Mon mari de la mafia

Mon mari de la mafia

Kyria

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Après un accident tragique ayant coûté la vie à son frère aîné, Damiano Ricci , 35 ans, héritier d'une ancienne famille de vignerons toscans, se retrouve à la tête du domaine familial. Bien qu'il soit un homme respecté et impitoyable en affaires, Damiano est un père célibataire dépassé par l'éducation de sa nièce de 7 ans, Emilia , une enfant introvertie marquée par la perte de ses parents. Mais ce n'est pas tout : selon la tradition séculaire de la famille Ricci, un homme à la tête du domaine doit être marié pour légitimer sa position et renforcer les alliances locales. Damiano, qui s'est juré de ne jamais mêler amour et devoir, accepte à contrecœur de prendre une épouse choisie par un contrat arrangé. C'est ainsi que Elena Moretti, 19 ans, une jeune Française d'origine modeste, débarque en Toscane. Elena a grandi à la campagne, rêveuse et passionnée par la botanique. Promise à Lorenzo par un accord conclu entre leurs familles pour sauver l'exploitation viticole de son père, Elena est loin d'imaginer ce qui l'attend. Elle pensait trouver un homme compatissant, mais Lorenzo est froid, distant et terriblement autoritaire. De plus, il semble réfractaire à la moindre idée de créer un lien avec elle. Cependant, Elena est déterminée à ne pas se laisser écraser par cet homme. En gagnant peu à peu la confiance de la timide Emilia et en apportant des idées novatrices à la gestion du domaine, elle commence à laisser sa marque dans un monde qui lui est étranger.

Chapitre 1 Chapitre 1

Le train ralentit à l'approche de la petite gare de Monteverdi. À travers la vitre légèrement embuée, Elena pouvait apercevoir les collines familières, recouvertes de vignes qui semblaient s'étendre à l'infini. C'était exactement comme dans ses souvenirs, et pourtant, tout semblait différent, plus sombre, plus pesant. Elle resserra sa prise sur le cuir usé de sa valise, un mélange d'excitation et d'appréhension nouant son ventre. Revenir ici après huit ans n'était pas une décision qu'elle avait prise à la légère.

Quand elle descendit du train, l'air avait cette odeur caractéristique de terre humide et de raisins mûrs. Une odeur qui lui rappelait les vendanges d'autrefois, lorsqu'elle courait pieds nus dans les champs avec son père. Mais ce souvenir chaleureux fut vite chassé par l'image de la maison qu'elle s'apprêtait à retrouver, vide et délabrée, tout comme elle.

La montée jusqu'à la maison familiale fut plus éprouvante qu'elle ne l'avait anticipé. Chaque pas sur le chemin caillouteux lui semblait une épreuve, chaque pierre un rappel de ce qu'elle avait fui. Lorsqu'elle atteignit enfin la bâtisse, elle s'arrêta pour reprendre son souffle. Le vieux portail en fer forgé était rouillé, couvert de lierre, et grinça sinistrement lorsqu'elle le poussa.

La maison, autrefois si vivante, paraissait aujourd'hui presque en ruines. Les volets pendaient de travers, et les tuiles manquantes sur le toit laissaient entrevoir des trous béants. Pourtant, c'était ici qu'elle avait grandi, ici qu'elle avait appris à rêver, à aimer l'art, et ici qu'elle avait dit adieu à son père pour la dernière fois.

Elle entra, la clé tournant avec difficulté dans la serrure. Une odeur de renfermé et de poussière l'accueillit. Chaque meuble était couvert d'un drap jauni, et les murs portaient les traces du temps. Posant sa valise dans l'entrée, elle resta immobile un instant, laissant le silence l'envahir. Les souvenirs affluaient, violents et insistants. La voix de son père, son rire, les soirs où ils jouaient aux cartes à la lumière vacillante d'une lampe à huile. Tout cela semblait à la fois si proche et si lointain.

Elle s'avança dans le salon et souleva un drap, révélant la vieille table en bois massif où ils prenaient leurs repas. Sa main glissa sur la surface rugueuse, s'arrêtant sur une entaille profonde qu'Antonio, son père, avait fait un jour en essayant de couper un morceau de pain trop dur.

- « Si tu voyais ça, papa... » murmura-t-elle, la gorge nouée.

Un bruit derrière elle la fit sursauter. Elle se retourna vivement pour voir une silhouette menue se tenir sur le pas de la porte.

- « Nonna Pia, » souffla Elena, soulagée.

La vieille femme entra, son visage ridé s'illuminant d'un sourire. Elle portait un panier rempli de figues et de pain frais.

- « Elena, ma chère ! Tu es revenue, enfin. »

Elles s'embrassèrent maladroitement, Pia tenant toujours son panier.

- « Monteverdi n'est plus le même sans toi, ma petite. Et cette maison... oh, il y a du travail, » dit-elle en balayant la pièce du regard.

- « Oui, beaucoup trop, » répondit Elena en esquissant un sourire fatigué.

Pia s'installa à la table, posant son panier avec soin.

- « Alors, qu'est-ce qui t'a fait revenir après tout ce temps ? » demanda-t-elle, les yeux plissés, emplis de curiosité.

Elena hésita. Comment expliquer ? Comment mettre en mots tout ce qu'elle avait fui à Rome, ce qu'elle avait perdu, et pourquoi elle avait besoin de retrouver cette partie d'elle-même qu'elle avait laissée ici ?

- « Je... J'avais besoin de revenir aux sources, » dit-elle finalement, évasive.

Pia hocha la tête, comme si elle comprenait plus qu'Elena ne voulait bien admettre.

- « Ton père aurait été content, tu sais. Mais attention, Elena. Ici, les secrets ne restent jamais enfouis très longtemps. »

Elena fronça les sourcils.

- « De quels secrets parlez-vous, Nonna Pia ? »

La vieille femme se contenta de hausser les épaules, un sourire énigmatique sur les lèvres.

- « Ah, tu découvriras bien assez tôt. Tout finit toujours par remonter à la surface. »

Après un dernier regard bienveillant, elle quitta la maison, laissant Elena seule avec ses pensées troublées.

Le crépuscule tombait lorsqu'elle décida de sortir prendre l'air. Les collines dorées s'assombrissaient doucement, baignées dans une lumière qui rendait tout irréel. Elle marcha jusqu'à l'ancienne villa Monteverdi, une bâtisse imposante mais abandonnée depuis des décennies. Pourtant, à sa grande surprise, elle vit des lumières à l'intérieur, ainsi que des échafaudages installés sur un côté.

Alors qu'elle s'approchait, une silhouette masculine se dessina dans l'encadrement d'une fenêtre. Grand, avec des épaules larges et une posture droite, l'homme semblait la fixer. Un frisson la parcourut.

Elle resta immobile, le regardant. Ses traits étaient à peine discernables dans la pénombre, mais il y avait quelque chose de magnétique chez lui. Lorsqu'il fit un pas en avant, la lumière de la maison éclaira son visage. Ses yeux sombres étaient perçants, presque inquisiteurs.

- « Bonsoir, » dit-il, sa voix grave résonnant dans l'air frais.

Elena recula légèrement, surprise qu'il lui adresse la parole.

- « Bonsoir... Je... je suis Elena Moretti. Je viens de revenir au village. »

Il esquissa un sourire en coin, mais quelque chose dans son expression trahissait une certaine tension.

- « Je sais. »

Elle fronça les sourcils, déstabilisée.

- « Comment ça, vous savez ? »

Il ne répondit pas immédiatement, se contentant de la regarder comme s'il l'évaluait.

- « Ce village est petit. Tout le monde sait tout sur tout le monde. »

Puis, sans un mot de plus, il tourna les talons et disparut à l'intérieur de la villa, laissant Elena avec un millier de questions en tête.

Elle resta là un moment, ses pensées tourbillonnant. Qui était cet homme, et pourquoi semblait-il la connaître ?

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