Mon Mari, Mon Bourreau, Ma Justice

Mon Mari, Mon Bourreau, Ma Justice

Silas Thorn

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Chapitres

Poignardée par un homme que mon mari a ruiné, je l'appelle, agonisante, au milieu de mon restaurant en flammes. Sa réponse ? Un rire glacial. « Audrey, s'il te plaît. Pas encore tes mises en scène. » Pour lui, mon appel au secours n'est qu'une comédie pour gâcher sa soirée avec sa maîtresse. Son abandon a tué notre enfant à naître. Pire, venu à l'hôpital, il m'a frappée au ventre, rouvrant ma plaie. Le sang a giclé. Ses yeux se sont écarquillés, non de remords, mais de stupeur. « L'enfant... où est mon enfant ? » Il m'a tout pris : mon restaurant, mon corps, mon bébé. Il pensait m'avoir anéantie, me laissant seule face aux accusations de sa maîtresse, Maxine, qui avait en réalité tout orchestré. Mais l'amour que je lui portais est mort. Et une femme qui n'a plus rien à perdre est la plus dangereuse. J'ai demandé le divorce et j'ai dénoncé ses fautes professionnelles. Ma vengeance ne fait que commencer.

Chapitre 1

Poignardée par un homme que mon mari a ruiné, je l'appelle, agonisante, au milieu de mon restaurant en flammes.

Sa réponse ? Un rire glacial.

« Audrey, s'il te plaît. Pas encore tes mises en scène. »

Pour lui, mon appel au secours n'est qu'une comédie pour gâcher sa soirée avec sa maîtresse.

Son abandon a tué notre enfant à naître. Pire, venu à l'hôpital, il m'a frappée au ventre, rouvrant ma plaie. Le sang a giclé. Ses yeux se sont écarquillés, non de remords, mais de stupeur.

« L'enfant... où est mon enfant ? »

Il m'a tout pris : mon restaurant, mon corps, mon bébé. Il pensait m'avoir anéantie, me laissant seule face aux accusations de sa maîtresse, Maxine, qui avait en réalité tout orchestré.

Mais l'amour que je lui portais est mort. Et une femme qui n'a plus rien à perdre est la plus dangereuse.

J'ai demandé le divorce et j'ai dénoncé ses fautes professionnelles. Ma vengeance ne fait que commencer.

Chapitre 1

Audrey POV:

Le couteau de Sylvain m'a transpercé pour la première fois non pas dans mon corps, mais dans mon âme, tandis que la voix de mon frère crachait son mépris au téléphone. La douleur n'était pas celle du métal froid dans mes entrailles, mais la brûlure de la trahison, si familière et pourtant si poignante.

Son tranchant glissa le long de ma peau, une caresse macabre qui me rappela l'odeur du sang et le goût amer de la peur. Mes yeux étaient rivés sur le sien, des abîmes de désespoir et de haine. Il était le reflet brisé d'une vie que Victor avait détruite.

« Appelle-le », ordonna-t-il, sa voix rauque, à peine un murmure. « Appelle ton frère. Il doit voir ce que tu as fait. Ce que vous avez fait. »

Mon cœur tambourinait contre mes côtes. J'hésitais. L'idée de le joindre, de tendre la main vers celui qui m'avait déjà abandonnée, était une torture. Mais le couteau se pressa plus fort et un filet de sang chaud coula sur ma joue. Il ne me laissait pas le choix.

Mes doigts tremblaient en composant le numéro, chaque chiffre une éternité. La sonnerie résonnait dans le silence assourdissant, un compte à rebours vers l'inévitable.

« Victor », réussis-je à articuler, ma voix étranglée. « Je... je suis en danger. Le restaurant... il y a un incendie. Sylvain... il m'a... »

Une longue pause. Un silence si lourd qu'il écrasait l'air autour de moi. Sylvain, derrière moi, retenait son souffle, son couteau toujours pressé contre ma gorge.

Puis, la voix de Victor, glaciale, indifférente, brisa le silence. « Audrey, s'il te plaît. Pas encore tes mises en scène. »

Mon sang se glaça. « Mises en scène ? Victor, il ne s'agit pas d'une mise en scène ! C'est réel cette fois ! » Je sentais mes larmes monter.

Il rit, un rire sec et amer. « Réel ? Comme quand tu as prétendu être malade pour m'empêcher de partir en voyage avec Maxine ? Ou comme la fois où tu as « perdu » mes papiers pour le gala ? »

« Non ! C'est différent ! Je suis... »

« Qui est cet homme ? Où est-il ? Peux-tu au moins être précise dans tes mensonges ? » Sa voix était teintée d'une irritation à peine voilée.

« Il m'a poignardée ! C'est Sylvain Duquesne ! Il est dans le restaurant ! »

« Oh, Audrey, Audrey... Tu sais, ton talent pour le mélodrame est inégalé. Tu devrais te lancer dans le théâtre. » Le ton de Victor était dédaigneux. Il ne me croyait pas. Il ne me croirait jamais.

La rage monta en Sylvain. Il serra les dents et son couteau traça une ligne profonde sur ma jugulaire. Une douleur fulgurante. Le sang gicla, chaud, poisseux.

Mes mains agrippèrent ma gorge. La panique me submergea. Je sentis la vie s'échapper, tandis que ma main libre se leva, comme pour supplier.

« Victor, s'il te plaît ! » Ma voix n'était plus qu'un filet. « Viens ! J'ai besoin de toi ! »

« Non. » Il était catégorique. « Je ne te laisserai plus gâcher ma soirée avec Maxine. Elle traverse déjà une crise d'angoisse à cause de ton harcèlement. »

« Mais... l'incendie... le restaurant... »

« J'ai donné des instructions claires. Si elle appelle encore, signalez-la comme une fausse alerte. Ne l'écoutez pas. » Sa voix était un ordre, froid, implacable.

Le déclic du téléphone raccroché résonna dans le silence. Le fil de ma vie venait d'être coupé par la main de mon propre frère.

Sylvain, les yeux injectés de sang, me regarda avec une fureur renouvelée. Sa vengeance n'avait pas le goût espéré. La trahison de Victor avait ravivé la sienne. « Il t'a abandonnée », murmura-t-il, un rictus amer. « Comme il m'a abandonné. » Son couteau s'enfonça à nouveau.

La douleur était physique, mais la blessure la plus profonde était celle que Victor venait de rouvrir. Encore une fois. Une seconde fois.

Flash-back.

La première fois, quand les flammes dévoraient mon restaurant, j'avais appelé Victor. Il avait répondu, la voix pleine d'une fausse inquiétude.

« Audrey ? Mon Dieu, qu'est-ce qui se passe ? »

Je m'étais traînée hors des décombres, le visage brûlé, le corps endolori. « Viens me chercher, Victor. Je t'en supplie. »

Il avait juré d'être là, de me sauver. Mais il n'est jamais venu. Des passants m'avaient trouvée, m'avaient emmenée à l'hôpital. J'avais failli mourir. Et quand je m'étais réveillée, défigurée, Victor était là. Avec Maxine. Il m'avait souri, un sourire tendre et faux.

« Je suis là maintenant, Audrey. Je m'inquiétais tellement. »

J'avais voulu le croire. J'avais voulu croire qu'il avait changé. Qu'il était mon petit frère. Mais ce n'était qu'un mensonge. Un prélude à l'internement, à l'assurance-vie, à la nouvelle vie qu'il construisait avec Maxine sur mes cendres.

« Il faut qu'elle disparaisse », avait chuchoté Maxine, sa voix mielleuse. « Elle est devenue un fardeau, Victor. Une honte pour notre famille. »

Victor avait hoché la tête. Et il m'avait abandonnée à l'asile, mon esprit brisé par ses mensonges, mon corps défiguré par le feu. J'étais morte là, seule, oubliée.

Fin du flash-back.

La douleur me ramena au présent. Le couteau de Sylvain s'enfonçait encore et encore. Une mare de sang se formait sous moi. Ma vision se brouillait. Je sentis mes forces m'abandonner. Je savais que c'était la fin. Pas la fin de ma vie, mais la fin de mon indulgence.

Un tintement de clé résonna soudain près de l'entrée. La porte s'ouvrit à la volée. « Audrey ! Je suis là ! » La voix de Michel, mon fidèle maître d'hôtel, déchira l'air.

Sylvain se figea, son mouvement interrompu. Il leva les yeux, surpris, le couteau encore dans ma poitrine. Le regard de Michel, horrifié, se posa sur moi, puis sur Sylvain.

« Mon Dieu... Audrey ! »

Michel se précipita, son visage de père anxieux tordu par la panique. Il venait d'arriver pour ce qui allait être la dernière nuit d'ouverture de notre restaurant. Il ne savait pas qu'il venait d'entrer dans mon propre enfer.

« Audrey... » Il tenta de me prendre dans ses bras, mais Sylvain le repoussa violemment avec son couteau.

« Ne t'approche pas ! Elle va payer ! »

Michel, le souffle coupé, recula d'un pas. Mais son regard, plein de compassion, ne me quitta pas. Il était mon seul allié. Mon seul réconfort dans cet abîme de trahison. Il était là. Il était réel.

Ce n'était que le début.

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