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Quand le Luxe Perd Son Âme

Chapitre 1 

Nombre de mots : 1908    |    Mis à jour : 23/06/2025

ement du 16ème arrond

niversaire de mariage. Des notes de tubéreuse, sa fleur préférée, mêlées à la chaleur du

outeille de vin d'un petit producteur que j'aimais beaucoup. Le

vingt-tro

ma femme, n'était

is pas en colère. Je n'étais même plus triste. J'étais just

e pièce de musée dans cet appartement, un objet décoratif. L'époux au foyer d'Éléon

e s'est ouverte

fé sur le sol en marbre. Ses talons claquaient sur le

. La Fashion Week

roide, distante

te plate, enveloppée d

oyeux anni

ire. Il n'y avait aucune chaleur dans son geste, aucune atte

e silence est revenu,

de soie, il y avait un costume. Une coupe impeccable, un t

e Courcy. Son premier

oses plus simples, moins ostentatoires. Éléonore le savait. Ce costum

che. J'étais un substitut. U

répondu immédiatement, son visage s'éclairant d'

Tu es bie

ourné le dos, marchant vers la fenêtre, s'isolant dans sa convers

rire léger, pre

le dîner froid sur la table. J'ai senti le parfum que j'avais

la goutt

est revenue vers moi, son expression

retour à Paris. Il y a eu

ir. Pour elle, je n'existais pas

e costume s

éono

ait calme.

ux divo

ée, elle m'a vraiment regardé. Il y avait de

bêtises, Léo. Je

érieux. C'e

et définitif. Cinq ans de silence, de solitu

tre vie commune était une série de jours vides, de dîners solitaires pour moi, de réunions tardives pour elle. Elle ne m'a jamais demandé comment s'était pas

re, Madame de Valois. Une femme élégante, à l'an

r deux, le dîner intact, le costume de la mauvaise mar

ur mon bras. Un geste

mon g

durci en se pos

is, Éléonore ?

paules. « Maman, je n'a

moi. Ses yeux étaient pleins d'une tristesse que j

écision, Léo ? » m'a-t-

était si lourde que je pouvais

oupir qui semblait venir

nt. Une transaction pour sauver les apparences. J'

s ma mémoire. Une porte que j'ava

shb

re Éléonore de Valois et Victor de Courcy, le fils de leur plus grand rival, avait été exposée juste av

e, il fallait un coupa

choisi m

Ils ont fabriqué une histoire de mauvaise gestion, de détournement de fonds. Mon père n'a

tée. Mon rêve de rejoindre l'ISIPCA, la plu

éonore est ven

ait une robe simple, sans maquillage. Elle était belle, mais son visage était marqué par la culpabili

face de moi, dans n

a fait à votre père. Je sa

x trem

r. Mais je peux vous aider. Votre mère... elle a b

se de documents sur

se-moi

les yeux,

uoi

mère pour le reste de sa vie. Nous vous donnerons la pleine propriété du

gratitude impossible à refuser. Ma mèr

tion. Des larmes ont

J'ai besoin de ça. J'a

r rester près de mon père. Mon dévouement à ma famille. Elle utilisait ma propre nature cont

acc

Courcy venait de se fiancer à une héritière italienne. Le mariage d'Éléonore avec moi n'était

a guerre personnelle. U

u fla

on parisien. Madame de Valois me r

oix retrouvant un peu de force. « J'ai fait ce que j

nant que je parlais d'une de

tout compliqué, n'est-ce

Les dîners d'affaires devenaient des "urgences de dernière minute". Les week-ends d

lé dans son sac à main e

rêve une fois. Ne le fai

et me l'a tendu. Le mon

rfum. Pour que tu retournes à Grasse. Pour que tu sois libr

de sortie. Une c

acial, s'est approchée. Elle a ignoré le chèque dans m

ire raccompagner. Et annule mes rendez-vo

on, de la présence de sa mère. J'étais son assist

le dern

e chèque de sa mère sur la table. Je n'avais pas b

lle j'étais arrivé de Grasse cinq ans plus tôt. J'y ai mis quelques vêtements

n, figées dans une dispute silencieuse. Je suis pass

J'ai marché jusqu'à la gare et j'ai pri

uis allé directement au petit cimetière où mon père était enterré.

main sur la p

désolé d'avoir m

rauques et pleins d'un

vorce. Je vais enfi

mes épaules. Pour la première

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Quand le Luxe Perd Son Âme
Quand le Luxe Perd Son Âme
“Pendant cinq ans, j'ai été l'époux silencieux d'Éléonore de Valois, la reine de l'empire du luxe. Mon existence se résumait à un rôle. Celui d'un meuble de designer, pratique et discret dans notre appartement du 16ème arrondissement. Mon talent de parfumeur, ma passion, tout était endormi pour ce mariage de convenance, né d'une tragédie familiale. Ce soir, pour notre cinquième anniversaire, j'avais composé un parfum spécial, espérant encore une étincelle. Mais Éléonore est rentrée. Froide, distante, comme toujours. Elle a jeté sur la table un cadeau, un costume impeccablement taillé. Ce n'était pas n'importe quel costume. C'était de la maison de Courcy, l'entreprise de son premier amour, Victor. Il venait de faire son grand retour à Paris. J'ai compris. Ce costume n'était pas pour moi. Dans son esprit, elle l'avait acheté pour lui. Ma femme a ri. Un rire léger, presque adolescent, alors qu'elle parlait au téléphone avec Victor. Mon parfum, mon dîner froid, cinq ans de sacrifice se sont évaporés dans ce rire, cette reconnaissance qui ne m'était jamais destinée. J'étais une pièce rapportée. Un fantôme dans ma propre vie. Pourquoi avais-je attendu si longtemps, gaspillé mon âme pour une illusion ? La fatigue était si profonde qu'elle avait balayé la colère et la tristesse, ne laissant qu'un vide. J'ai attendu qu'elle raccroche. Quand elle s'est tournée vers moi, avec sa froideur habituelle, j'ai posé le costume sur la table. « Éléonore, » ai-je dit d'une voix que je n'ai pas reconnue. « Je veux divorcer. » J'ai laissé derrière moi cette vie de façade et je suis parti, une valise à la main, vers Grasse, vers ma liberté retrouvée.”
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