Mon Amour Interdit

Mon Amour Interdit

Princess

5.0
avis
166
Vues
16
Chapitres

La pluie fine battait contre les vitres de notre immense maison, un rappel constant de ces cinq dernières années passées dans un mariage de façade avec Antoine Lefevre. Nous partagions un lit, un nom, mais nos esprits restaient étrangers, nos corps se connaissant par devoir, sans âme. Ce soir-là, il a prononcé les mots qui scellaient notre rituel mensuel : « Camille, c'est le dernier jour du mois. » Le baiser était mécanique, l'acte sans passion ; je fermais les yeux en pensant à Romain, mon amour interdit. Le lendemain, l'enveloppe sur sa table de chevet confirmait la fin : « ACCORD DE DIVORCE ». Ma liberté contractuelle était à portée de main, mais mon cœur n'a pas bondi. Pourtant, c'était ma chance de fuir le purgatoire de cette union, dictée par nos familles pour dissimuler mon amour pour Romain, mon frère adoptif. Mon téléphone a sonné : « Camille ! Je fais des cauchemars horribles, je ne peux plus rester seul. Je... je peux venir chez toi ? » C' était Romain, et le chaos annonçait son arrivée. Antoine est rentré plus tôt, les papiers du divorce à la main, son sourire libéré par l'appel de « Sophie », sa remplaçante, la copie conforme de sa défunte Léa. Romain, bras chargés de toiles, a emménagé, son regard plein de défi : « Un problème, Lefevre ? Tu n'es plus son mari. Tu n'as plus rien à dire. » J'observais, silencieuse, sa possessivité grandir. Une nuit, j'ai entendu Romain murmurer à Camille : « Il te touchait, Camille ! Le corps de ma sœur ! » et elle a promis : « Je te le promets. » Quand Antoine a découvert le billet d' avion, sa fureur sans bornes. « Je crois que tu m'as menti. Tu savais que je partais. Tu as fouillé mes affaires. » Il m'a forcée à un dernier devoir, sans douceur, sans distance, et j'ai senti pour la première fois que je réagissais à lui. Le matin, il m'a ignorée, mais Romain l'a provoqué : « Camille n'est pas encore descendue ? Tu l'as épuisée, on dirait. » Puis j'ai vomi. Romain a hurlé : « Tu es enceinte ! C'est ça ? Il t'a mise enceinte ! » Sa rage l'a aveuglé, il s'est jeté sur Antoine. Je suppliais : « Romain, arrête ! » Il l'a frappé sans pitié. À l'hôpital, Antoine apprend la vérité : j'ai subi une ligature des trompes il y a six ans, juste après la mort de Léa. Il m'a ordonné, la voix glaciale : « Tu vas arranger ça. Tu vas te faire opérer à nouveau. » Mais une semaine après, Romain est mort dans une explosion, et j'apprenais par un journal que je vivais avec un monstre. Choquée, je me suis précipitée à Nice pour Sophie, la « remplaçante », mais je me suis retrouvée devant le double parfait de Léa. J'ai vacillé. Puis j'ai su. J'ai dû affronter la vérité de mon propre cœur, réalisant que je m'étais perdue dans ce labyrinthe de liens toxiques. Serai-je enfin libre d'aimer, et d'être aimée, ou mon destin est-il de naviguer éternellement entre fantômes et mensonges ?

Introduction

La pluie fine battait contre les vitres de notre immense maison, un rappel constant de ces cinq dernières années passées dans un mariage de façade avec Antoine Lefevre.

Nous partagions un lit, un nom, mais nos esprits restaient étrangers, nos corps se connaissant par devoir, sans âme.

Ce soir-là, il a prononcé les mots qui scellaient notre rituel mensuel : « Camille, c'est le dernier jour du mois. »

Le baiser était mécanique, l'acte sans passion ; je fermais les yeux en pensant à Romain, mon amour interdit.

Le lendemain, l'enveloppe sur sa table de chevet confirmait la fin : « ACCORD DE DIVORCE ».

Ma liberté contractuelle était à portée de main, mais mon cœur n'a pas bondi.

Pourtant, c'était ma chance de fuir le purgatoire de cette union, dictée par nos familles pour dissimuler mon amour pour Romain, mon frère adoptif.

Mon téléphone a sonné : « Camille ! Je fais des cauchemars horribles, je ne peux plus rester seul. Je... je peux venir chez toi ? » C' était Romain, et le chaos annonçait son arrivée.

Antoine est rentré plus tôt, les papiers du divorce à la main, son sourire libéré par l'appel de « Sophie », sa remplaçante, la copie conforme de sa défunte Léa.

Romain, bras chargés de toiles, a emménagé, son regard plein de défi : « Un problème, Lefevre ? Tu n'es plus son mari. Tu n'as plus rien à dire. »

J'observais, silencieuse, sa possessivité grandir.

Une nuit, j'ai entendu Romain murmurer à Camille : « Il te touchait, Camille ! Le corps de ma sœur ! » et elle a promis : « Je te le promets. »

Quand Antoine a découvert le billet d' avion, sa fureur sans bornes.

« Je crois que tu m'as menti. Tu savais que je partais. Tu as fouillé mes affaires. »

Il m'a forcée à un dernier devoir, sans douceur, sans distance, et j'ai senti pour la première fois que je réagissais à lui.

Le matin, il m'a ignorée, mais Romain l'a provoqué : « Camille n'est pas encore descendue ? Tu l'as épuisée, on dirait. »

Puis j'ai vomi.

Romain a hurlé : « Tu es enceinte ! C'est ça ? Il t'a mise enceinte ! »

Sa rage l'a aveuglé, il s'est jeté sur Antoine.

Je suppliais : « Romain, arrête ! » Il l'a frappé sans pitié.

À l'hôpital, Antoine apprend la vérité : j'ai subi une ligature des trompes il y a six ans, juste après la mort de Léa.

Il m'a ordonné, la voix glaciale : « Tu vas arranger ça. Tu vas te faire opérer à nouveau. »

Mais une semaine après, Romain est mort dans une explosion, et j'apprenais par un journal que je vivais avec un monstre.

Choquée, je me suis précipitée à Nice pour Sophie, la « remplaçante », mais je me suis retrouvée devant le double parfait de Léa.

J'ai vacillé.

Puis j'ai su.

J'ai dû affronter la vérité de mon propre cœur, réalisant que je m'étais perdue dans ce labyrinthe de liens toxiques.

Serai-je enfin libre d'aimer, et d'être aimée, ou mon destin est-il de naviguer éternellement entre fantômes et mensonges ?

Continuer

Autres livres par Princess

Voir plus
L'Oiseau Enfin Libre

L'Oiseau Enfin Libre

Milliardaire

5.0

Pendant cinq ans, j'ai été Jeanne Dubois. Ou plutôt, j'ai été "Madame Moreau", l'épouse parfaite, discrète et élégante, l'accessoire indispensable à la réussite d'Antoine, mon mari. Notre mariage n'était qu'un contrat, un arrangement bien ficelé qui me garantissait une cage dorée en échange de ma totale obéissance. Mais aujourd'hui, le contrat touchait à sa fin, non sans la touche de cruauté caractéristique d'Antoine. Je savais qu'il allait m'annoncer qu'il me quittait pour sa maîtresse, Sophie Lambert, la radiance incarnée, la femme qu'il lui fallait pour sa "nouvelle vie". Mais l'humiliation suprême est venue sous la forme d'un message, glaçant de mépris : « J'épouse Sophie, mais je suis généreux. Je te propose un poste. Sois sa gouvernante. Tu sauras au moins "prendre soin" de ma nouvelle vie, comme tu l'as toujours si bien fait. » Il s'attendait à des supplications, des larmes, de la colère. Il a eu un silence assourdissant, une ligne bloquée, et la découverte stupéfaite que je n'avais jamais touché un centime du compte généreux qu'il m'avait ouvert. Pour la première fois, le contrôle lui échappait. Malgré sa fureur, l'accord de divorce que j'avais glissé sur la table, clair et net, était ma déclaration d'indépendance. L'appartement vidé de mes affaires, l'odeur de mon parfum envolée, tout lui criait que j'étais partie. Mais ce n'était que le début. Il n'était pas l'oiseleur, et je n'étais plus l'oiseau. Je n'étais pas au bout de mes peines, il est vrai. Mais l'idée de le voir s'enfoncer, lui et sa nouvelle flamme, me faisait terriblement sourire. C'en était fini de la soumission. À des kilomètres de Paris, un nouveau chapitre s'écrivait, celui de ma liberté retrouvée.

Inspirés de vos vus

Le Contrat avec le Diable : L'Amour enchaîné

Le Contrat avec le Diable : L'Amour enchaîné

Seren Nightingale
5.0

J’ai regardé mon mari signer les papiers qui allaient mettre fin à notre mariage, pendant qu’il envoyait des textos à la femme qu’il aimait vraiment. Il n’a même pas jeté un œil à l’en-tête. Il a juste griffonné sa signature nerveuse et acérée, celle qui avait signé les arrêts de mort de la moitié de Marseille, a balancé le dossier sur le siège passager et a tapoté à nouveau son écran. « C’est fait », a-t-il dit, la voix dénuée de toute émotion. Voilà qui était Dante Moretti. Le Sous-Chef. Un homme capable de sentir un mensonge à des kilomètres, mais incapable de voir que sa femme venait de lui faire signer un décret d’annulation, dissimulé sous une pile de rapports logistiques sans intérêt. Pendant trois ans, j’ai frotté le sang sur ses chemises. J’ai sauvé l’alliance de sa famille quand son ex, Sofia, s’est enfuie avec un civil. En retour, il m’a traitée comme un meuble. Il m’a laissée sous la pluie pour sauver Sofia d’un ongle cassé. Il m’a laissée seule le jour de mon anniversaire pour boire du champagne sur un yacht avec elle. Il m’a même tendu un verre de cognac – sa boisson préférée à elle – oubliant que je détestais ça. Je n’étais qu’un bouche-trou. Un fantôme dans ma propre maison. Alors, j’ai arrêté d’attendre. J’ai brûlé notre portrait de mariage dans la cheminée, laissé mon alliance en platine dans les cendres et pris un aller simple pour Genève. Je pensais être enfin libre. Je pensais m’être échappée de la cage. Mais j’avais sous-estimé Dante. Quand il a finalement ouvert ce dossier des semaines plus tard et réalisé qu’il avait renoncé à sa femme sans même regarder, le Faucheur n’a pas accepté la défaite. Il a mis le monde à feu et à sang pour me retrouver, obsédé par l’idée de récupérer la femme qu’il avait déjà jetée.

La revanche d'une femme sous-estimé

La revanche d'une femme sous-estimé

IlianaH
5.0

Elivia Grayson croyait avoir épousé l'homme qui illuminerait sa vie. Trois ans aux côtés d'Axel Mindy, trois années à aimer, à espérer, à s'accrocher... mais face aux dix années qu'il avait dédiées à son premier amour, Mélissa Kent, elle n'était qu'une ombre. Le jour où on lui diagnostique un cancer de l'estomac, Axel n'est pas à ses côtés : il accompagne Mélissa à une visite pédiatrique. Alors Elivia comprend. Elle cesse de lutter, signe les papiers du divorce en silence, prête à disparaître sans demander plus que le nécessaire. Mais sa résignation déclenche chez Axel une cruauté insoupçonnée. Ce mariage, qu'elle avait cru sincère, n'était qu'un théâtre de vengeance. « Voilà ce que ta famille me doit », lui murmure-t-il en lui relevant le menton, le regard plein d'une haine qu'elle ne comprend pas. Et tandis que la maladie la ronge, le monde s'effondre autour d'elle : son père sombre dans le coma après un accident suspect, leurs finances sont ruinées, les portes se ferment une à une. Sans soutien, sans avenir, Elivia vacille. Elle tente de mettre fin à ses jours, prête à rejoindre l'enfant qu'elle a perdu, mais ses derniers mots font exploser la façade glaciale d'Axel. Lui qui se montrait si imperturbable sombre dans une panique déchirante, la suppliant de revenir, comme si l'idée de la perdre ouvrait une brèche dans ce cœur qu'il prétendait avoir fermé. Qui ment ? Qui souffre ? Qui se venge, et pourquoi ?

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre