“PROLOGUE « Mon fils n'envie personne dans ta vie. Ne sois pas pressé. Je sais que c'est difficile de trouver du boulot actuellement dans ce pays mais tôt ou tard ça viendra. N'échange jamais ta dignité, ton éducation, ta foi pour quoi que ce soit. Surtout ne vend jamais ta dignité pour l'argent. Aies toujours confiance en toi et dis toi tant que y'a la vie, il y'a toujours l'espoir ». Les propos de ma mère quand j'venais de terminer mes études. Je m'appelle Chérif (nom d'emprunt bien sur). J'ai la trentaine et j'suis un V.A.U.C (Victime des Années à l'Université pour Chômer). Ma mère n'a ménagé aucun effort pour ma réussite. Elle est une brave dame et elle n'a jamais cessé de m'encourager. Malheureusement, un bon travail tarde à venir. J'ai collectionné des stages les uns après les autres sans être embauché. Le pire, c'est la maman qui me donnait le transport. Ne pouvant plus accepter que maman ne vit que pour moi avec son âge avancé, j'ai arrêté les stages et j'faisais de petits boulots. J'me suis lancé dans la vente du café Touba dans le coin du quartier en premier temps avant d'ajouter des beignets. La place était occupée aussi par d'autres vendeuses, y'avait Mère Nabou (vendeuse de Tiéré "Couscous", Mère Bator (vendeuse d'arachide "Guerté khott"). Une complicité s'est liée entre nous. Nous étions comme une famille. J'ai fini par faire la connaissance de Néné la fille de Mère Nabou. Une jeune fille bien éduquée, gentille, calme et posée. Avec le temps, j'suis tombé amoureux d'elle pour différentes raisons que j'évoquerai dans l'histoire. Au fil du temps, j'ai rencontré Diary, une fille qui est tombée en panne avec sa voiture devant notre lieu de travail tard dans la nuit. J'ai aidé à dépanner en appelant le mécanicien du quartier qui était un ami à moi. Elle était contente et nous avions échangé nos contacts. Avec le temps, elle est devenue proche de moi et me donnait de temps en temps un coup de main. Cette connaissance allait bouleverser ma vie paisible et simple que j'avais auparavant. Elle a fait changer le discours de maman. « Tu ne peux pas et tu ne dois pas rendre nul les efforts consentis durant des années dans la maison de ton père. J'ai sacrifié ma vie pour vous et il est temps que vous me rendez l'ascenseur. Tu ne peux pas rejeter cette belle opportunité qui vient à nous. J'vais voir si tu tiens vraiment à mon bonheur ou tu vas imposer ton égoïsme ». Tels sont les propos de ma mère à mon encontre. L'argent, encore l'argent, toujours l'argent, il a encore fait des dégâts. « Quand l'argent parle parfois la raison se tait pour l'écouter ». Bref, vous aurez les détails. Merci à Nandité d'avoir accepté de partager mon histoire.”