Le son strident de la sonnerie du baccalauréat a déchiré le silence. Assise, mon stylo figé sur la feuille blanche, je savais que c'était le début de la fin. Un frisson glacial a parcouru mon corps, l'écho d'un passé que seule moi connaissais. Le crissement des pneus, le choc, l'obscurité. Puis la chambre d'hôpital stérile, et le mot « Paralysie » flottant dans l'air. Mes parents étaient effondrés, mais la véritable douleur venait d'ailleurs. Antoine Leclerc, mon petit ami, l'influenceur au sourire éclatant, est venu une fois. « Tu ne peux pas me faire ça, Amélie. J'ai une image à maintenir. » Quelques jours plus tard, il s'affichait sur les réseaux, le bras autour de Chloé Moreau, ma rivale de toujours. La légende : « Avec la seule qui compte vraiment. » Puis la vidéo d'Antoine, affirmant que j'avais simulé ma paralysie pour l'attirer, déclenchant une vague de haine numérique. Chloé, à ses côtés, jouait la victime compréhensive, consolidant son emprise. Ma vie était un cauchemar immobile, jusqu'à ce que l'odeur du pain chaud de mon grand-père ne me sauve. La pâtisserie est devenue ma thérapie, mon refuge. Et puis... je me suis réveillée. Ici. Dans cette salle d'examen. La veille de l'accident. Le surveillant a donné le signal : « Vous pouvez commencer. » Cette feuille blanche était le symbole de ma descente aux enfers. Répondre, c'était accepter le même destin. Non. Pas cette fois. Sous les yeux stupéfaits du surveillant, j'ai pris ma copie. Lentement, délibérément, je l'ai déchirée en deux. Puis en quatre. Le son du papier se déchirant était le son de mes chaînes qui se brisaient. J'ai posé les morceaux sur la table. « Mademoiselle Dubois ! Qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes folle ? » Je me suis levée, mes jambes parfaitement solides sous moi. J'ai regardé par la fenêtre, le soleil brillait. Je me suis tournée vers lui, mon regard calme défiant son autorité. « J'ai fini. » Cette vie est à moi, et cette fois, je la vivrai selon mes propres règles.
Le son strident de la sonnerie du baccalauréat a déchiré le silence.
Assise, mon stylo figé sur la feuille blanche, je savais que c'était le début de la fin.
Un frisson glacial a parcouru mon corps, l'écho d'un passé que seule moi connaissais.
Le crissement des pneus, le choc, l'obscurité.
Puis la chambre d'hôpital stérile, et le mot « Paralysie » flottant dans l'air.
Mes parents étaient effondrés, mais la véritable douleur venait d'ailleurs.
Antoine Leclerc, mon petit ami, l'influenceur au sourire éclatant, est venu une fois.
« Tu ne peux pas me faire ça, Amélie. J'ai une image à maintenir. »
Quelques jours plus tard, il s'affichait sur les réseaux, le bras autour de Chloé Moreau, ma rivale de toujours.
La légende : « Avec la seule qui compte vraiment. »
Puis la vidéo d'Antoine, affirmant que j'avais simulé ma paralysie pour l'attirer, déclenchant une vague de haine numérique.
Chloé, à ses côtés, jouait la victime compréhensive, consolidant son emprise.
Ma vie était un cauchemar immobile, jusqu'à ce que l'odeur du pain chaud de mon grand-père ne me sauve.
La pâtisserie est devenue ma thérapie, mon refuge.
Et puis... je me suis réveillée.
Ici. Dans cette salle d'examen. La veille de l'accident.
Le surveillant a donné le signal : « Vous pouvez commencer. »
Cette feuille blanche était le symbole de ma descente aux enfers.
Répondre, c'était accepter le même destin.
Non.
Pas cette fois.
Sous les yeux stupéfaits du surveillant, j'ai pris ma copie.
Lentement, délibérément, je l'ai déchirée en deux.
Puis en quatre.
Le son du papier se déchirant était le son de mes chaînes qui se brisaient.
J'ai posé les morceaux sur la table.
« Mademoiselle Dubois ! Qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes folle ? »
Je me suis levée, mes jambes parfaitement solides sous moi.
J'ai regardé par la fenêtre, le soleil brillait.
Je me suis tournée vers lui, mon regard calme défiant son autorité.
« J'ai fini. »
Cette vie est à moi, et cette fois, je la vivrai selon mes propres règles.
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