The Blood Of Rose 【TOME 1】

The Blood Of Rose [TOME 1]

Nako

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Chapitres

Croyez-vous à l'impossible ? Aux diverses légendes qui traversent le monde ? Imaginez-vous voir votre monde être bouleversé, tout ce que vous pensiez connaitre n'en est rien. Entrez dans un monde dépourvu de lumière. Laissez votre imaginaire au creux de mes mains, je vais vous guider et vous conter l'histoire de Rose.

Chapitre 1 CHAPITRE I - |Une nouvelle ère|

Huit heures, quand le réveil de Rose retentit. Non pas pour la sortir de son sommeil, mais pour la prévenir de l'arrivée de son bus qui est maintenant plus qu'imminente. Des cartons trônent un peu partout dans l'appartement, et la brune grimace en voyant ceux-ci ; comme si c'était le premier déménagement. Si seulement, pensait-elle. L'heure de la rigolade est terminée, et ces dernières semaines devant ce paradis qu'est Netflix aussi.

La jeunette abordait un look bien à elle. Elle estimait pouvoir porter ce qu'elle désirait, sans aller dans l'excès.

En sortant de la salle de bain, elle avance jusqu'à la cuisine ouverte, ou sa mère se tient déjà, une cuillère à la main, dégustant son petit déjeuner. Les deux femmes ne se ressemblaient en rien et peut-être que la décoloration de la plus âgée jouait beaucoup. Sa mère était extravagante. Leurs traits différaient aussi ; un visage si petit, et des yeux pétillants, tandis que les mirettes de sa tutrice étaient grandes. Se rendant compte que sa fille n'avait pas prévu de parler, elle lance les festivités la première.

Mère : Bonjour ma chérie. Comment vas-tu ? Pas trop stressée pour ta première journée dans ton nouveau lycée ?

Rose : Et bien non. Et puis tu sais ; je ne suis plus une enfant.

Mère : Je le sais bien, mais ça arrive à tout le monde de paniquer pour sa première journée.

Rose : Il n'y aura pas que moi qui sois nouvelle. Du moins, je l'espère.

Mère : Peut-être.

Rose : Maman... Elle me manque.

Mère : Je sais, à moi aussi.

Les yeux de la jeune femme brillent quelque peu, et elle décide de les fermer quelques longues secondes pour simplement reprendre ses esprits et tenter la positivité (chose qu'elle maitrise peu).

Rose : Bref.

Mère : ... Cesse de penser à cela.

Rose : Plus facile à dire qu'à faire, c'est ta fille. Pourquoi rien ne semble te toucher ?

Mère : Je dois me montrer forte pour toi. En attendant, tu devrais y aller. Ne te met pas en retard pour ton premier jour !

Rose : Oui, tu as raison. Dis, je peux prendre les croissants ? Je les mangerais en route !

Mère : Bien sûr. Passe une bonne journée, tu me racontes tout ce soir ?

Rose : Oui promis ! A ce soir maman.

Un léger baiser sur le coin de la pommette de sa mère, puis, la jeune femme d'un petit rictus quitte son habitation pour se retrouver dans les rues quelques secondes plus tard.

Elle s'estimait chanceuse d'avoir une mère comme cela, à l'écoute, et si protectrice. Sa sœur était aussi ainsi, attentive à ses moindres besoins, mais, cela faisait maintenant deux ans, qu'elle n'était plus de ce monde.

Rose se dirigeait à l'arrêt de bus, quelques minutes passèrent. Le bus arriva et elle se retrouva assez vite dedans. Le trajet n'était pas si long ; dix minutes. Mais, aucune place assise, alors, il fallait bien patienter pendant le voyage.

Elle sort son téléphone, et pianote dessus pour charger l'une des musiques qu'elle préfère : quoi de mieux pour se détendre ?

Mais elle remarque bien vite les regards très déplacés sur sa personne. Ses vêtements ne convenaient pas ? Elle portait une jupe, en simili cuir, assez longue, jusqu'aux genoux, ainsi qu'un chemiser un peu « rock », et une veste en jean. Des petites chaussures à talons, rien d'extravagant, juste de l'élégance et du style. Oui, elle sortait un peu du lot, mais pas de quoi être vulgaire. Pas d'uniforme obligatoire, pourquoi je ne me ferais pas plaisir ? Songeait-elle, en soupirant.

Durant le trajet, le chemin menait près de l'immense forêt qui se tenait aux côtés de la ville. Au loin, elle parvient à apercevoir un visage. Au pied d'un arbre, légèrement dans la pénombre. Et sur le moment, elle est presque sûre de voir les yeux de cet être briller d'un rouge, ou orange vif. Une sensation d'insécurité s'empare d'elle, puis, elle en vient à penser qu'elle a purement mal vu. Ou peut-être un animal ? Ce moment n'avait duré que quelques secondes mais cela avait quand même réussi à assiéger son esprit de millier de questions, si bien qu'elle n'arrive plus à fixer autre chose que tous ces arbres. Qui était-ce ? Ou quoi ?

Soudain quelqu'un la sort de ses rêveries, et tapote sur son épaule gauche.

C'était une fille avec un sourire radieux et des cheveux magnifiques blonds, très longs et ondulés. Ses écouteurs disparaissent de ses oreilles, pour pouvoir l'entendre lui parler.

Inconnue : Coucou toi. Moi c'est Rin, je suis curieuse de savoir qui tu es ; j'aime bien ce que tu dégages.

Rose : Je... d'accord ? Merci ? Je m'appelle Rose. Ravie de te connaitre... Rin. C'est mignon tout plein.

Rin: J'étais au fond du bus, et je t'ai aperçu. J'aime beaucoup tes vêtements, il fallait que je te le dise. Et merci. Même si ce prénom m'a valu pas mal de moqueries quand j'étais plus jeune.

Rose : Tu t'adresses à une personne qui porte le prénom d'une fleur, alors, comment te dire que... j'ai l'habitude ? C'est sympa, ce compliment sur mes vêtements.

Rin : Club des prénoms cool mais qu'on n'assume pas forcement ? Elle lève sa main comme pour montrer un signe de rébellion. Ici tout le monde porte la même chose, à force c'est barbant. Mais toi tu es tellement originale.

Rose : C'est gentil. Alors tu habites ici depuis longtemps je présume ?

Rin: Exact. Toi tu viens d'emménager dans le sublime appartement près du grand parc ? Celui avec la plus grande des terrasses ?

Rose : Oui, comment tu le sais ? Tu m'espionnes déjà ?

Rin : Non, pas du tout, c'est juste que j'habite dans cet immeuble. Et ma mère m'a dit qu'ont avaient de nouveaux voisins. Avec une fille de mon âge. Le monde est minuscule, n'est-ce-pas ?

Rose : Ah, je comprends mieux.

Rin : Tu n'es pas stressée ?

Rose : Non pas du tout. Pourquoi ? Je devrais ?

Rin : Mh, c'est à dire qu'ici... les nouveaux sont rares.

Rose : Ah bon, pourquoi cela ?

Rin : Oh, alors tu ne le sais pas ? Le lycée n'accepte que les excellents élèves et aussi il n'aime pas prendre des personnes qui coupent leur scolarisation pour venir dans un autre lycée. Tu dois être vraiment intelligente.

Rose: J'aime beaucoup étudier, je dois l'avouer. Mais ce que je préférais, c'était le temps accordé aux loisirs dans mon ancien établissement.

Rin : Lesquels?

Rose : Le piano, le violon, la guitare classique, le chant, la danse et le patinage artistique.

Rin : Pardon ? C'est... beaucoup de choses, ici on a trop de devoirs pour avoir le temps pour ces choses-là !

Rose : Oh...

Rin : En tout cas j'espère qu'on va être mis dans la même classe. Ce serait tellement plus simple.

Rose : Moi aussi.

BUS : Sindong Art High School. Veuillez descendre.

Rin : Aller, c'est parti.

Rin prit la plus âgé par le bras, et s'occupa de la trainer jusque dans l'entrée. La foule de lycéen augmente de seconde en seconde. Un bruit de micro brise tous les sons qui émanent des élèves. Tout le monde finit par se taire et leur attention se porte sur une femme qui se tient devant le fameux micro.

Proviseure : Je suis Ha DaSom, la proviseure du lycée, je vous souhaite la bienvenue. La plupart d'entre vous me connaissent déjà, mais d'autres sont nouveaux. [...] Vos classes sont affichées aux vitres à mes côtés [...]

Après son discours, les deux nouvelles amies se dépêchent d'aller découvrir leur classe. Elles se retrouvent bien évidemment dans la même, de quoi ravir notre héroïne. Le numéro douze apparaît, et c'est ici qu'elles se rendent, pour retrouver le reste de leurs camarades.

Une fois arrivé dans la classe, un professeur demande que tout le monde s'asseye.

Professeur : Bonjour je suis Monsieur Kee, Mais vous me connaissez déjà tous!

Rose : M. Kee ? C'est... original.

M. Kee : Je vois que cela faire rire mademoiselle. C'est donc vous la nouvelle qui est surdouée ?

Rose : Non, je-

Peut être aurait dû-t-elle être silencieuse. Se faire remarquer n'était pas du tout au programme, et la brune est prise de panique à l'idée que la classe entière a les yeux rivés sur elle.

M. Kee : Rose Jung, c'est bien ça?

Rose : Oui, monsieur. Mais plutôt Jung Rose.

M. Kee : Eh bien, on t'écoute, présentes-toi.

Rose : ...

Rose : Bonjour, je suis Rose, j'ai 17 ans. J'ai dû déménager ici car... ma mère à était mutée. J'espère que vous m'aiderez à m'intégrer parmi vous... !

Des commentaires plus que négatifs fusent parmi les jeunes gens. Mais rien d'assez audible pour la nouvelle, et c'est sans doute mieux ainsi. Quelques personnes arrivent à sourire, et soutiennent sincèrement l'élève qui se présente à eux, mais d'autres rigolent déjà, et leurs regards en disent long.

L'un des garçons ose élever la voix, et s'exprime « Encore une pute qui se pense supérieure ».

Le professeur n'entend rien, puisqu'il sort ses affaires, mais ce n'est pas le cas du reste de la classe, quelques rires éclatent. Rose ne sait que dire sur le moment ; malgré son fort caractère, elle décide de s'écraser, et de baisser la tête, en déballant ses cahiers.

Mais une voix sortie du fond de la classe survient pour interpeller la personne ayant osé faire le commentaire.

« Ricky, voyons, tout le monde sait que la pute ici, c'est toi. »

Rose se retourne presque aussitôt vers la parole qui avait crépité. Qui a donc prononcé ces mots ?

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