Que les Douze nous protègent
r que ses portes semblent dater d'une autre ère. Le bois qui les compose est à la fois massif et vermoulu, prêt à supporte
s la large capuche de sa cape aux abords du garde féroce qui ne quitta pas des yeux sa
fois mystérieuse et routinière, ses
. Les orcs étaient des créatures humanoïdes à la peau verdâtre et épaisse, au teint terreux. L'expression de leurs visages était grave et il était rare de les voir sourire. De nature manipulatrice et vindicative, les orcs étaient souvent en guerre contre les autres peuples, contre les humains et les nains dans le nord du continent, contre les elfes dans le Sud. À Kalshahar, ils avaient réduit à l'esclavage les hommes noirs, une peupl
i rétablir l'ordre et la loi. Hardigan partit donc accompagné de son armée et entra dans Calista par la force des armes. La lutte entre les humains et les orcs dura plusieurs semaines. Les orcs les plus fortunés avaient
moins de deux mois dans cette cité qui représentait depuis des
ques, le roi Hatmuna déclara ce petit territoire indépendant, la ville avait besoin de beaucoup de ressources et devenait trop coûteuse pour le roi. Hardigan devint donc roi de Calista et des régions alentour. Ces dernières faisaient la fierté de ce roi que l'on disait juste et bon envers ses habitant
Antos par la mer. Contournant l'île de Japaan, il était arrivé à la cité de Havassil et avait poursuivi sa route vers Pritam, où la vie était plus clémente pour les étrangers. Il s'était alors installé à la capitale et avait peu à peu fait fortune dans l'artisanat. Salmy, qui avait grandi comme tous les petits Pritami, aimait se savoir différent des hommes. Bien que son apparence ne pût tromper les autres citadins sur ses origines, il avait des manières de gentleman et conversait d'une manière pos
uze Dieux tous les soirs avec Annabella, sa chère épouse et il pria si fort que ses prières furent finalement entendues et s'accomplit alors le grand miracle de la première vraie récolte. Comblé de joie, Grand-Père Salmy avait alors serré si fort sa femme dans ses bras qu'on
prit du malade dont le système nerveux se détraquait en quelques heures. La fièvre l'envahissait de surcroît d'un sentiment profond de mélancolie et de désespoir. En quelques jours, elle atteignait son paroxysme et poussait le malade à tuer ses proches et finalement à se suicider. Ainsi, il emportait son mal et sa mélancolie dans sa tombe, mais également ce qu'il avait de plus cher. Cet
urageux paysans qui avaient tout quitté pour refaire leur vie sur ces terres immenses. I
ce mais aussi de ses efforts, décida d
ls, un beau gaillard ! En effet, peu d'enfants avaient vu le jour sur ces terres depuis de nombreuses
femmes à la ferme. En échange de leur labeur, il leur assurait un foyer confortable et une journée libre était consacrée à l'apprentissage des prières et de la
. Plusieurs enfants naquirent durant les premières années. Ce fut le commencement d'un nouveau temps. La vie s'or
rière ouvrait sur le ciel et qui donnait accès à toutes les pièces de la maison. Les colonnes qui ornaient cette pièce étaient sculptées de motifs colorés et fleuris, des glycines, des bougainvilliers et des bignones s'y entrelaçaient et grimpaient jusqu'au pla
a être un brillant inventeur. Curieux et agile, il fabriqua des outils pour les paysans, une machine à compter pour sa maman qui s'occupait des finances, une machine pour fabriquer des briques sans l'aide de l'homme, ce petit garçon faisait la fierté de son père. Un
nd-père Salmy avait consolé son fils lui disant que les dieux donnent mais prennent la vie comme bon leur semble et c'est pour cela qu'il faut les craindre autant qu'il faut les aimer. Ils nous ense
nourrice, une voisine de Salmy qui venait de perdre son nouveau-né, et ce n'est qu'à force de patience et d'amour que le b
mêmes expressions spontanées, reflétant les sentiments sans hypocrisie, sans masque, cette mauvaise manie d'être
pas d'agacer les villageois. Elle poussait la porte de l'atelier où le vieil homme avait élu domicile. Il dormait dans cette vieille grange réaménagée en boutique d'apothicaire attenante à la maison familiale. Il y confectionnai
à obtenir parfois un passage assez grand pour y glisser le doigt. Chaque elfe était libre d'arrêter cette pratique dès qu'il le souhaitait, mais de manière générale, elle symbolisait la joie et l'
s étaient doux et mesurés. Jamais, il ne l'avait blessée et elle lu
l. Il l'incitait à toujours écoute
i aveugle que la r
e les expériences forgent des esprits habiles et qu'un esprit vif vaut mieux qu'un muscle solide car oui, Sinsaï avait
villageois étaient réunis sur la grande place et participaient au grand banquet donné en cette occasion, toutes les occasions étaient bonnes d'ailleur
es là, regarde ce
mi ses voisins réunis et vit
n chat ! s'e
capitale. Au garrot, les chats de Sanatan mesuraient un peu moins d'un mètre. Celui-ci semblait robuste malg
ait-il
s'agenouilla et remarqua que
e attaquer et mor
bras, au prix d'un certain effort tant l'animal était lourd. Ils l'amenèrent dans sa boutique. En chemin, Salmy aperçut Sinsaï qui accourait. Elle le cherchait, inquiète de ne plus le voir à la fête. En apercevant l'animal, elle fut s
plaie s'était infectée. Salmy craignait la septicémie. Il nettoya la blessure,
rès de lui et l'écouta respirer. Ses poils étaient noirs et brillants, aux reflets bleus. La poussière les avait rendus collants. Sinsaï glissa les doigts dans la fourrure douce et chaude et ressentit beaucoup de bien-être. Elle finit par s'endormir et au matin trouva l'animal éveillé. Il était resté al
r, son grand-père s'était habitué à voir le félin dans son ombre. Il appréciait beaucoup cet animal qui s'avérait très intelligent et plein d'élégance. Les villageois aussi avaient fini par accepter ce gros félin aux airs de fripons, allongé au soleil, se dorant le flanc en haut des marches de l'école. La petite fille de Salmy était décidément une enfant b
ments qui appartenaient à la même histoire. L'objet de ses songes était un jeune garçon, rebelle et assuré. Toutes les nuits la ramenaient à ses côtés. En spectatrice silencieuse, elle assistait à tous les épisodes de sa vie. Ils avaient le même
e mystère. Blacky était son seul réconfort. Il savait quand elle n'allait pas bien et venait se c
des êtres chers et aimants, mais que
graves dans la vie du jeune homme, des accès de colère, des instants de souff
me une enfant malicieuse, rêveuse et solitaire, perdue dans ses pensées ou dans un monde auquel seuls elle et son animal avaient accès. Les villageois disaient d'elle que les aïeux la hantaient et qu
saient à tort l'objet de superstitions parfois ridicules. On leur reprochait d'attirer le mauvais œil sur eux-m
, on avait mis en garde Algrim sur le fait qu'à force de jouer avec l'eau, on finit par se noyer. Sinsaï se moquait bien de toutes ces histoires. Elle et Blacky y passaient de nombreuses soirées et c'était lors d'une sieste là-bas qu'elle avait eu sa première vision. Depuis, elle avait compris ce que son père lui avait dit à propos de ce lac : il cherche toujours à commu
ts ancêtres. Il faut tendre l'oreille pour les entendre e
fler. Elle avait la sensation que ses poumons étaient des sacs percés. L'air qu'elle respirait n'avait plus aucune utilité et elle s'essoufflait sans pouvoir contrô
nt refusé. Blacky avait gardé les oreilles baissées, conscient qu'il était la cause de cette dispute. Sinsaï l'avait serré dans ses bra
nt le leu
ky et elle avaient passé deux heures à cueillir des fleurs pour composer les bouquets pour la fête de la mi-printemps. Elle courut dans l'eau e
s de l'eau. Le lac riait. Soudain, Sinsaï sentit son esprit se lasser et partir, elle savait qu'une vision s'annonçait. Elle appela à
hait quelque chose ou quelqu'un du regard. Algrim l'appela et Blacky se rua vers lui. Ses poils étaient mouillés. Il fit des zigzags dans ses jambes,
suivit Algrim qui ramena Sinsaï, à la maison. La jeune fille resta inconsciente et s'agita dans son sommeil. Elle délirait et prononçait des mots incompréhensibles. Algrim pleura quand Salmy lui annonça qu'il était incapable de la sortir de son inconscience. L'homme posa
i était arrivé, que Blacky était venu demander de l'aide après l'avoir sortie de l'eau. Sinsaï lui sourit, l'embrassa et remercia aussi son père de l'
souleva délicatement le rideau qui séparait sa chambre du reste de la maison. De peur
st papa, je p
cky, qui faisait un somme sur le lit, avait tendu l'oreill
tellement peu de bruit, j'
peur de te
dormai
ntra à son père la nouvelle paire d'anneaux que son grand-père lui avait o
re fois pour moi, papa. Mes tr
ite fille, dit Algrim
s années avaient filé. Il réalisa quel
me traites souv
? demanda-t-
, je t
bien que quelque
hés
arder. Dans leurs regards, je ne vois ni sympa
-ce que tu va
man. Il m'a expliqué comment elle nous avait quit
ndre sa fille parler
ta mère n'accepterait pas qu'on accuse qui que ce soit de sa mort et encore moins sa fille chérie. Les dieux l'ont rappelée à eux, on n'y peut rien, c'est ain
omis
, il se souvint tout de même à quel point sa fille était imprévisible et qu
onti
elque chose d'important. C
i, enfant, se moquaient d'elle à l'école et qui, atteignant l'âge de ce qu'on appelle la majorité chez les êtr
... dit-elle d
, c'est
s jamais sérieuse quand
la peine que je te dise qu'il
elle craignait la suite
m'a demandé
ens des propos de son père. Il lui fallut quelques secondes supplémentaires pour réaliser qu'avoir bientôt vingt ans constituait à la fois la fin de l'ad
une enfant et le mariage
e pour toi o
t toujours très
ser un chameau, je n'en aura
n, je n'ins
, elle fasse encore un malaise, comme celui qui l'avait plongée pendant de longues heures dans ce coma délirant. Il sortit sans
. Il s'assit auprès d'elle, comme il le faisait quand l'heure était au chagrin et qu'il lui faudrait déballer tous ses bons conseils et toutes ses bonnes prières qui réchauffent le cœur, mais qui dans le fond n'apportent pas d'autres solutions q
par quoi c
ssi.
nt fait de lui l'être le plus respecté de la région de Salma (Salmy dirigeait sa région et il lui avait donné son nom). À ce moment même, elle pensa qu'elle aurait aimé lui ressembler, mais ne pouvant être forte comme un homme, elle comprit q
je ne parle pas de grand-mère, mais de quel
rpris par ce
, parfois il valait mieux répondre ce que les gens on
tout prendre au premier degré, tu dois prendre du recul par rapport à
du à ma question, s
n'ont pour moi aucune importance. Et s'il m'arrive de rêver de ta grand-mè
our cette réponse sim
e seule et même personne, e
n, répondit-il, un pe
grand-père. Depuis de nombreuses années, j
ille, tel un médecin à son patient, espérant avoir déjà
de mon changement, mais mes tourments sont dus à mes visions, à rien d'autre. Blacky m'a toujours soutenue, aus
vantage sur c
u grandir comme j'ai vu grandir mes camarades, comme je me suis moi-même vue grandir. J'ai assisté à ses colères, à ses déceptions et aux moments forts de sa vie d'adolescent. Il ne sait pas
esça mais resta sile
is la verdure l'entoure, il doit s'enfuir dans un champ. Soudain, il me vient à l'esprit une sorte d'intuition, une pensée de danger... Puis vient la nette impression d'une chute et cette idée devient si forte que je me sens obligée de hurler pour empêcher le malheur d'arriver. Alors dans mon rêve, je vois ce jeune garçon qui n'entend pas mes cris de mise en garde, il se dirige dr
êves que de
ent important dans la vie de ce je
émotion dans la voix de sa p
u parles de lui comme é
ffirmer qu'il est aussi
ux-tu en êtr
s pas, mais
tu croire à de
e bon et digne de réussir. Ce que je veux dire c'est que la Nature regarde nos agissements et elle sait apprécier la sincérité qui est en nous et nous donne la force de continuer. Sans l'eau du lac, je serais devenue folle, c'est elle qui m'a conseillée de comprendre ce qui m'arrivait et de me poser les b
rqua un
ue ce soit. Surtout, n'en parle pas à
sté totalement muet pendant tout le réc
e de mieux connaîtr
mme un ami, un protégé, quelqu'un dont elle connaissait les malheurs, elle avait appris à a
quitté le village depuis mon enfance et je serai prob
ns sa jeunesse. Parle-moi de lui. Peut-être m'
toutes sculptées. Dans sa chambre, son lit est très haut. Quand il était petit, il devait sauter pour monter dessus. Sa maman a des cheveux blonds et longs, lui est brun comme l'était son père. Je sais que son père est mort très récemment. Il s'agit d'ailleurs de mon tout dernier rêve. J'ai assisté aux funérailles. La tristesse que le jeune homme dégageait était extrêmem
s'était décomposé par l
voir de telles choses sans être qual
uis, une fois installé dans les régions de Calista, pour plus d'hygiène, il avait conseillé à ses v
vivre certainement dans la région de Pritam où dans une ville
rigant, il ne pouvait s'agir que d'un noble ou d'un riche marchant étan
Elles ne pouvaient guère
ge, pensa le
re, tu m'é
et vit sa petite-fille fu
, je pensais à ta grand-
tout ce que j'ai dit ? se rési
t toutes ces histoires ont fatigué mon cer
d'un geste mal assuré, s
e, tu as bien fait de refuser la demande de Kelzim,
Déçue d'avoir ouvert son cœur, pensant obtenir une aide précieuse, elle se promit