Enceinte de Deux Milliardaires

Enceinte de Deux Milliardaires

Ayana

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Elle a couché avec deux milliardaires en une seule nuit. Maintenant, elle porte l'enfant de l'un d'eux. Chiana, serveuse dans un palace, ne devait que servir le champagne. Épuisée, elle commet l'erreur de sa vie : deux PDG, deux ennemis jurés, à trois heures d'écart. Un mois plus tard, le test est positif, et un message anonyme s'affiche : « Nous savons. » Kater et Prudo veulent désormais la même chose : l'enfant. Pauvre, seule et traquée, Chiana n'a qu'une arme : la vérité qu'ils ignorent. Qui est le père ? .

Enceinte de Deux Milliardaires Chapitre 1 Deux barres roses

Deux barres roses.

Je fixe le test posé sur le rebord du lavabo et mon cœur oublie de battre.

Deux barres. Pas une. Deux.

Je le prends, je le tourne, je le remets sous la lumière blanche des toilettes du personnel. Rien ne change. Les deux barres sont là, nettes, cruelles, roses comme les nappes de la grande salle du Grand Orion.

- Chiana ? Tu es enfermée là-dedans depuis dix minutes !

Ce sont les coups de poing de Joel sur la porte. Je sursaute et le test manque de tomber dans la cuvette.

- J'arrive !

- La table douze réclame ses desserts, et Madame Ruta fait sa ronde. Si elle te trouve ici, tu es renvoyée avant la fin du service.

- J'ai dit : j'arrive.

Ma voix tremble. Je m'appuie contre le mur carrelé et je respire. Une fois. Deux fois. Rien à faire.

Je m'appelle Chiana, j'ai vingt-quatre ans, et je suis serveuse au Grand Orion, le palace le plus luxueux de la ville. Je gagne un petit salaire, plus les pourboires quand les clients sont de bonne humeur. Ma mère est à l'hôpital, branchée trois fois par semaine à une machine qui nettoie son sang. Et je dois déjà trente-huit mille euros à des gens qui ne plaisantent pas.

Et maintenant, je suis enceinte.

Pas de petit ami. Pas de fiancé. Pas de père pour cet enfant.

Seulement une nuit.

Non. Pas une nuit. Il faut être honnête, au moins avec moi-même.

Deux hommes. Une seule nuit.

Je ferme les yeux. La honte me monte aux joues, brûlante. Six semaines ont passé depuis le bal masqué du Grand Orion, et je n'ai pas dormi une seule nuit complète depuis. Je me répète toujours la même phrase : c'était une erreur. Une énorme, une stupide erreur, faite de fatigue et de solitude.

Je ne connais pas leurs noms. Je n'ai jamais vu leurs visages. Tous les invités portaient un masque ce soir-là. Il me reste seulement des bribes : une voix grave, un parfum de cèdre, une main qui tremblait. Et une autre voix, plus rauque, qui a murmuré mon prénom alors que je ne le lui avais jamais donné.

Cette dernière image me donne un frisson. Je la chasse.

Mais elle revient, toujours. Qui sont-ils ? Des clients ? Des patrons ? Des hommes mariés ? Je n'ai aucun moyen de le savoir. Et le pire, c'est que je ne sais même pas lequel des deux est le père. Si j'avais dû écrire cette histoire dans un roman, je me serais moquée de l'héroïne. Quelle fille peut être assez stupide pour se retrouver dans cette situation ?

Moi. Apparemment.

Je glisse le test dans la poche de mon tablier, je me passe de l'eau froide sur le visage et je me regarde dans le miroir. Des cernes violets, un chignon qui se défait, un petit nœud noir de travers. La serveuse parfaite.

Je cherche, dans ce visage, une trace de la fille que j'étais il y a deux mois. Elle avait des rêves modestes : payer le loyer, voir ma mère guérir, peut-être un jour ouvrir un petit salon de thé. Cette fille-là ne se serait jamais retrouvée dans une chambre de palace avec un inconnu. Et pourtant, elle est là, dans le miroir, enceinte jusqu'au cou de ses erreurs.

- Tu peux le faire, je murmure. Tu as déjà survécu à pire.

Je mens. Je n'ai jamais rien vécu de pire.

Dans le couloir, j'entends le brouhaha de la salle, les rires, le tintement des verres, la musique d'un orchestre qui joue des valses pour des gens qui ne savent pas ce que coûte une facture d'hôpital. Je compte jusqu'à dix, comme ma mère me l'a appris quand j'étais petite et que j'avais peur du noir. Un, deux, trois... Mon cœur ralentit à peine.

Je sors. Joel m'attend dans le couloir de service, un plateau de tartelettes dans chaque main. Joel, vingt-six ans, barman et serveur, le seul qui m'ait défendue le jour où un client m'a jeté son verre au visage. Il est grand, maigre, avec des boucles brunes qui ne tiennent jamais en place.

- Tu es blanche comme une nappe, dit-il. Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien. Un vertige.

- Chiana.

- Plus tard, Joel. S'il te plaît.

Il hésite, puis hoche la tête et me tend un plateau.

Le service reprend, comme si le monde n'avait pas basculé. Je souris aux clients, je verse le champagne, je range les assiettes. Mes mains travaillent toutes seules. Ma tête, elle, tourne autour d'un seul mot.

Enceinte. Enceinte. Enceinte.

Un homme en smoking me claque des doigts pour que je lui apporte de la glace. Une femme couverte de bijoux me reproche de lui avoir servi un verre trop chaud. Je m'excuse, je souris, je m'excuse encore. Personne ne se doute que, derrière mon sourire, ma vie vient de s'écrouler.

À vingt et une heures, mon téléphone vibre dans ma poche. Le numéro de l'hôpital. Je me glisse derrière une colonne pour répondre.

- Mademoiselle Chiana ? C'est l'infirmière du troisième étage. Votre mère va bien, rassurez-vous. Mais l'administration voudrait vous voir. Il y a un souci avec le dernier règlement.

- Je passerai demain, je promets.

- Ne tardez pas, mademoiselle. Ils ont dit : avant la fin de la semaine.

Je raccroche et je ferme les yeux une seconde. Trente-huit mille euros de dettes, une mère malade, un salaire qui couvre à peine le loyer. Et maintenant, un bébé. Comment fait-on quand tout s'effondre en même temps ?

Une main se pose soudain sur mon épaule. Je sursaute.

Madame Ruta. Droite, impeccable, sa canne à pommeau d'argent dans la main gauche. Je ne l'ai pas entendue approcher. Personne ne l'entend jamais approcher. Elle dirige le Grand Orion depuis vingt ans et elle a l'habitude d'apparaître là où on ne l'attend pas.

- Vous êtes bien pâle, mademoiselle.

- Ce n'est rien, Madame. Un peu de fatigue.

Elle me regarde longtemps. Trop longtemps. Ses yeux gris glissent sur mon visage, sur mes mains, sur la poche de mon tablier. J'ai l'impression qu'elle lit à travers moi, comme à travers une vitre.

- La fatigue, dit-elle lentement, est un mensonge très pratique. Reprenez votre service.

Elle s'éloigne, sa canne frappant le parquet à petits coups réguliers. Je reste plantée là, le cœur battant, sans savoir pourquoi cette phrase me glace autant.

Vers vingt-trois heures, la salle se vide un peu. Je me réfugie dans le vestiaire pour reprendre mon souffle, quelques minutes, pas plus. C'est là que mon téléphone vibre au fond de mon sac.

Un numéro inconnu.

Un message.

Je l'ouvre sans réfléchir.

« Nous savons. »

Deux mots. Pas de signature.

Mon sang se glace. Je relis. Nous savons. Savons quoi ? Je tape avec des doigts qui ne m'obéissent plus :

« Qui êtes-vous ? »

La réponse arrive presque aussitôt.

« Deux hommes dans une seule nuit. Félicitations, Chiana. »

Mon téléphone m'échappe des mains et claque sur le carrelage. Je le ramasse à genoux. L'écran est fissuré, mais le message est toujours là, bien lisible.

Personne ne sait. Personne. Je n'ai parlé à âme qui vive. Même Joel ignore ce qui s'est passé.

Un nouveau message s'affiche.

C'est une photo.

Je la reconnais tout de suite : le couloir du douzième étage, la moquette rouge, les appliques dorées. Une femme en uniforme noir et blanc sort d'une chambre, ses chaussures à la main, les cheveux défaits. L'heure, dans le coin de l'image : 00 h 12.

Cette femme, c'est moi.

Je fais défiler. Une seconde photo. Le quinzième étage. La même femme, la même tenue, qui entre dans une autre chambre. L'heure : 03 h 52.

Trois heures et quarante minutes entre les deux.

Ma gorge se serre au point que je n'arrive plus à avaler. Quelqu'un m'a suivie. Quelqu'un a tout vu, tout enregistré, tout gardé pendant six semaines.

Le téléphone vibre encore.

« Les deux hommes que tu as rencontrés cette nuit-là sont les plus riches de la ville. Et ils se détestent. »

Je n'ai plus de salive. Chaque mot que je lis me donne l'impression qu'on me serre un peu plus la gorge. Qui me parle ? Un employé ? Un client ? Quelqu'un qui veut de l'argent ? Je regarde les photos encore une fois, et je me rends compte d'un détail terrible : on voit mon visage, mes cheveux défaits, mes chaussures à la main. Ça ressemble exactement à ce que c'est. Une fille qui a honte.

Je reste figée, accroupie sur le carrelage froid. Puis, très lentement, mon regard descend vers la poche de mon tablier, là où le test attend, avec ses deux petites barres roses.

Un dernier message arrive.

« Cet enfant vaut des milliards. Ne le perds pas. »

Et juste en dessous, une ligne de plus, qui me coupe le souffle :

« Ne fais confiance à personne au Grand Orion. »

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Enceinte de Deux Milliardaires Enceinte de Deux Milliardaires Ayana Romance
“Elle a couché avec deux milliardaires en une seule nuit. Maintenant, elle porte l'enfant de l'un d'eux. Chiana, serveuse dans un palace, ne devait que servir le champagne. Épuisée, elle commet l'erreur de sa vie : deux PDG, deux ennemis jurés, à trois heures d'écart. Un mois plus tard, le test est positif, et un message anonyme s'affiche : « Nous savons. » Kater et Prudo veulent désormais la même chose : l'enfant. Pauvre, seule et traquée, Chiana n'a qu'une arme : la vérité qu'ils ignorent. Qui est le père ? .”
1

Chapitre 1 Deux barres roses

12/10/2026

2

Chapitre 2 La nuit du bal

12/10/2026

3

Chapitre 3 Le bureau de Madame Ruta

12/10/2026

4

Chapitre 4 L'homme de Valdès

12/10/2026

5

Chapitre 5 Le visiteur de ma mère

12/10/2026

6

Chapitre 6 Face à face

12/10/2026

7

Chapitre 7 Deux virements

12/10/2026

8

Chapitre 8 La clé USB

12/10/2026

9

Chapitre 9 Kater, seul

12/10/2026

10

Chapitre 10 La vérité de Ruta

12/10/2026

11

Chapitre 11 Les deux voitures

14/10/2026

12

Chapitre 12 Le désordre

14/10/2026

13

Chapitre 13 Direction la campagne

14/10/2026

14

Chapitre 14 La soupe de Mamie Odile

14/10/2026

15

Chapitre 15 Le docteur Lenoir

14/10/2026

16

Chapitre 16 La poursuite

18/10/2026

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Chapitre 17 Dorian

19/10/2026