose à te demander », a-t-il commencé, avec ce ton faussement léger que je connaissais si bien. Il allait me parler de Sophie Moreau, ma meilleure amie, l' artiste montante qui m' avait dérobé mes idées, mon travail et mon mari. Dans ma vie passée, j' avais supplié qu' elle ne s' installe pas chez nous, mais ma faiblesse n' avait fait que renforcer leur détermination. Cette fois, mon silence le décontenança lorsqu' il proposa d' héberger Sophie, victime d' un "propriétaire salaud". Son regard, mélange de supplication et d' ordre, attendait mes larmes, une scène. Pourtant, ma réponse fut neutre, détachée : « D'accord. » Il cilla, visiblement surpris : « D'accord ? C'est... c'est tout ? » « Oui, d'accord. C'est ma meilleure amie. Si elle a des ennuis, c'est normal de l'aider. » Un immense soulagement envahit son visage, vite remplacé par un air suffisant ; il pensait m' avoir eue. Il pensait que ma docilité était amour inconditionnel. Il ne voyait pas que ma douleur s' était transformée en braise ardente, en froide détermination. Cette fois, je ne combattrai pas ouvertement, je ne crierai pas, je ne pleurerai pas. Je leur donnerai tout ce qu'ils désirent, sur un plateau d'argent. Puis, je les regarderai s' élever, se gaver de leur succès mal acquis, attendant patiemment qu' ils s' autodétruisent. La corde pour se pendre, je la leur fournirais moi-même, avec un sourire. « Parfait, alors », a repris Marc, déjà ailleurs, tout à ses transactions. Je l'ai vu sortir, ravi de son triomphe. Deux ans. C'était largement suffisant. Je me suis approchée du calendrier : nous étions exactement deux ans avant ma mort. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Un vrai sourire, cette fois. Le jeu venait de commencer. Et cette fois, c'est moi qui fixais les règles.”
1 Introduction2 Chapitre 13 Chapitre 24 Chapitre 35 Chapitre 46 Chapitre 57 Chapitre 68 Chapitre 79 Chapitre 810 Chapitre 911 Chapitre 10