L'Organisation - Première partie

L'Organisation - Première partie

Leïla Arts

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Chapitres

Alors que l'Homme s'éloigne de ses croyances pour embrasser une nouvelle religion, les dieux, se sentant trahis, laissent déferler des vagues d'attaques invisibles orchestrées par les démons. Invisibles ? Pas pour tous. Certains voient ce qu'il se passe. Ils forment l'Organisation. Rejoignez nos héros dans ce monde qui semble toucher à sa fin... Couverture par @ronald_bousseau_illustrations (Instagram / Facebook)

Chapitre 1 Le commencement

Bromir court à travers les couloirs. Il n'a pas une minute à perdre. Il se demande encore pourquoi il a décidé de partir pour cette mission. Il savait pourtant que ce n'était pas le moment.

Un cri traverse la demeure.

- Vite, vite, vite. Je te jure que si tu loupes ça tu vas le regretter, se dit-il à lui-même.

Il accélère le pas, l'angoisse au ventre. Il n'aura jamais couru aussi vite de sa vie. Et pourtant dans certaines circonstances, il aurait peut-être fallu... Les murs sombres défilent sur son passage sans qu'il n'ai le temps d'en apprécier les détails. Même les portraits, pourtant immobiles, semblent être bousculés.

- BROMIR ! Où es-tu ?

Un frisson lui parcourt le dos lorsqu'il l'entend prononcer son nom. Il va avoir des problèmes s'il n'arrive pas à temps. Il le sait.

Enfin, la porte sculptée apparaît. Il l'ouvre avec fracas et fait sursauter les personnes présentes dans la pièce. Toutes sauf une. Bien trop occupée pour se préoccuper de ce genre de bruit. Il ne prend pas le temps de refermer la porte derrière lui et entend alors une femme grommeler. Il s'excuse tant bien que mal et se précipite auprès de celle qui l'attendait impatiemment.

- Enfin ! J'ai bien cru que tu n'arriverai jamais.

- Allons Lénia, tu sais bien que rien au monde n'aurait pu m'empêcher d'être là ce jour ! Je serais revenu d'outre-tombe s'il avait fallu.

- Ne parle pas de ça maintenant !

- Oui, oui désolé. Comment te sens-tu ?

- Mal. J'ai l'impression...

Son cri l'empêche de continuer sa phrase. La douleur se ressent sur son visage.

- Ça va aller ma chérie. Allez.

- Allez, allez... J'aimerai bien t'y voir !

- Euh non, merci, sans façon.

- Évidemment...

- Allez, Madame. Une dernière fois et ça devrait être bon. Un dernier effort.

Bromir prend la main de sa femme pour l'encourager. La jeune femme fournit tous les efforts nécessaires pour en finir. Cette sensation d'être déchirée commence à lui être insupportable. Soudain, un nouveau cri retentit. Le soulagement. Alors toutes les personnes autour du couple s'activent pour faire au plus vite. En un rien de temps, Lénia se retrouve avec son enfant dans les bras. Un large sourire s'affiche sur le visage du nouveau père.

- C'est une fille, annonce alors la sage femme.

- Bromir, comment veux-tu l'appeler ?

- Que dirais-tu de Sania ?

- C'est parfait. Sania, bienvenue parmi nous.

Le couple affiche leur bonheur en présentant leur fille à tous ceux qu'ils croisent. Cette enfant est adorée par tous car elle représente le futur de leur groupe. Elle reprendra le flambeau de son père plus tard. Ainsi le voulait la tradition.

La vie reprend rapidement son cours. Lénia, cependant, est moins présente aux réunions. Mais personne ne trouve rien à redire à ça.

La petite Sania grandit entourée par toute l'Organisation. Elle a des précepteurs pour lui donner des cours, différents maîtres pour lui apprendre différents arts de combats, que ce soit à main nue ou avec des armes, et sa famille pour le soutien et l'amour. Bien que cette enfance soit particulière, elle est heureuse.

Son père part souvent en mission. Elle ne sait pas pourquoi, ni même ce qu'il y fait, mais elle ne s'inquiète jamais car il revient toujours et cela fait partie de son quotidien. Durant ces absences, c'est sa mère qui dirige le groupe. Dans ses yeux d'enfant, Sania trouve ça impressionnant. Elle dit donc à qui veut bien l'entendre que plus tard, elle sera comme sa maman, une dame admirable. Cela fait rire tous ces adultes qui l'entourent mais sa mère, elle, est fière de sa fille et lui affirme sans détour que oui, c'est ce qu'il va se passer.

Mais ce qui est encore plus important pour cette enfant, c'est Malec. Ce jeune garçon, de 3 mois plus jeune qu'elle, qui est toujours présent à ses côtés. C'est son meilleur ami depuis toujours et c'est parfait.

Ils font tout ensemble : les cours, les combats, les bêtises, dormir. Tout ce qui comble ces petites têtes blondes. Lorsqu'on en voit un quelque part, on sait déjà que l'autre n'est pas loin.

La mère de Malek est morte en couche. Il lui reste donc son père, mais celui-ci part toujours avec Bromir. Ainsi, quand il est absent, l'enfant se trouve seul. Cependant, Lénia ayant été une amie de la défunte et ayant vu ce petit venir au monde, elle s'occupe de lui comme si c'était son fils. Elle l'aime comme elle aime sa fille et est heureuse de les voir si proches tous les deux. Ils pourront toujours compter l'un sur l'autre.

Les années passent, et Sania et Malec grandissent, devenant de redoutables stratèges et combattants. Ils passent leur temps à s'entraîner ensemble. Ils dépassent le niveau des autres jeunes de leur âge et sont donc admirés par certains, et jalousés par d'autres. Sania a grandit en aillant en tête qu'elle sera la prochaine dirigeante de l'Organisation. Elle prend cette tâche à cœur et se doit d'être la meilleure pour les représenter au mieux et surtout les protéger au besoin. Son but est de surpasser son père pour qu'il soit fier d'elle. Elle ne s'imagine pas un seul instant faillir à sa tâche. Cela l'anéantirai.

Quant à Malec, lui veut seulement être le meilleur pour rester auprès de Sania. Bien qu'il la taquine toujours avec ça, il l'aime vraiment et ne se contentera pas de rester son ami. Maintenant qu'ils ont 16 ans, il savent qu'ils partiront bientôt pour leur première mission et il fera tout pour la protéger. Il irai jusqu'à donner sa vie contre la sienne.

Bien qu'ils soient l'élite des étudiants, ils n'en restent pas moins des adolescents. Ils s'amusent, rient et parfois, font les quatre cents coups, en général tous les deux mais également avec les autres. Au grand dam des parents. Mais pour le moment, Sania s'ennuyant ferme, elle a entraîné Malec dans un entraînement qui ne lui donne que peu d'entrain.

- Eh ! Tu rêves ou quoi ? Ça fait 5 minutes que tu restes les bras ballants.

Malec reprend ses esprits et se tourne vers la voix qui l'interpelle.

- Je pensais à toi ma belle. Tu sais bien que tu occupes toutes mes pensées.

Il lui fait un clin d'œil. Sania lève les yeux au ciel mais ne peut s'empêcher de sourire.

- Ce n'est pas le moment Don Juan. On doit s'entraîner. On ne sait pas quand on devra partir.

- Tu as raison ! Pardonne-moi Milady, je vais rester concentré.

Sania fait une grimace en entendant ce "surnom" qu'il aime lui donner pour l'embêter. Une lueur de défi apparaît dans son regard. Il l'a fait exprès ! Il va le regretter.

Épée en main, Sania avance doucement. Malec, lui, fait quelques pas, sûr de lui, tout en faisant tourner son épée. Un attroupement commence à se former autour d'eux. Un combat entre les deux meilleurs élèves attire toujours du monde, aussi bien leurs camarades que les adultes expérimentés.

Ils se font face, et comme le voulait la tradition dans l'Organisation, ils percutent doucement leurs lames pour signifier un combat amical. C'est alors qu'ils commencent l'affrontement. Leurs gestes sont fluides et rapides, sans pour autant perdre en puissance. Sania a une posture offensive et tente de prendre le dessus sur son adversaire en ne lui laissant pas le temps réagir. Mais Malec connaît cette technique et garde une posture défensive jusqu'à ce qu'il trouve la faille. Elle lève les bras pour attaquer. C'est le moment. Il prend appui sur ses deux pieds et porte un coup de poing dans les côtes de la jeune fille. Elle est surprise mais grâce à sa rapidité d'action, elle ne prend pas le coup à pleine puissance. Elle s'écarte comme elle peut, chancelant légèrement. Un léger sourire en coin apparaît sur le visage du jeune homme et des gloussements se font entendre parmi les spectateurs : le fan club de Malec. Car non content d'être le n°2 des étudiants, il est en plus vraiment très beau avec ses yeux bleus clairs qui ressortent incroyablement sur sa peau mate et ses cheveux noirs qui retombent en une mèche rebelle sur son visage. Sans parler de son corps assez large et musclé dû aux entraînements... Ces groupies ont le don d'agacer Sania au plus haut point. Il le sait et en joue souvent. Il tourne son regard sur ces filles et leur envoi un baiser avec la main. Elle émettent toutes un petit cri strident insupportable tandis que les hommes présents se mettent à rire pour se moquer de la situation. Sania fulmine.

- Tu es sérieux là ? Si tu ne prends pas ce combat au sérieux je m'en vais.

- Mais non voyons, reste avec moi ! Tu es la seule qui compte tu le sais bien.

C'est la phrase de trop. Sania fond sur lui et attaque de toutes ses forces. Malec pare le coup tout en grimaçant légèrement. Il savait qu'elle s'énerverait mais il est surprit par la force déployée. Le combat s'amplifie et il est difficile de déterminer qui sera vainqueur. Des paris commencent à faire le tour de la foule, notamment chez les plus âgés. Alors que Sania commence à fatiguer, Malec semble en parfaite forme. Ou peut être cache-t-il bien son jeu...

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

Une grosse voix tonne, faisant se retourner tout le monde et stoppant le combat. Bromir vient d'arriver et analyse la situation. Il observe les deux jeunes en sueur et essoufflés et il soupire, exaspéré. En effet, tout est clair pour lui.

- Sania, Malec, venez avec moi.

Les deux combattants se regardent, incrédules, et suivent le chef dans son bureau.

Ne comprenant pas pourquoi ils auraient attisé la colère du patriarche, ils ne disent rien du trajet. Seuls quelques échanges de regards interrogateurs fusent entre eux. Bromir les fait entrer et ferme la porte derrière eux.

- Asseyez-vous.

Tout le monde prend place sur un siège. L'ambiance est lourde. Les deux amis scrutent la pièce, ne souhaitant pas regarder Bromir. Un imposant bureau se tenait sur le mur du fond, dos à une large fenêtre. De nombreux ouvrages ornent le murs sur la gauche quand une carte du lieu d'habitation orne celui de droite jusqu'à la porte d'entrée. Et enfin dans l'angle lorsque l'on entre se trouvent les fameux trois sièges dans lesquels ils sont installés, entourant une petite table basse en bois sculpté. Le père se tient face aux adolescents, les mains liées devant son menton.

- Bien. Vous faisiez quoi là ? Vous vouliez vous entre tuer ou quoi ?

- Euh non. C'était un combat amical, papa. Tu voyais bien que tout le monde était là. Ils nous auraient arrêté si ça avait été trop loin.

- Hum. Bref ce n'est pas pour ça que je voulais vous voir.

L'incompréhension se lit sur les visages des adolescents. Est-ce qu'il a découvert une bêtise qu'ils auraient faite mais oubliée ?

- Vous viendrez en mission avec moi la semaine prochaine.

Leurs yeux s'écarquillent, mélangeant excitation et inquiétude. L'homme toise ces enfants de son seul œil valide.

- C'est une mission simple. Une ville aurait été visitée par un diablotin. Rien de bien dangereux mais je veux vous voir sur le terrain. Nous ne serons que quatre. Soyez prêts.

Ils hochent la tête en signe d'approbation.

- Parfait. Vous pouvez y aller. Mais ne vous blessez pas ou tout autre stupidité du genre d'ici là !

- Promis !

Une fois hors de la pièce, ils se précipitent dans leur cachette et explosent de joie. Enfin !

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