icon 0
icon Recharger
rightIcon
icon Historique
rightIcon
icon Déconnexion
rightIcon
icon Télécharger l'appli
rightIcon

Mon retour, leur enfer

Chapitre 1 

Nombre de mots : 924    |    Mis à jour : 03/07/2025

'odeur du café fraîchement moulu remplissait notre petit app

il me donna

travers les rideaux, dessinant des motifs sur le mur. Tout était

nsais avoir quitt

loir me quitter. Expulsée de cet appartement, trahie, sans un sou, j'avais fini s

s, ce

. J'ai regardé mes mains. Elles n'étaient pas les mains usées et fatiguées d

l'échine. Ce n'était pas

, un sourire charmeur aux lèvres. Mon mari. L'avocat am

on amour. Bi

à mes oreilles, ne provoqua

sur mon front. J'ai réprimé un mouvement

-il commencé, avec ce ton faussement léger q

t, chaque intonation, éta

n ce moment. Son propriétaire est un v

L'artiste montante qui avait volé

la laisser s'installer chez nous. J'avais senti le danger, mais j'étais trop faible pour l'affronter. Ma

s restée silencieu

... la chambre d'amis est vide. Elle pourrait peut-être rester ici quelques te

tion et d'ordre déguisé. Il s'attendait

ation et j'ai répondu d'une v

acco

tté dans l'a

siblement surpris. Il s'at

C'est... c'

leure amie. Si elle a des ennu

un air de suffisance. Il pensait m'avoir eue, encore une fois. Il pensait

vais que tu comprendrais », a-t-il dit en me

soire pratique, une épouse dévouée qui faciliterait sa vie et ses petites combines. Il

leurs mensonges, de la façon dont ils avaient utilisé mes projets, mes contacts, pour propulser la carrière de Sophie. L'humiliation de devoir quit

ente. Ce n'était plus une plaie ouverte, mais une br

pas me battre. Je n'alla

ce qu'ils veulent. Su

endrais, patiemment, qu'ils s'enfoncent d'eux-mêmes. La corde qu'ils util

ait purement transactionnel. « Peux-tu préparer la chambre d'amis pour ell

avais besoin d'aide. Il a juste supposé que j'exéc

», ai-je répondu ave

lement ravi de la tournure des év

approchée du calendrier accroch

ctement deux an

'ils ne me détrui

é sur mes lèvres. Un vr

était largem

r. Et cette fois, c'est m

Bonus à réclamer dans l'application

Ouvrir
Mon retour, leur enfer
Mon retour, leur enfer
“Au son familier de la machine à café, je me suis réveillée, l' odeur du grain fraîchement moulu emplissant notre appartement parisien. Mais cette fois, l' arôme qui jadis me réconfortait, me soulevait le cœur. Mes yeux se sont ouverts sur la même chambre, le même lit, la même vie que celle que je pensais avoir quittée pour toujours. Le souvenir de ma mort était encore glaçant, l' expulsion, la trahison, le dénuement après avoir tout perdu, juste avant de fermer les yeux une dernière fois. Et puis, ce réveil inattendu. Mes mains, lisses et jeunes, n' étaient plus celles usées par mon passé, confirmant l' incroyable réalité : j' étais revenue. Marc, mon mari, entra, son sourire charmeur dissimulant l' avocat ambitieux qui avait bâti sa carrière sur mes ruines. Sa voix, autrefois si douce, était maintenant un vide assourdissant. Il déposa un baiser sur mon front, et son contact me brûla la peau. « J'ai une petite chose à te demander », a-t-il commencé, avec ce ton faussement léger que je connaissais si bien. Il allait me parler de Sophie Moreau, ma meilleure amie, l' artiste montante qui m' avait dérobé mes idées, mon travail et mon mari. Dans ma vie passée, j' avais supplié qu' elle ne s' installe pas chez nous, mais ma faiblesse n' avait fait que renforcer leur détermination. Cette fois, mon silence le décontenança lorsqu' il proposa d' héberger Sophie, victime d' un "propriétaire salaud". Son regard, mélange de supplication et d' ordre, attendait mes larmes, une scène. Pourtant, ma réponse fut neutre, détachée : « D'accord. » Il cilla, visiblement surpris : « D'accord ? C'est... c'est tout ? » « Oui, d'accord. C'est ma meilleure amie. Si elle a des ennuis, c'est normal de l'aider. » Un immense soulagement envahit son visage, vite remplacé par un air suffisant ; il pensait m' avoir eue. Il pensait que ma docilité était amour inconditionnel. Il ne voyait pas que ma douleur s' était transformée en braise ardente, en froide détermination. Cette fois, je ne combattrai pas ouvertement, je ne crierai pas, je ne pleurerai pas. Je leur donnerai tout ce qu'ils désirent, sur un plateau d'argent. Puis, je les regarderai s' élever, se gaver de leur succès mal acquis, attendant patiemment qu' ils s' autodétruisent. La corde pour se pendre, je la leur fournirais moi-même, avec un sourire. « Parfait, alors », a repris Marc, déjà ailleurs, tout à ses transactions. Je l'ai vu sortir, ravi de son triomphe. Deux ans. C'était largement suffisant. Je me suis approchée du calendrier : nous étions exactement deux ans avant ma mort. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Un vrai sourire, cette fois. Le jeu venait de commencer. Et cette fois, c'est moi qui fixais les règles.”
1 Introduction2 Chapitre 13 Chapitre 24 Chapitre 35 Chapitre 46 Chapitre 57 Chapitre 68 Chapitre 79 Chapitre 810 Chapitre 911 Chapitre 10