Le Mariage Brisant

Le Mariage Brisant

Devrig

5.0
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Vêtue de ma robe blanche, je me tenais devant la mairie du 16ème arrondissement, prête à épouser Antoine. Ce devait être le plus beau jour de notre vie. Soudain, une femme s' est approchée avec un petit garçon qui a couru vers Antoine en criant « Papa ! ». Le mot a figé l' air. Sans une once de surprise, il m'a froidement annoncé qu'il devait épouser cette femme, son ex, pour donner un nom à leur fils de cinq ans, fraîchement débarqué. « Un mariage blanc », a-t-il précisé, mon cœur restant soi-disant le sien. Il m'a laissée là, humiliée, dans ma robe de mariée inutile, tandis qu'il entrait célébrer son union avec l'autre. L'horreur a atteint son paroxysme lorsqu'ils ont envahi mon appartement, le dévastant avec un dédain monstrueux, et m'ont soumise publiquement à une agression physique et verbale, sous les rires de leurs invités. Comment avais-je pu me tromper à ce point ? L'homme que j'avais idolâtré se révélait être un manipulateur abject, un monstre sans âme. Cette trahison crasse m'a brisé le cœur, m'a laissée vide, bafouée, et à la merci de tous les jugements. Allais-je me contenter de ce sort tragique ? Au plus profond de mon désespoir, j'ai composé, d'une tranquillité étrange, le numéro de Louis d' Artois, l'héritier d' un empire du luxe. Cet homme, que je croyais inaccessible, a aussitôt abandonné une négociation à milliards d'euros pour prendre un jet privé et se précipiter à la mairie, où il m'a épousée quelques minutes avant la fermeture, me sauvant de l'abîme.

Introduction

Vêtue de ma robe blanche, je me tenais devant la mairie du 16ème arrondissement, prête à épouser Antoine. Ce devait être le plus beau jour de notre vie.

Soudain, une femme s' est approchée avec un petit garçon qui a couru vers Antoine en criant « Papa ! ». Le mot a figé l' air. Sans une once de surprise, il m'a froidement annoncé qu'il devait épouser cette femme, son ex, pour donner un nom à leur fils de cinq ans, fraîchement débarqué. « Un mariage blanc », a-t-il précisé, mon cœur restant soi-disant le sien.

Il m'a laissée là, humiliée, dans ma robe de mariée inutile, tandis qu'il entrait célébrer son union avec l'autre. L'horreur a atteint son paroxysme lorsqu'ils ont envahi mon appartement, le dévastant avec un dédain monstrueux, et m'ont soumise publiquement à une agression physique et verbale, sous les rires de leurs invités.

Comment avais-je pu me tromper à ce point ? L'homme que j'avais idolâtré se révélait être un manipulateur abject, un monstre sans âme. Cette trahison crasse m'a brisé le cœur, m'a laissée vide, bafouée, et à la merci de tous les jugements. Allais-je me contenter de ce sort tragique ?

Au plus profond de mon désespoir, j'ai composé, d'une tranquillité étrange, le numéro de Louis d' Artois, l'héritier d' un empire du luxe. Cet homme, que je croyais inaccessible, a aussitôt abandonné une négociation à milliards d'euros pour prendre un jet privé et se précipiter à la mairie, où il m'a épousée quelques minutes avant la fermeture, me sauvant de l'abîme.

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Le gala de charité battait son plein, bruissant des murmures élégants de la bonne société parisienne. Mais pour Jeanne Dubois, architecte d'intérieur respectée, le champagne avait un goût amer. Les chuchotements qu' elle feignait d' ignorer perçaient la musique : son mari, Marc, professeur d'art charismatique, s' affichait ostensiblement avec Chloé Martin, sa jeune et ambitieuse apprentie, celle-là même que Jeanne avait prise sous son aile. Un appel urgent la tira de ses pensées, la menant vers le salon privé où l'horreur l'attendait, glaciale. Là, sans équivoque, Marc et Chloé s'embrassaient avec fougue, sa main sous sa robe, brisant quinze ans de mariage et de confiance. Le monde de Jeanne s'effondra en un instant, l'air lui manqua. Pourtant, le choc ne la paralysa pas longtemps ; une force inattendue la submergea. Chloé, larmoyante, tenta de justifier son acte par l'ivresse, tandis que Marc, agacé, reprochait à Jeanne de « faire une scène », la traitant d'« hystérique » devant les organisateurs et les invités. Il la rabroua comme une employée, pas comme son épouse, la poussant à gérer une "urgence" technique alors que son cœur saignait. Comment cet homme qu'elle avait aimé, pour qui elle avait sacrifié sa carrière, pouvait-il la dénigrer ainsi, et de la sorte ? Comment son élève pouvait-elle être si cruelle, si manipulatrice ? La douleur des rumeurs n'était rien comparée à la réalité de cette trahison double, si crue, si violente. Mais lorsqu'en pleine nuit, un message de Chloé et un enregistrement de Marc, la décrivant comme une « façade pratique, froide et ennuyeuse », atterrirent sur son téléphone, une certitude nouvelle éclata en Jeanne. L'anéantissement la laissa vide de douleur, emplie d'une rage froide et résolue. Ce n'était plus une question de survie, mais de dignité ; une guerre venait d' éclater, et Jeanne était prête à se battre.

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L' anesthésie venait à peine de se dissiper, laissant une douleur sourde dans le bas de mon ventre. Dehors, la pluie tombait à verse. J' ai saisi mon téléphone d' une main tremblante pour appeler mon mari, Antoine Moreau. Sa voix, pleine d' impatience, m' a percutée : « Élisa ? Qu' est-ce qu' il y a encore ? Je suis occupé. » J' étais à l' hôpital central, seule, après avoir perdu notre enfant. Je lui ai dit que j' avais eu un accident. En réponse, il m' a reproché mon manque d' attention, avant d' ajouter, sa voix froide et accusatrice, qu' il était occupé par Chloé Bernard, sa « protégée ». Puis, comme un coup de poignard, il a lâché : « D' ailleurs, je viens de lui acheter une Porsche pour fêter ça. » Alors que je suppliais, ma voix brisée, Antoine a raccroché. En ouvrant Instagram, la première image fut celle d' Antoine et Chloé, souriants, trinquant, elle posant sur une Porsche rouge vif, un bouquet de roses à la main. La légende disait : « Félicitations à ma talentueuse Chloé. Le monde est à toi. » Les commentaires saluaient « le couple magnifique » et « l' homme si attentionné » qu' il était. J' ai senti la nausée monter. Ils m' humiliaient publiquement. Une crampe d' une violence inouïe m' a pliée en deux. Notre enfant était parti. Un enfant dont Antoine ignorait l' existence, lui qui m' avait toujours traitée de « paresseuse » et de « paranoïaque » chaque fois que je soulevais le sujet de Chloé. Il m' avait fait douter de ma propre santé mentale. Allongée sur ce lit froid, le bruit de la pluie contre la fenêtre, j\'ai enfin compris. Mon mari m' avait trahie. Et il célébrait sa nouvelle vie avec une autre femme, pendant que je pleurais la perte de tout ce qui avait compté pour moi. La douleur se transforma en une détermination glaciale. Le divorce était signé. Je l' avais laissé sur son oreiller, avec le rapport d' avortement. Je suis partie, décidée à ne plus jamais le chercher. Ils allaient payer. Ils allaient tous les deux payer.

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Mon bureau n'était plus mon bureau. C' est la première chose que j' ai vue ce matin-là, mon espace de travail, jadis ordonné, transformé en un repaire de désordre et de photos obscènes. Pire encore, Marc Lemaire, l'homme qui me rongeait la vie, était assis à ma place, les pieds sur mon bureau, mes dossiers précieux en otage. Il a ri de ma stupéfaction, tandis que ma fiancée, Sophie, m'assignait un coin sombre près des toilettes. Humiliation après humiliation, j'ai vu mon travail saboté, ma signature effacée, et les preuves de mon labeur effrontément accaparées par Marc, sous l'œil bienveillant de Sophie. Ils m'ont vidé de mon appartement, m'ont jeté mes affaires comme celles d'un moins que rien, et surtout, ils ont jeté l' ours en peluche que je lui avais offert, le symbole de notre amour, comme un vulgaire déchet. Comment l'homme qui t' a tout donné, qui t'a sauvée d'une mort certaine, peut-il devenir, à tes yeux, un tel monstre ? Comment peux-tu, Sophie, me traiter comme un chien, moi, l'homme qui a bâti cette entreprise de ses propres mains, alors que ton "amour de jeunesse" Marc y sème le chaos ? Le silence dans l'open-space après que Sophie m' a giflé en pleine figure, devant tous mes collègues, était assourdissant. « Tu es viré, Clément ! » a-t-elle hurlé. Mais ils ne savaient pas que je détenais le piège parfait. Elle pensait jouer une partie de dames, mais j'avais déjà disposé toutes les pièces de mon échiquier. Et son roi, ou plutôt sa reine, était sur le point de tomber.

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Je vivais dans un manoir du 16ème arrondissement, l'épouse trophée et docile du grand German Kramer. Pour tout Paris, nous étions le couple idéal, mais derrière les dorures, je n'étais qu'un accessoire interchangeable au service de son empire. Tout a basculé le jour de mon accouchement, qui s'est transformé en véritable boucherie. Alors que je me vidais de mon sang sur les draps d'une clinique privée, une infirmière paniquée lui a tendu le téléphone pour un dernier adieu. « J'ai une fusion à signer, Bella. Ton instabilité émotionnelle est un passif. Gère-le. On en parlera ce soir. » Le déclic de la communication coupée a été le dernier son que j'ai entendu. Je suis morte seule sous les néons blancs, pendant qu'il vérifiait probablement l'heure sur sa montre de luxe. J'ai réalisé, dans un dernier souffle, que j'avais passé des années à mendier l'attention d'un homme qui me considérait comme un simple meuble encombrant. L'obscurité m'a engloutie avec une haine incandescente. Je revoyais les sourires mielleux de sa stagiaire, Charity, qui s'apprêtait à prendre ma place, mes bijoux et mon lit. Comment avais-je pu être aussi aveugle et soumise face à leur trahison ? Soudain, une inspiration brutale m'a déchiré les poumons. Je me suis redressée d'un coup, trempée de sueur, non pas sur un lit d'hôpital, mais dans ma chambre du manoir. Mes mains ont frôlé mon ventre : il était plat, ma peau était lisse, sans aucune cicatrice. Sur l'écran de mon téléphone, la date affichait cinq ans en arrière. C'était le jour du gala de la Fondation Fisher, le soir exact où ma dignité avait commencé à s'effondrer. German est entré dans la pièce, jeune et arrogant, m'ordonnant de porter la robe blanche qu'il avait choisie pour moi. Je l'ai regardé en silence, sentant une froideur glaciale remplacer la terreur. « Entendu. Amuse-toi bien. » Il ne savait pas encore que la femme fragile qu'il pensait contrôler était restée à la morgue. Ce soir, je ne porterai pas de blanc. Je porterai une robe rouge sang, je m'allierai à son pire ennemi, et je vais racheter chaque parcelle de son empire avant qu'il n'ait le temps de comprendre que la chasse est ouverte.

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