L'Héritage d'Edmond
guait à nouveau cette silhouette, cette forme indéfinie qui se déplaçait avec une grâce presque surnaturelle. Les contours de la pe
ux client de la veille. La notion d'un changeur – cet être capable de se dissimuler derrière une apparence humaine – lui revint en mémoire. Une angoisse s
de service, jetant un regard en arrière pour s'assurer que personne ne la suivait. La nuit était calme, et seuls les échos lointains du trafic
quelqu'un se trouvait là. La silhouette ne bougeait pas, mais son regard semblait fixé sur elle, comme si elle connaissait tous ses secrets. Clara sentit une sueur froide per
mpression d'être suivie... » dit-elle d'un ton à
c une pointe d'inquiétude : « Clara, tu es sûre ? On n'a vu personne d
temps. Elle distingua vaguement les traits d'un visage indéfinissable, dissimulé sous un capuchon. Le regard de l'inconnu sembla
e quelqu'un me suit... » insis
soin, appelle la police, » répondit Robert,
ng. Chaque pas résonnait comme le battement d'un tambour dans son esprit, amplifiant la sensation d'être traquée
vie prit le dessus, et elle se retourna brusquement, son visage éclairé par la lueur froide d'un réverbère. La
vous ? Mont
estion. Puis, d'une voix calme et
Je suis simplement ici pour observer..
ontre elle comme un talisman protecteur. « Veiller sur quoi ?
murs, sur les ombres qui s'étendent bien a
sant Clara perplexe et sur ses gardes. Elle ne savait p
derrière un arbre. Le cœur battant à tout rompre, elle se précipita vers sa voiture, lançant un regard désespéré vers la direction
Mais aucun morceau ne parvenait à étouffer le bruit incessant dans sa tête : le sentiment d'être suivie, traquée par une force invisible
e ses mains moites. « Est-ce que cela a un rapport avec ces
ire de ses pensées fut interrompue par la sonnerie de son téléphone. Un message s'a
qu'elle vivait. Un indice supplémentaire dans ce j
par la sensation d'être constamment épiée. Chaque phares d'une voiture qui passait, chaque reflet dans le rétroviseur, semblait être le témoin furtif d'un regard inquisit
ea quelques messages avec Robert, qu
e tout va bien
tourne pas rond ce soir, » répondit-elle en
ce havre de souvenirs et de mystères, n'était plus qu'un point d'ancrage dans une réalité en pleine mutation. Les ombres, autrefois sim
souffle. La voiture, garée sous un réverbère vacillant, offrait un semblant d'abri temporaire. À ce mom
provenir d'un endroit indéterminé
t à toute allure. Un passant s'approcha, e
z-vous vu quelqu'u
les années, se contenta de sou
oiselle. Elles viennent pour rappeler que chaque lieu a son his
savait s'il s'agissait d'un avertissement ou d'un simple adage, ma
vante sur les murs des immeubles, éveillait en elle une alerte quasi permanente. Elle se demandait si, dans l'obscurit
traire, chaque minute passée sur la route semblait renforcer l'idée qu'elle n'était plus seule. Une sensation de t
'œil dans son rétroviseur : rien, si ce n'est le reflet de la nuit. Mais à peine avait-elle fermé la portière que la sensation de présence se fit plus forte. Un frisson parcour
e, espérant briser le silen
dans le murmure du vent. Le sentiment d'être traquée se
réfugiant dans la sécurité apparente de son appartement. Elle s'allongea sur son lit, le regard fixe vers le plafond, tentant de rassembler ses pe
de sa chambre, Clara
est-ce qui attire ce
rtissements qu'il lui avait laissés en héritage. Était-ce le destin qui s'acharnait sur elle ? Ou b
e, » murmura-t-elle en se
rès d'elle, dans lequel elle notait tous les détails de s
es dans l'ombre, regards insistants. Sentime
orme de réconfort, une manière de st
d et s'approcha prudemment. Dans le reflet noir de la vitre, elle distin
se, comme si le simple fait de poser la quest
ce de réponse ne fit qu'accentuer l'impression d'être la proie d'un jeu cruel. La nuit, auparavant si ca