Une passion inattendue

Une passion inattendue

DoLin

5.0
avis
23K
Vues
49
Chapitres

Ethan est un homme qui a tout pour plaire plein de charme. Il en joue très bien auprès de la gente féminine. Le vrai coureur de jupons par excellence. Les relations sérieuses ? Très peu pour lui. Mais voilà à 27 ans il se voit contraindre par sa famille de se ranger. C´est alors que lui vient l´idée de proposer un accord à Johanne, barmaid dans un club : feindre le grand amour. Ils n´avaient pas prévu être autant attirés l´un par l´autre. Se laisseront-ils portés par la passion, leur désir ou au contraire feront-ils le choix de la raison.

Chapitre 1 I.

Johanne

Il est 18 h 30 et dans une heure, je dois prendre mon service au club. Je descends de la trame. L'odeur horrible de la gare me prend à la gorge. Comme à son habitude la station est bondée. Heure de pointe. Cela ne m'avait pas manqué du tout. Je ne parierai plus jamais contre Ryan, ce petit filou. Tout ceci à cause d'une partie de poker. Une mauvaise main tu parles ? J'ai joui de malchance pendant presque toute la soirée. Et à court d'argent, je me suis quand même laissée convaincre par une dernière partie pour prendre ma revanche. Revanche que j'ai demandée, presque suppliée les deux dernières fois en me répétant que ce serait ma chance. Mais cette fois, il m'a convaincu de parier le fait que je me déplacerais en métro dans cette immense ville et lui réquisitionnerait ma voiture pour une journée. Bourrée comme j'étais, je n'ai pas vu de piège. -Ou alors qu'inconsciemment, je veux passer ce test du métro pour enfin me décider à mettre ma voiture en vente afin d'éponger une partie de mes dettes.-

À vrai dire je n'avais bu que deux verres de ce vin rouge italien qu'il nous a apporté à l'appartement. Je préfère rejeter la faute sur un verre de trop que de faire face à ma stupidité ou mon obstination. De toute manière, cela ne change rien au fait que je me suis laissée tenter. Et à chaque pas vers la sortie, je regrette cette soirée tout en maudissant monsieur La Chance. Je n'aurais aucune pitié pour lui le week-end prochain. Et je compte bien le battre cette fois.

Une mélodie délicieuse me sort de mes réflexions. Je tourne la tête de gauche à droite afin de trouver l'instigateur de ce son. Je l'aperçois près des marches. Il est là. Une jeune artiste, ses cheveux verts couverts d'un bonnet qui joue de la guitare. Je m'arrête un instant pour profiter de la mélodie dans le style Billy Ray Cyrus. Elle est douée. J'enfonce ma main dans la poche de mon manteau et ressort un billet de 20 dollars que je dépose dans son chapeau. Elle me sourit avec ravissement et opine du chef. Ce doit être son meilleur pourboire de la journée. Je pense que l'on devrait payer pour profiter de l'art surtout quand il est aussi beau et nous fait un si grand bien. Je crois que cet air, c'est la première chose qui me fait sourire depuis plusieurs mois. Un vrai sourire, pas un de ceux crispés ou tristes que je lui offrais à l'hôpital pour qu'elle ne s'inquiète pas trop. Depuis son départ... Il ne faut pas que j'y pense.

Je dois garder la pêche de ce petit moment. Je me remets en route pour mon travail. J'émerge de la station, un vent sec me fouette le visage. Je resserre les pans de mon manteau. C'est la fin de l'hiver, mais les températures sont toujours aussi capricieuses. Pour chasser la peine qui commence à me regagner, je ferme les yeux puis j'inspire profondément. Entre la fumée des cigarettes et les fumées des tuyaux d'échappement des véhicules, l'air est pollué, mais on s'en accommode dans une grande ville comme New York. Les voitures, les passants qui ont constamment le nez sur leurs téléphones. Ou alors les touristes dont le nez pointent vers le haut admirant les immenses gratte-ciel. Tout est commun rien n'a changé, c'est tout ce qui fait New York. Alors je décide de faire fit du tumulte en moi. Je regarde ma montre 18:53. Il faut que je me presse. Mon service, je dois le prendre dans une demi-heure environ. Bon je me hâte sur le trajet en évitant de renverser quelques étourdis. Il me faut 20 minutes pour arriver à destination. J'entre par l'avant saluant Mike, l'un des videurs au passage. Je rentre, Sylvia est déjà là derrière le comptoir. Elle attend l'ouverture. Elle est en pleine discussion avec le manager. Il doit certainement lui demander où je suis passée. Elle me voit et me fait des signes discrets pour dire qu'elle me couvre. Je file à l'arrière-salle puis dépose mon sac et mon manteau. Je passe par les toilettes pour arranger mon apparence. Une chose importante quand on bosse dans le secteur de la nuit surtout serveuse. J'arrange le décolleté de ma courte robe noire à pois rouges à col rond et à lacets coupe cintrée. Sans oublier le bas évasé et mon sublime dos nu. Une vraie pin-up rock. Elle n'est pas vulgaire, mais attrayante. J'adore. Je ne crains pas de mains baladeuses, car je reste uniquement derrière le bar. Puis c'est au tour de mes cheveux et de mon maquillage dans les tons du jour. Une fois que je suis satisfaite, je m'en vais rejoindre Sylvia derrière le bar principal. Nous nous entendons bien. Si je ne me fermais pas ostensiblement aux autres, nous pourrions même devenir des amies. Aujourd'hui c'est là que je travaille aussi. Je m'avance vers elle et elle me sourit. Je le lui rends. Elle ne me fait pas la bise, je n'apprécie pas trop les contacts physiques inutiles. Elle le sait. C'est pour ça que je l'aime bien. Enfin, ça et ses cheveux bleus. Ils changent au gré de ses envies. Elle porte une petite robe noire qui met en valeur ses formes métisses. Elle est vraiment belle. Elle porte des hauts talons. Je me demande bien pourquoi, vu qu'elle aussi sera derrière le bar et debout toute le nuit. Même avec ces chaussures de quelques centimètres, plus hautes que les miennes, elle m'arrive aux épaules. Normal, je suis très grande.

-Salut Jo. Comment tu vas aujourd'hui ?

-Salut Sylvia. Je vais bien et toi ? Est-ce qu'Andrew a remarqué mon léger retard ? Je demande en nettoyant le comptoir pour avoir quelque chose à faire. -Tu sais comme je suis. Toujours d'attaque. Et pour Andrew tu sais comment il est, quelques caresses sur ses bras, des yeux de biche et tout est oublié.

-Merci, tu es merveilleuse.

-Pas si vite. Ça te coûtera un café de mon coffee shop préféré. Me taquine-t-elle avec une tape sur l'épaule.

Je fais de mon mieux pour qu'elle ne s'aperçoive pas de mon mouvement de recul. Parfois, j'oublie à quel point elle peut être tactile avec moi. Surtout qu'elle est à fond sur moi. Elle est branchée filles à 100 %. Cela ne l'empêche pas de jouer de ses charmes avec les hommes comme ce pauvre Andrew, que je pense vraiment mordu. Tellement amoureux qu'il a quitté sa petite amie pour lui prouver la profondeur de ses sentiments. Trop kitch. Il a dû oublier qu'on ne quitte pas la personne qui nous aime pour celle que l'on aime parce qu'elle nous quittera pour celle qu'elle aime. Les tenues de Sylvia font aussi forte impression auprès des clients notamment masculins parce que ce sont eux qui donnent les meilleurs pourboires. Je pars me mettre à l'autre bout du bar. Les premiers clients commencent à arriver.

Continuer

Inspirés de vos vus

Le Contrat avec le Diable : L'Amour enchaîné

Le Contrat avec le Diable : L'Amour enchaîné

Seren Nightingale
5.0

J’ai regardé mon mari signer les papiers qui allaient mettre fin à notre mariage, pendant qu’il envoyait des textos à la femme qu’il aimait vraiment. Il n’a même pas jeté un œil à l’en-tête. Il a juste griffonné sa signature nerveuse et acérée, celle qui avait signé les arrêts de mort de la moitié de Marseille, a balancé le dossier sur le siège passager et a tapoté à nouveau son écran. « C’est fait », a-t-il dit, la voix dénuée de toute émotion. Voilà qui était Dante Moretti. Le Sous-Chef. Un homme capable de sentir un mensonge à des kilomètres, mais incapable de voir que sa femme venait de lui faire signer un décret d’annulation, dissimulé sous une pile de rapports logistiques sans intérêt. Pendant trois ans, j’ai frotté le sang sur ses chemises. J’ai sauvé l’alliance de sa famille quand son ex, Sofia, s’est enfuie avec un civil. En retour, il m’a traitée comme un meuble. Il m’a laissée sous la pluie pour sauver Sofia d’un ongle cassé. Il m’a laissée seule le jour de mon anniversaire pour boire du champagne sur un yacht avec elle. Il m’a même tendu un verre de cognac – sa boisson préférée à elle – oubliant que je détestais ça. Je n’étais qu’un bouche-trou. Un fantôme dans ma propre maison. Alors, j’ai arrêté d’attendre. J’ai brûlé notre portrait de mariage dans la cheminée, laissé mon alliance en platine dans les cendres et pris un aller simple pour Genève. Je pensais être enfin libre. Je pensais m’être échappée de la cage. Mais j’avais sous-estimé Dante. Quand il a finalement ouvert ce dossier des semaines plus tard et réalisé qu’il avait renoncé à sa femme sans même regarder, le Faucheur n’a pas accepté la défaite. Il a mis le monde à feu et à sang pour me retrouver, obsédé par l’idée de récupérer la femme qu’il avait déjà jetée.

Dette de Plaisir: J'ai payé le Milliardaire

Dette de Plaisir: J'ai payé le Milliardaire

Moon
5.0

Vespérine vit dans l'ombre, composant secrètement les plus grands succès de la pop star Sereine sous le pseudonyme d'Iris. Mariée à Julien D'Argent, elle pense avoir trouvé un refuge, ignorant que son talent est pillé et son identité effacée par l'homme qu'elle aime. Tout bascule lorsqu'elle découvre que son mariage n'était qu'une manœuvre cruelle de Julien pour la distraire pendant qu'il dépouillait l'entreprise de ses parents. Elle réalise avec horreur qu'il la trompe avec Sereine et qu'il a orchestré la ruine de sa famille pour s'emparer de leur héritage. Chassée de son propre foyer et privée de ses comptes bancaires, Vespérine devient la cible d'une campagne de haine mondiale lancée par Sereine. Accusée d'extorsion et traquée par les paparazzis, elle se retrouve seule dans un motel miteux, tandis que Julien utilise la mort tragique de ses parents pour tenter de l'emprisonner à nouveau. Elle ne comprend pas comment l'homme en qui elle avait placé toute sa confiance a pu transformer sa vie en un tel enfer. Pourquoi l'avoir piégée dans cette union mensongère alors qu'il préparait déjà sa chute et le vol de son identité artistique ? Prête à tout pour obtenir justice, elle s'allie avec Damien, le frère ténébreux et redouté de Julien. En découvrant le secret médical de cet homme puissant, elle décide de devenir son unique remède : Iris va enfin révéler son vrai visage pour détruire l'empire de ceux qui ont volé sa voix et sa vie.

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre