Le Piège du Neuvième Cycle

Le Piège du Neuvième Cycle

Gavin

5.0
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Chapitres

Neuf fois. Neuf fois, j'ai affronté la mort, revivant sans cesse le même cauchemar. Mon unique but ? Sauver Léa Moreau, l'héroïne de ce roman dans lequel j\'étais prisonnière, des griffes de Marc Lambert. Huit fois, j'ai échoué, sacrifiant ma vie pour elle, finissant percutée par une voiture, chutant d'une falaise, ou empoisonnée. Chaque réincarnation apportait son lot de souffrances inouïes, m'arrachant un peu plus de mon humanité. Puis, à la neuvième tentative, j'ai décidé d'abandonner, préférant la mort définitive à la lutte incessante. Mais la voix glaciale de ce système m'a avertie : « Échec de mission, punition assurée. » Pourtant, alors que ma décision était prise, ils sont entrés. Léa, angélique et cruelle, et Marc, charismatique et méprisant. Pour eux, je n'étais qu'un pion, une nuisance à écarter. « Camille, tu es encore là ? » a lancé Léa, m'humiliant devant l'homme pour qui j'avais tout donné. Puis, Marc, d'un geste abject, a écrasé le seul souvenir de ma mère, me brisant un peu plus. Ma récompense pour huit morts ? Trahison, torture et humiliation, alors que Léa ordonnait : « Donnez-lui une leçon qu'elle n'oubliera pas. » Désespérée, mais brûlante d'une haine nouvelle, je me suis promis que cette torture prendrait fin. Le souvenir d'une autre Léa, celle qui m'avait sauvée, me déchirait, accentuant la douleur. Comment l'ange que j'avais connu avait-il pu se transformer en ce monstre, cette marionnette de Marc ? J'étais à genoux, ma force brisée, mon cœur glacé, quand un plan, une ultime vengeance, germa dans mon esprit. Plus jamais je ne serais leur victime. Je ne fuirais plus. Cette fois, j'allais me battre. Et je gagnerais.

Introduction

Neuf fois. Neuf fois, j'ai affronté la mort, revivant sans cesse le même cauchemar.

Mon unique but ? Sauver Léa Moreau, l'héroïne de ce roman dans lequel j\'étais prisonnière, des griffes de Marc Lambert.

Huit fois, j'ai échoué, sacrifiant ma vie pour elle, finissant percutée par une voiture, chutant d'une falaise, ou empoisonnée.

Chaque réincarnation apportait son lot de souffrances inouïes, m'arrachant un peu plus de mon humanité.

Puis, à la neuvième tentative, j'ai décidé d'abandonner, préférant la mort définitive à la lutte incessante.

Mais la voix glaciale de ce système m'a avertie : « Échec de mission, punition assurée. »

Pourtant, alors que ma décision était prise, ils sont entrés. Léa, angélique et cruelle, et Marc, charismatique et méprisant.

Pour eux, je n'étais qu'un pion, une nuisance à écarter.

« Camille, tu es encore là ? » a lancé Léa, m'humiliant devant l'homme pour qui j'avais tout donné.

Puis, Marc, d'un geste abject, a écrasé le seul souvenir de ma mère, me brisant un peu plus.

Ma récompense pour huit morts ? Trahison, torture et humiliation, alors que Léa ordonnait : « Donnez-lui une leçon qu'elle n'oubliera pas. »

Désespérée, mais brûlante d'une haine nouvelle, je me suis promis que cette torture prendrait fin.

Le souvenir d'une autre Léa, celle qui m'avait sauvée, me déchirait, accentuant la douleur.

Comment l'ange que j'avais connu avait-il pu se transformer en ce monstre, cette marionnette de Marc ?

J'étais à genoux, ma force brisée, mon cœur glacé, quand un plan, une ultime vengeance, germa dans mon esprit.

Plus jamais je ne serais leur victime.

Je ne fuirais plus.

Cette fois, j'allais me battre. Et je gagnerais.

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Je m' appelle Jeanne Dubois, la dernière de ma lignée à pouvoir tisser le destin. Mes parents m' avaient prévenue: ne jamais utiliser ce pouvoir, sous peine d' un contrecoup dévastateur. Ils m' avaient aussi arrangé un mariage avec la riche famille Moreau pour me protéger. Le jour de mes noces, l' homme que je devais épouser, Antoine, a épousé une autre à ma place. Humiliée, j' étais devenue la risée de tous, quand Lucas Moreau, le fils illégitime de la famille, est venu me secourir. Il m' a dit : « Si mon frère ne veut pas de toi, je te prends. » Cette nuit-là, accusés d' une liaison secrète, nous avons été drogués et enfermés. Lucas, se cognant la tête contre le mur pour ne pas me toucher, murmurait mon nom et disait qu' il m' aimait. J' ai cru avoir trouvé l' homme qui me protégerait pour toujours et nous nous sommes mariés. Peu après, Lucas a eu un grave accident. Les médecins ne lui donnaient que quelques heures. Désespérée, j' ai ignoré les avertissements de mes parents et utilisé mon pouvoir pour « retisser son destin ». Le prix fut immédiat et terrible : j' ai fait une fausse couche. Depuis, chaque grossesse se terminait par le même drame. Cinq fois, j' ai perdu un enfant. Lucas, toujours présent, me réconfortait. J' étais enceinte de mon sixième enfant, pleine d' espoir, cherchant désespérément une solution à cette malédiction. Mais un jour, en passant devant un restaurant, j' ai aperçu Lucas et Antoine. Leurs mots ont réduit mon monde en miettes. « Antoine, Jeanne a une destinée exceptionnelle, son placenta est le plus efficace. Je vais intensifier ma recherche d' une 'tisseuse de destins' pour Clara, pour en finir une bonne fois pour toutes ! » La mort de mes enfants n' était pas une malédiction. C' était un meurtre. Je n' étais pas sa femme. J' étais une usine à placenta. Mon cœur s' est empli d' une rage si pure qu' elle a gelé toute autre émotion. Aujourd' hui, libre et forte, j' ai trouvé ma propre destinée.

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