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De la Fosse aux Vignes de l'Amour

Chapitre 2 

Nombre de mots : 1284    |    Mis à jour : 02/07/2025

e, son sanctuaire

taller, se trouvait Antoine. Il tenait un carnet à dessin, et dans ses bras, nichée contre lui, se trouvait Colette. Elle était vêtue d'une robe de mousseline si fine qu'elle e

t un verre de vin de fruits et

que c'est doux ?" demanda-

main de Colette, puis l'attira plus près

ui, "si vous amenez mon frère ici pour qu'il se baign

échapper un r

ont à moi. Absolument tout. Alors, quel mal y a-t-il à ce que t

e ses bras. Leurs visages se rapprochèrent, prêts à s'

Marie, sa voix tr

e fermé, Antoine repoussa Colette avec une pointe de paniqu

ici ?" lança-t-il, comm

ne, sa voix basse et dangereuse. "Ma

rce, qu'elle avait si soigneusement préparée avec d

gardes qui l'accompagnaient

tants, cherchant l'approbation d'Antoine. L'un d'eux, le plus auda

Monsieur, et cinq minutes plus tard, elle revient s'excu

our un grand seigneur, avoir plusieurs femmes est tout à fait normal

de ses désirs. Après chaque crise de colère, elle finissait par s'humilier, s'abaissant à lui présenter

sourire suffisant se dessina sur les lèvres d'An

line. Tout Paris sait que tu me cours après comm

ccorder une faveur, et tenta de l'embrasser. Adeline se détour

mblant," ricana-t-il. "Tu brûles d'e

dégaina le petit couteau qu'elle portait toujours à sa ceinture et, sans un mot, elle égorge

lacial. Les autres gardes

rmure mortel. "Jetez cet homme dehors. Quiconque o

les gardes se précipitèrent. Ils attrapèrent le frère de Colette, qui cr

au-frère de Monsieur Lefèvre !" hurla

ta vers eux, essay

s à mon frère

se tenait près du bord de la source

e, je vous en prie, pardonnez

sa chute. Son front heurta violemment le rebord en marbre scu

devenue folle !

ses et, sans la moindre hésitation, la poussa violem

nant vers le fond. La panique et la suffocation l'envahirent. Elle se débattit désespérément, ses

ses bras comme un trésor fragile. En passant devant Adeline, qui gisait sur le so

se et à t'en prendre à Colette, tu peux atte

elle lui avait offert des années auparavant. L'objet se brisa en deux sur les dalles. P

si elle venait d'échapper une seconde fois à la mort. Marie

Madame. Comment pouvez-vous vous laisse

rceaux de marbre brisés. Elle les ramassa, sans se so

ère m'avait laissé..." murmura-t-elle

er de quoi la soigner. Mais l'instant d'après, sa main ensanglantée f

e féroce était agenouillé devant elle.

suis arriv

n onguent de sa poche et commença à l'a

ur provoquer Monsieur Antoine. Demain, j'irai moi-même voir votre père

etint fermement. Elle le regarda, ou plutôt, elle regar

retrouvant sa force. "Depuis le début, la seule

à travers son masque. Puis, lentement, le bout de ses or

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De la Fosse aux Vignes de l'Amour
De la Fosse aux Vignes de l'Amour
“À vingt ans, le poids des dettes familiales m'étouffait, me poussant vers un mariage arrangé censé nous sauver de la ruine. J'ai choisi son nom, Antoine Lefèvre, l'homme que j'aimais éperdument, mais notre mariage est devenu mon pire cauchemar. Enceinte, à l'agonie sur ma couche, j'ai vu Antoine éventrer mon ventre, écraser notre nouveau-né, avant de siffler : "Tout ça, c'est de ta faute. Colette ne se serait jamais réfugiée à la campagne. Des vagabonds l'ont agressée là-bas. C'est toi qui l'as mise en danger !" Quatre heures d'horreur, trahie, agonisant seule, tandis qu'il préparait les funérailles grandioses de sa maîtresse, me jetant, moi, à la fosse commune, oubliée de tous, sauf d'un homme. Cet homme, Henri de Montaigne, a recueilli mon corps, a vengé ma mort avant de se donner la sienne sur ma tombe ; aujourd'hui, j'ai rouvert les yeux, et cette fois, le sort n'aura pas le dernier mot. Cette fois, je ne manipulerai pas le tirage au sort, je ne ferai pas le même choix. Cette fois, je m'agenouille devant mon père et je n'ai qu'une seule demande : "Père, je vous en supplie, arrangez mon mariage avec Henri de Montaigne." Alors que je pensais mon destin enfin scellé, le passé m'attendait au détour d'une ruelle, Antoine et Colette. Elle s'effondre, simule, m'accuse d'avoir brisé la jambe de son frère, tout en me dénigrant à voix haute : "Madame, si je vous ai offensée en quoi que ce soit, vous pouvez me frapper, m'insulter... mais pourquoi ? Pourquoi avez-vous fait briser la jambe de mon frère ?" Antoine, protecteur, me toise de son mépris : "Je te croyais plus digne que ça. Tu as déjà supplié ta famille d'arranger un mariage ! Écoute-moi bien, Adeline. Si tu ne t'agenouilles pas immédiatement pour t'excuser auprès de Colette, je te jure que même si je dois défier les ordres de nos familles, tu ne mettras jamais un pied dans la mienne !" Ma servante, Marie, les gifle chacun à tour de rôle, défiant leur arrogance. Mon rire sec fuse : "Le gendre ? Tu penses vraiment que le document de mariage que mon père m'a donné porte ton nom ?" Il persiste, aveuglé par sa vanité : "Évidemment. Tu m'aimes de façon si éhontée depuis des années. Tu as attendu jusqu'à devenir une vieille fille juste pour moi. Si ce n'est pas mon nom, ce serait celui de qui ?" "Arrête de rêver", lui dis-je, avant d'ordonner aux gardes d'éloigner Antoine. Le lendemain, mon sanctuaire, la source thermale où je prépare les remèdes pour Henri, est profané. Antoine s'y prélasse, avec Colette et son frère infirme, qui se sert de ma source pour son "bain". "Quand elle m'épousera", ricane Antoine, "toutes les propriétés de sa famille seront à moi. Absolument tout. Alors, quel mal y a-t-il à ce que ton frère se baigne dans ma source ? Oserait-elle me dire non ?" Mes propres gardes, corrompus par ses mensonges, me méprisent. La rage me submerge. Je dégaine mon couteau et égorge les deux gardes qui m'ont manqué de respect. Cette fois, personne n'hésite. Antoine, fou de rage, me pousse dans la source, me laissant me noyer. Un homme masqué me tire hors de l'eau, sa voix rauque me dit : "Madame, je suis arrivé en retard." C'est Henri. "Je sais que Madame n'a demandé à épouser votre humble serviteur que pour provoquer Monsieur Antoine. Demain, j'irai moi-même voir votre père pour rompre les fiançailles. Je ne veux pas vous mettre dans l'embarras." Je le retiens, ma voix nouvelle, mes mots clairs : "Il n'y a personne d'autre. Depuis le début, la seule personne que je voulais épouser, c'était toi." Ses oreilles rougissent. De retour chez moi, le valet d'Antoine exige deux sages-femmes pour Colette, enceinte. Je le fais battre. Antoine et Colette débarquent, il me gifle, m'humilie devant toute la maison. Mais cette fois, je me relève, mon âme libérée : "Antoine Lefèvre, Cette gifle efface tout ce qu'il y a eu entre nous. Nous sommes quittes." Des gardes armés entrent, ma voix porte ma décision : "Antoine Lefèvre a tenté de tuer la fille du boulanger du duc. Traînez-le dehors et battez-le à mort." Sa mère le sauve de justesse, me soumettant à de nouvelles humiliations, tentant même de me faire violer par son fils, avant que Henri ne m'arrache à ses griffes. "Dans trois jours, le jour de ton mariage, tu épouseras un coq !" lance-t-elle, au comble de sa fureur. Le jour du mariage, un coq est là, Henri le décapite d'un coup d'épée. Antoine arrive, incrédule, pour s'apercevoir que le destin a changé. Mon document de mariage, bien en vue, ne porte que nos noms, Henri et le mien. "Impossible ! C'est impossible ! Tu m'as toujours aimé !" "Assez !" La foule murmure l'humiliation du jeune homme. Colette, traînée par Marie, pâle et terrifiée, le ventre arrondi, confirme mes dires. La famille Lefèvre est ruinée, Antoine ligoté et traîné dehors. Mon cœur est empli de paix, et je jure fidélité à Henri. Le lendemain, notre cortège nuptial s'étire sur dix lieues. Henri promet fidélité à mon père : "Si un jour je manque à mon devoir envers Madame, que le ciel me punisse et que je meure misérablement." Sa mère, bienveillante, me révèle la blessure d'Henri : "Henri a été blessé lors d'une bataille il y a quelques années. Une attaque surprise de l'ennemi. Son visage... il a été défiguré." "Je l'aime." Henri retire son masque, et son visage est parfait, d'une beauté saisissante. Il avoue : "Je voulais juste t'attendre. Toi. J'avais peur que d'autres familles essaient d'arranger un mariage avec moi... Alors..." "Alors tu as inventé toutes ces rumeurs ?" Son hochement de tête coupable me fait rire. "C'est trop tard pour changer d'avis. Et tu n'auras plus jamais à vivre caché derrière un masque." Nous nous embrassons sous le pêcher en fleurs, mon bonheur est complet.”
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