Jim Morrison

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cccasti3lle

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À la base, j'avais pas envie de me retrouver à Paris. Mais bon, j'allais pas cracher sur l'opportunité. Je laissais presque toute ma vie derrière moi, mais je me doutais pas qu'il suffise d'une côte fêlée et d'une cheville cassée pour me trouver une deuxième famille. Tous des abrutis à leur manière, pourtant je pensais pas qu'ils allaient devenir mes abrutis. Et que l'un d'eux allait m'emmerder plus que les autres.

Jim Morrison Chapitre 1 Prologue. « Y'aura pas de retour en arrière »

J'étais là, comme un con devant sa chambre d'hôpital.

Tous mes zins étaient rentrés dedans, et moi j'arrivais pas à bouger. La porte s'était refermée sur Tarek quelques minutes avant, et moi j'étais resté là. Même lui il arrivait à entrer putain !

Moi j'étais pas prêt à la voir comme ça. Si y'avait bien une personne que je supportais pas de voir dans cet état à part mon frère et mes darons, c'était bien elle.

J'avais vraiment trop peur de la perdre. Putain j'aurais encore préféré qu'elle me largue comme une grosse merde. Parce que là, une fois que ça aurait été fait, y'aurait aucun retour en arrière possible. Il y avait tellement peu d'espoir que j'étais sûr que j'allais la perdre.

« Je dis pas ça pour être méchant. T'es un bon gars, je le sais, et c'est pour ça que je te dis ça. T'es jeune, fais le bon choix », m'avait dit son père.

Ça avait tellement sonné comme une fatalité. Et le gars avait été bienveillant avec moi alors qu'il allait peut-être perdre un de ses gosses. Plus courageux tu meurs. Pendant ce temps, moi j'étais planté dans un putain de couloir qui sentait la soupe et la javel au lieu de les soutenir.

« J'ai juste un conseil ; barre-toi maintenant si tu penses que tu pourras pas supporter. Parce que si ça finit mal, elle sera plus jamais la même, tu la retrouveras jamais. Alors c'est soit tu l'abandonnes maintenant, et je sais que c'est ce qu'elle préférerait, ou alors t'assumes mais ça va te pourrir la vie »

Ses paroles raisonnaient encore dans ma tête et je revoyais ses yeux bleus glacials me regarder avec gravité. Il m'avait jamais parlé aussi sérieusement. Je comprenais pas comment il arrivait à garder son calme dans cette situation. Le gars avait un self-control incroyable.

– Tu comptes entrer à un moment ?

Je sursautai en entendant la voix de mon reuf à côté de moi. Je pensais qu'il était déjà dans la chambre.

– Ouais ouais, j'arrive t'inquiètes, dis-je en lui donnant une tape sur l'omoplate.

Mon frère acquiesça, mais je voyais bien qu'il en croyait pas un mot. Je lui en voulais pas : moi non plus j'en croyais pas un mot.

Il me pressa rapidement l'épaule avant de s'engouffrer dans la chambre.

Maintenant j'avais deux choix ; soit je suivais Jehk', soit je prenais l'ascenseur.

Je poussai un léger soupir en ricanant tout seul.

Au fond, je savais que ma décision était prise depuis longtemps.

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La douleur martelait mes tempes, mais ce n'est pas la migraine qui m'a terrifiée. C'est la sensation de la soie sous mes doigts et l'odeur de santal froid qui n'appartenait pas à mon petit appartement de Brooklyn. En me tournant, mon cœur s'est arrêté. L'homme endormi à côté de moi n'était pas un inconnu. C'était Lazare Le Nôtre. Mon patron. Le PDG froid et intouchable qui pouvait briser ma carrière d'un claquement de doigts. Je pensais que c'était la fin. Mais quand il s'est réveillé, il ne m'a pas virée. Il m'a tendu une boîte Chanel et m'a annoncé froidement : « Un scandale ruinerait l'action. Un mariage la stabiliserait. Épousez-moi, Océane. » J'ai ri nerveusement. J'ai refusé. J'ai crié que j'avais un copain, Vauvert, que j'aimais depuis trois ans. Que cette nuit était une erreur. Mais quelques heures plus tard, la réalité m'a frappée plus fort que la gueule de bois. En traquant la localisation de mon téléphone, j'ai découvert la vérité. Vauvert ne dormait pas quand je l'appelais en panique. Il n'était pas en voyage d'affaires. Il était dans le lit de ma soi-disant "meilleure amie", Élie. Pendant que je culpabilisais d'avoir couché avec mon patron, ils se moquaient de moi. J'étais l'assistante invisible, la fille naïve qui servait de marchepied à leur ego. J'ai regardé la robe émeraude hors de prix que Lazare m'avait envoyée. J'ai pensé à la puissance qu'il m'offrait sur un plateau d'argent. J'ai séché mes larmes. J'ai enfilé la robe. Ce soir, je ne suis plus l'assistante docile. Je suis entrée au gala au bras du diable, et quand j'ai vu le visage décomposé de mon ex en train de nous regarder, j'ai murmuré à mon nouveau fiancé : « Embrassez-moi. »

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