L'Héritière Maudite
ne pouvait plus ignorer les doutes qui se faisaient de plus en plus pressants dans son esprit. Zoé, avec ses silences étranges, ses réactions inattendues, ses fuites dans l'ombre... Tout ça
u'il refusait d'admettre. Chaque fois qu'il posait les yeux sur elle, chaque fois qu'il la voyait frémir ou se détourner, il sentait que quelqu
de Zoé était entourée de mystère, des murs invisibles semblaient se dresser à chaque fois qu'il tentait d'approcher trop près. Il avait entendu des rumeurs. Des murmures d
nt, mais il commençait à se demander si elle le lui dirait un jour. Peut-être qu'elle avait peur. Peut
archives familiales, des générations d'histoires s'étendant devant lui. Ses yeux se posèrent sur un dossier jauni, contenant des lettres et des documents vieux de plusieurs décenn
, les transformait en quelque chose d'autre, quelque chose de dangereux. Ces lettres détaillaient les changements physiques, les crises de rage incontrôlables, des comportements étrange
ait d'elle, d'une jeune héritière qui, comme les autres avant elle, devait faire face à un pouvoir destructeur, mais plus insidieux que jamais. S
apper à ce qu'elle est devenue. » Ses mains tremblèrent légèrement en tenant la lettre. Ce qu'il avait lu semblait trop incroyable, trop irréel pour être vr
s le dossier. Une question brûlait dans son esprit : et si Zoé avait raison ? Si ce qu'elle
. Mais les faits étaient là. Il ne pouvait pl
usque-là. Il savait que cela changerait tout. Il savait que ce serait le début de la fin. Mais il n'avait plus le
ouffle. La ville était silencieuse, mais l'air portait un frisson étrange. Théo se dirigea vers la maison de Zoé,
é. Elle se tourna brusquement en entendant ses pas. Il lut dans son regard un mélang
ix presque tremblante. Qu'e
, pesant chaque phrase comme u
Zoé. Et je sais que tu m'as menti. Mais il es
érité. Elle savait, il le savait. Et à cet instant, il sut que leur monde allait basculer. Tout ce qu'ils
ration, puis, d'une voix p
n arrière, Théo. Tu veux s
-même voulait les engloutir. Mais à ce moment précis, Théo n'avait plus peur. Par
ses pensées se transformant en une bourrasque de silence. Elle s'était préparée à cet instant, avait prévu ch
n héritage finirait par les détruire tous les deux. Mais la vision de ses yeux, le regard qu'il lui avait lancé lorsque tout était devenu clair entre
se formant à chaque seconde qui passait. Elle avait l'impression que son cœur se fissurait en mille morceaux à chaque batteme
téger quelqu'un d'un danger qu'il ne pouvait même pas concevoir ? Elle avait trop de secrets à cacher, trop de monstruosité ancrée dans son
poser un pied devant l'autre, ni à décider si elle devait lui dire la vérité ou s'éloigner sans rien dire. Elle savait ce qu'elle devait faire, mais ça ne la ren
pensées désordonnées, jusqu'à ce que finalement,
ers elle, comme si la terre elle-même était prête à l'engloutir. Et puis, elle le vit. Théo. Il marchait devant elle, inconscient du danger qui se cachait dans les ombres. Une créature, gigantesque et invisible, rôdait, att
l était là, sous son regard, tout près du danger, et elle ne pouvait rien faire pour l'arrêter. Une terreur gla
i perçait les rideaux, comme une lueur fragile dans un monde sombre. Elle n'avait pas besoin de se rappele
êt sans savoir qu'il était suivi, ne quittait pas ses pensées. Elle se leva d'un bond, se dirigeant vers la fenêtre. La lumière du matin filtrait à peine à travers les stores, m
, cherchaient une réponse qu'il ne pourrait pas obtenir de sa part. Elle le savait. Elle n'avait pas les mots pour lui expliquer ce qu'il venait de se passer
ne voix calme, presque douce, mais les yeux fixés sur elle d
ps. Il avait cette capacité de pénétrer son âme, de lire dans ses pen
isée par l'émotion qu'elle ne pouvait plus retenir. « Je.
it que tu me protégeais. Mais je suis ici, Zoé. Pas dans tes mensonges. Si tu veux que j
e larmes qui menaçaient de la submerger. Elle sec
aissant aucune place à l'évasion. « Et je sais que ça te fait peur. Mais n
l n'avait pas vu ce qu'elle avait vu dans son rêve, ce qu'elle craignait. Si elle r
a voix tremblante. « Je suis dangereuse,
s ses yeux. « Non. Tu ne peux pas m'éloi
esprit comme un éclair : peut-être que ce rêve, ce sentiment d'impuissance, étaient simplement des avertissements, des écho