Révélations Numériques d'Amour

Révélations Numériques d'Amour

Sable Thorn

5.0
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Chapitres

Un mal de tête lancinant m'a réveillé, annonçant le début d'une journée pas comme les autres. Soudainement, des chiffres ont commencé à flotter au-dessus des têtes de chacun, révélant leur score d\'affection envers moi. Mes parents affichaient des scores élevés, remplis d'amour et de fierté, mais alors que ma fiancée, Chloé, se jetait dans mes bras, son score est apparu, glaçant: «Chloé Dubois : -10 (Irritation, Mépris)». C'était impossible ! Elle que j'aimais plus que tout, celle pour qui je me sacrifiais, et pour son frère Thomas, soi-disant si démuni. Mon cœur s'est serré de douleur, de confusion, tandis que les chiffres grimpaient en négatif à chaque nouvelle "détresse" de Thomas que Chloé me racontait. J'ai continué à dépenser sans compter, aveuglé par mon amour, mais une rencontre fortuite a tout brisé. J'ai vu Thomas, non pas l'étudiant pauvre, mais un homme arrogant, en costume de luxe, sortant d\'une Ferrari. Puis, Chloé l'a rejoint, non pas pour un salut fraternel, mais pour un baiser passionné, sous mes yeux horrifiés. Les mots ont suivi, leurs voix remplies de mépris, m'identifiant comme leur «cible financière», un «idiot» dont ils se moquaient allègrement. Mon rêve s'est effondré, l'amour s'est mué en une colère glaciale. Comment avais-je pu être si naïf, si aveugle face à leur duplicité ? Dans ma tête, une voix retentissait : «Le jeu n'est pas terminé». J'étais prêt. Prêt à leur montrer que l'on ne joue pas avec Alexandre Lefèvre.

Introduction

Un mal de tête lancinant m'a réveillé, annonçant le début d'une journée pas comme les autres.

Soudainement, des chiffres ont commencé à flotter au-dessus des têtes de chacun, révélant leur score d\'affection envers moi.

Mes parents affichaient des scores élevés, remplis d'amour et de fierté, mais alors que ma fiancée, Chloé, se jetait dans mes bras, son score est apparu, glaçant: «Chloé Dubois : -10 (Irritation, Mépris)».

C'était impossible ! Elle que j'aimais plus que tout, celle pour qui je me sacrifiais, et pour son frère Thomas, soi-disant si démuni.

Mon cœur s'est serré de douleur, de confusion, tandis que les chiffres grimpaient en négatif à chaque nouvelle "détresse" de Thomas que Chloé me racontait.

J'ai continué à dépenser sans compter, aveuglé par mon amour, mais une rencontre fortuite a tout brisé.

J'ai vu Thomas, non pas l'étudiant pauvre, mais un homme arrogant, en costume de luxe, sortant d\'une Ferrari.

Puis, Chloé l'a rejoint, non pas pour un salut fraternel, mais pour un baiser passionné, sous mes yeux horrifiés.

Les mots ont suivi, leurs voix remplies de mépris, m'identifiant comme leur «cible financière», un «idiot» dont ils se moquaient allègrement.

Mon rêve s'est effondré, l'amour s'est mué en une colère glaciale.

Comment avais-je pu être si naïf, si aveugle face à leur duplicité ?

Dans ma tête, une voix retentissait : «Le jeu n'est pas terminé».

J'étais prêt. Prêt à leur montrer que l'on ne joue pas avec Alexandre Lefèvre.

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5.0

Le premier anniversaire de mariage aurait dû être le plus beau jour de ma vie avec Olivier, l'homme influent que j'avais épousé. Sa froideur habituelle s'était transformée en une tendresse inattendue, me laissant espérer un amour enfin partagé, et le test de grossesse entre mes mains confirmait ce bonheur à venir. Pourtant, mon monde s'est effondré en une fraction de seconde, lorsque j'ai surpris une conversation entre Olivier et ses amis. Leur rire cruel résonnait : notre mariage, mon amour, notre intimité, tout n'était qu'un pari sordide de cent mille euros et un spectacle filmé à mon insu. Submergée par les larmes, j'ai été jetée dans un tourbillon d'humiliations publiques, abandonnée par Olivier face à la foule et attaquée par une inconnue à l'hôpital. Le choc de sa trahison a été d'une brutalité inimaginable, ma vie entière n'était qu'un mensonge orchestré pour leur divertissement. La douleur était si profonde que j'ai perdu nos bébés, nos jumeaux, dans mes entrailles, ajoutant une couche insoutenable à mon désespoir. Pendant mon hospitalisation, Olivier m'a sommée de préserver les apparences pour sa famille, tandis que sa maîtresse, Camille, m'a menacée de diffuser la « petite vidéo » si je réagissais. Confrontée à cette perversité indicible, une rage froide a commencé à monter en moi. Jeanne Dubois, cette femme naïve qu'ils avaient baisée et brisée, n'existait plus. Soudain, une étincelle de lueur a percé les ténèbres, brisant le silence de ma prison. Un seul coup de fil a suffi pour changer le cours de mon destin : « Thomas, j'ai besoin de toi. » Mon frère, mon roc, est arrivé, armé de notre avocat, prêt à me protéger. L'heure du pardon était révolue. L'heure de la vengeance était venue.

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Ma philosophie de vie était simple : la faim est une blessure qui ne guérit jamais. Dès mon plus jeune âge, j' étais pour mes parents, non pas une fille, mais un fardeau, une bouche supplémentaire à nourrir quand seul mon frère, Lucas, semblait mériter chaque miette, chaque privilège. Le jour où ma mère nous servit un poulet rôti, l'odeur divine emplissant notre minuscule appartement, je reçus le cou et les pattes tandis que Lucas dévorait une cuisse dorée et juteuse. « Les filles doivent manger moins pour rester minces », lança ma mère d' un regard glacial quand j'osais demander un peu de viande, tandis que mon père baissait la tête et Lucas me souriait, la bouche pleine, un ricanement cruel dans les yeux. La faim devint mon obsession, ma seule ambition. Le vol, un simple moyen de survie. Mais quand je remportai un bon d' achat de cinquante euros, la promesse d' un festin enfin à ma portée, ma mère s' en empara, froidement, pour régler une facture : « Ta nourriture, c' est ce que je te donne. Ne sois pas insolente, Chloé. » Cette nuit-là, mon premier vrai vol, ce ne fut pas seulement l' argent de ma mère que je dérobai, mais aussi une part de mon innocence. Des années plus tard, au lycée, la faim persistait, m' obligeant à ramasser du pain rassis. L'humiliation grandit, surtout face à Madame Lefèvre, la surveillante de cantine, qui me servait avec mépris de maigres portions. Lorsqu'elle m'asséna : « Les filles de ton âge, ça devrait juste boire de l' eau et manger de la salade pour ne pas devenir des grosses vaches », une rage froide s' empara de moi. Ce n'était plus seulement ma faim, c'était ma dignité. Un plan vicieux germa dans mon esprit, une vengeance méticuleuse. Une simple rumeur, lancée du bout des lèvres, prit des proportions folles, transformant Madame Lefèvre en « sorcière de la cantine », volant la nourriture des élèves. Le verdict tomba : elle fut renvoyée, anéantie. Devant les doubles portions de saucisses et lentilles qui emplirent enfin mon assiette, la culpabilité se mua en une douce chaleur triomphante. Mais le soir même, ma mère m' attendait, le visage déformé par la fureur, une convocation du proviseur à la main. « La paix n' a duré qu' un repas », songeais-je, une nouvelle bataille, plus dangereuse encore, sur le point de commencer. Dans le bureau du proviseur, j' éclatai en sanglots, déversant des années de douleur : la faim, l'usine, l'argent volé, la violence. « J' ai faim… j' ai toujours faim… » fut mon seul cri. Contre toute attente, Monsieur Bernard, mon professeur, me crut, fit un signalement aux services sociaux, et obtint que mes repas soient pris en charge. Ayant trouvé un allié, un père de substitution même, une dette d'honneur germa en moi. Il me poussa vers une bourse d'excellence. Je travaillai comme une forcenée. Pourtant, le concours fut remporté par Marc Lambert, mon brillant rival, fils de bonne famille. « J' ai échoué », murmurai-je, les larmes aux yeux. « Mais l' année prochaine, tu retenteras ta chance. Et tu gagneras », me dit Monsieur Bernard, son soutien inébranlable. Et je gagnai. Mais j'appris alors la vérité : son soutien venait de ses économies pour le traitement de sa femme. Accablée par la dette et le désespoir, une idée folle naquit : je devins une « faussaire de devoirs », vendant mes compétences pour rembourser cet homme. Mon petit trafic florissait, jusqu'à ce que Marc Lambert me surprenne. Il tenait ma liste de prix, son visage déformé par le dégoût. Pour me protéger, je mentis une fois de plus : « Ce n' était pas pour ton ami. C'était pour toi. » Ce mensonge absurde, celui de mon amour pour lui, fonctionna. Il me couvrit face au proviseur, lui jouant le rôle de l'amoureux éconduit. Mais à quel prix ? Ma vie devint une romance forcée, mon secret, une épée de Damoclès. Puis ma mère réapparut, souriante, la fierté familiale affichée. Elle voulait me vendre au fils d' un usinier, la dot devant « aider ton frère à monter son entreprise ». La rage explosa. « Mon seul devoir est envers moi-même », crachai-je. Elle tenta de me forcer, me séquestrant dans ma chambre. Mais armée d'un tesson de verre, je me libérai, et mon frère, qui me narguait, finit dans la fosse à purin. Je courus, sans un regard en arrière, vers la liberté. Monsieur Bernard et sa femme m' accueillirent. Pour la première fois, j' eus l' impression d' avoir une vraie famille. J' obtins le bac avec mention et fus admise dans la meilleure prépa de France. Marc irait dans la rivale. Alors que je parlais de l' argent, la femme de Monsieur Bernard, perplexe, déclara : « Quel traitement ? Je ne suis pas malade, Chloé. » Il avait tout inventé pour préserver ma fierté. Les larmes aux yeux, mon cœur débordait de gratitude. À Paris, j' excelai dans mes études. Mais la faim de justice me reprit. Un étudiant, Thomas, simulait la pauvreté pour détourner des fonds. Je le dénonçais, lui rappelant ce qu'est la vraie faim. Cet incident, bien que difficile, renforça ma réputation, non pas de « justicière », mais de « L'Économe », celle qui connaît la valeur de chaque chose et ne tolère pas l'imposture. Je créais une petite « banque alimentaire » sur le campus. Des années plus tard, diplômée et ayant réussi dans les affaires, Marc, mon meilleur ami, me fit une proposition de mariage inattendue. La bague scintillait. Ce fut lui qui révéla la vérité. Il avait toujours su pour mon trafic. Mon mensonge sur l'amour l'avait bouleversé, révélant ma vulnérabilité. Il m'aimait pour qui j'étais vraiment. J'acceptai. Notre histoire, née d'un quiproquo et d'une liste de prix, se terminait par l'amour. Marc, lui aussi, avait fait son chemin. En me racontant une curieuse histoire de plonge dans un fast-food, et ses parents acceptant finalement ma « fougue », je compris que notre amour était bien plus profond. Nous avons fondé la « Fondation Dubois-Lambert », une usine convertie en lieu d' apprentissage, afin d'éradiquer le désespoir. « Mon rêve était d' avoir un estomac plein », dis-je un soir, alors que nous admirions les lumières de la ville. Marc pris ma main : « Maintenant, je rêve d' un monde où plus aucun enfant n' aura à rêver de ça. »

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