Mienne pour l'éternité
te. Ava avançait d'un pas rapide, pressée de rentrer chez elle, mais une sensation oppressante s'insinuait dans ses os. Ce n'était
était pas particulièrement dangereux, mais depuis quelques jours, elle se sentait épiée, traquée par une silhouette invisible. Son souffle était cou
tier. Un homme, grand, vêtu de noir, dont la présence dégageait une intensité suffocante. Son regard, deux prunelles d'un bleu tranchant, se posa
it à la fois l'effroi et une attraction inexplicable. Lorsqu'il p
ièrent. Ce fut la certitude qu'à partir de c
e énergie sombre et oppressante. L'homme ne bougeait plus, mais sa présence suffisait à happer tout
comprenait pas ce qui la retenait clouée sur place. Ce n'était pas simplement de la peur... c'était a
. Ses jambes semblaient vouloir lui obéir à nouveau. Un pas en arrière, puis un autre. Mais à peine eut-elle brisé la distance
la gorge, et sous ses paupières closes, des images floues jaillirent. Des souvenirs qui n'étaient pas les sie
rop près. Son visage figé dans une expression indéchiff
tre, courir, faire quelque chose. Mais elle ne fit rien. Parce qu'au fond d'e
jà vécu. Comme si elle l
ssi impalpable que le vent n
v
onde s'
rrachée à son corps. Ava s'effondra à genoux, haletante, les mains crispées sur la terre humide. Chaque
l, le ciel, l'air qu'elle tentait
Ses yeux froids l'observaient, comme s'il jaugeait la moindre de
mal. Le froid qui lui mordait la peau, l'obscurité qui semblait s'étendre au-delà de la
d'émettre le moindre son. Puis, alors qu'elle pensait sombrer da
ce lien, n'
tress
e, ses doigts fins effleurant le so
inutile
des larmes involontai
i es
la tête, une lueur ét
ance. Ce qui importe, c
rps se raidir. Ce
ffleurèrent sa peau. Une décharge fulgurante la traversa. Ava se redressa brusquement, le souf
èbres. Une lune de sang. Des
e chaos, une silh
u
oquet, le cœur
-elle, refusant d'
it toujours, impas
és. Depuis bien plus long
de voir. Son cœur battait si fort qu'il résonnait jusque dans ses tempes, et pourtant, malgré
contentait de l'observer avec une intensité presque insoutenable. Comm
albutia Ava d'
ne une esquisse, effleur
tu veux, mais
dessinait devant elle. Tout son être criait au mensonge, au cauchemar, à l'illusion. Et pourtant
normal. Ce n'ét
es d'Ava autour de son visage. Le ciel au-dessus d'eux semblait plu
ominant de toute sa hauteur la j
va, mais je t'ai trouvée. Et
peur traver
tard po
er. L'air autour d'eux vibrait, saturé d'une force inv
ur f
gurante lacéra son esprit. Ava sentit so
ut devi