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Chapitres

Mayí est une jeune femme descendant d'une longue lignée des femmes de petite vertu. Son arrière grand-mère, sa grand-mère ainsi que sa mère étaient toutes des femmes qui vendaient du plaisir pour vivre. Le genre des femmes vivant en retrait, visitées la nuit par des hommes qui le jour détournaient les regards à leur passage. Mayí est une enfant du sexe destinée à suivre le même chemin. Cette identité de la honte née d'une malédiction lui colle à la peau bien qu'elle veuille de toutes ses forces s'en séparer et vivre une vie de femme respectée et non celle d'un objet sexuel regardé de haut par tous. Lorsqu'elle rencontre enfin un homme qui la regarde différemment, elle croit avoir mis fin à la malédiction. Mais le futur se chargera de lui prouver le contraire de la plus cruelle des manières. Genre: Romance/Drama

Hana Chapitre 1 Chapitre 01

1.Destinée

( Likez avant lecture et laissez un commentaire après. Ça fait chaud au cœur de la chrochro )

Kananga, Kasaï-Occidental, RD Congo

1972

La vie est une tombola. Le lot reçu après le tirage est un paquet-surprise. Un voyage à l'aveugle dont on ne découvre la destination qu'à l'arrivée. Personne ne choisit le continent, le pays, la race, la tribu ou la famille dans laquelle il naît. Personne. Personne ne choisit de quels parents il naîtra. C'est une cruelle tombola qui m'a fait tirer l'un des pires tickets.

Peut-être que je ne devrais pas me plaindre.

Il y a bien des gens dont les situations sont pires que la mienne.

Mais comment ne pas me plaindre ?

Comment ne pas questionner le Créateur pour m'avoir envoyée naître dans une famille maudite ?

À peine j'avais glissé hors des entrailles de ma mère que des malédictions générationnelles dont je ne connaissais ni queue ni tête étaient déjà miennes. Depuis les dix-huit années que moi Mayí suis sur cette injuste planète, j'avoue avoir contemplé le suicide au moins deux fois. Le hic est que je ne suis pas assez courageuse pour mener à bien un auto-meurtre. Détentrice d'un diplôme D6 en commercial et administratif, je ne peux trouver un emploi sans tomber dans ce que je me tue à combattre bec et ongles. Toutes ces fois où j'ai été rappelée pour un entretien d'embauche, les conditions pour que j'obtienne le poste incluaient à chaque fois que j'écarte les jambes pour le supérieur. À chaque fois, sans faille.

- Bonsoir.

- Bonsoir, Tonton.

- Elle est là?

- Oui, mais elle n'est pas seule. Allez-vous attendre ou préférez-vous repasser plus tard ?

- Je vais attendre.

- Prenez place.

L'homme va s'asseoir sur le siège que je lui indique sous le madamier. Comme lorsqu'il m'a saluée, il se refuse également à me regarder lorsque je lui propose à boire et des cigarettes. Je ne peux d'ailleurs pas bien voir son visage qui est à moitié caché par son chapeau à large bord. Une piètre tentative de se déguiser, signe qu'il a honte d'être là, mais il y est quand-même.

- Je prendrai bien une Skol, Dit-il en regardant vers la rangée des cannes à sucre

- D'accord, Tonton.

- C'est toujours au même prix, j'espère, Fait-il, toujours sans me regarder

- Oui, Tonton.

Il a beau essayer de cacher son visage, mais je connais très bien cette fameuse face qu'il met autant d'efforts à ne pas montrer. Détails à l'appui. Je connais son large front avec sa petite cicatrice au centre, ses sourcils broussailleux, ses petits yeux porcins qu'il a cachés derrière des lunettes, son nez à la Papa Wemba, sa moustache qui cache presqu'entièrement sa lèvre supérieure et son menton fendu. Je sais aussi qu'il est le gérant d'un dépôt de ciment là-bas vers le grand marché et qu'il s'appelle Kasanda Cherubin. C'est l'un des grands réguliers d'Alexandrine, ma mère. Oui, l'homme adultère qui ne veut pas croiser mon regard est l'un de ses cinq grands réguliers. Il est du groupe de ceux qui passent jusqu'à trois fois par semaine se délecter du fruit défendu. Il fait partie des grands actionnaires qui font que la « petite entreprise » ne connaisse jamais la crise.

Il y a bien-sûr les irréguliers qui viennent une à deux fois toutes les deux semaines, une fois le mois ou une fois tous les deux mois. Des clients, ma mère en a une belle poignée. Le dénominateur commun de tous ces hommes qui visitent la cour douillette de cette demeure est le fait qu'ils ne sont pas fiers de la visiter.

Eux tous, sans exception, n'aimeraient jamais être aperçus avec ma mère en pleine journée. Lorsqu'ils la croisent dans un lieu public, ils agissent comme s'ils ne l'avaient jamais vue de leur vie. Elle est ce péché dont ils ont extrêmement honte mais dont il ne semble pas pouvoir se séparer. Il faut les voir lorsqu'ils viennent aux crépuscules rechercher sa compagnie ! Ils sont tous affublés des lunettes de soleil, de képis et grands chapeaux comme des criminels qui ne désirent pas être reconnus. Chose que je trouve imbécile, car les minutes qui suivent, ils se retrouvent en tenue d'Adam dans l'une des pièces de la demeure à se livrer à tout ce qui fait honte.

Lorsqu'il arrive que ces hypocrites se croisent, l'un sortant d'ici et l'autre entrant, ils s'assurent de s'ignorer avec brio. Pas de salutation, pas même un petit hochement de tête en guise de salut. La scène est juste épatante. Et bien que j'y aie assisté toute ma jeune vie, elle me fait encore rire sous cape. Ils se croisent les nez en l'air, les regards rivés droit devant, essayant de paraitre aussi digne que possible dans une situation honteuse. Il y a comme une sorte de code par ici: Je suis là, mais je ne suis pas là. On ne s'est jamais vu !

D'ailleurs, lorsqu'il arrive que trois clients se pointent au même moment, je m'assure de les faire asseoir dans des coins différents de la parcelle afin d'éviter d'ajouter à leur malaise. Ma grand-mère (aujourd'hui décédée) savait ce qu'elle faisait lorsqu'elle faisait pousser des plantes partout. Notre parcelle qui n'est déjà pas très grande comporte plusieurs arbres fruitiers et des cannes à sucre. Ces derniers ornent joliment la petite allée qui mène à notre petite véranda. Une grande partie de notre arrière-cour est envahie par un champ de feuilles de manioc, Ndunda, matembele, Ngaï-ngaï (sortes de légumes) piments, basilic et aubergines. Maintenait que Mamie n'est plus, c'est moi qui m'occupe de toute cette végétation. Je m'y adonne d'ailleurs à cœur joie, car en le faisant, je peux m'évader, m'imaginer une vie décente. À part cette fonction, je suis également l'hôtesse qui reçoit et installe les clients, leur offre boissons ou cigarettes et les envoie à l'intérieur quand Alexandrine devient disponible. Ces arbres fruitiers et cannes à sucre servent des paravents aux clients qui pendant qu'ils attendent leur tour (sirotant les boissons ou fumant les cigarettes que nous leur vendons) n'ont pas à se voir.

Il y a souvent des clients qui une fois ici demandent que ce soit moi qui m'occupe d'eux au lieu de ma mère. Les gifles dont je gratifie leurs joues sont légendaires, ils sentent leurs dents bouger et comprennent qu'ils ne me monteront jamais dessus. En route également, quand certains pervers osent m'emboiter les pas pour me proposer des saletés, je leur mets des aller-retour secs et les plante là.

J'ai choisi de ne pas me résigner et accepter un sale sort. Je nage à contre-courant, je sais. Je vais continuer à nager contre les lois établies de toutes mes forces jusqu'à ce que mes bras n'en pourront plus.

Ma mère aime me répéter que je me leurre. Que tôt ou tard, je perdrai de ma superbe et embrasserai ma destinée. Qu'il me le faut pour survivre car je ne peux vivre autrement.

Je n'embrasserai aucune destinée sordide. Même si chaque jour, cette malédiction m'harasse et me réclame avec ténacité. Ma mère se plaît à me rappeler que c'est l'argent produit par ce que j'abhorre et que je me refuse à embrasser qui m'a nourrie depuis toute petite, m'a mise à l'école, m'habille et m'offre un toit. Que vouloir ou pas, je mange et fais partie de la saleté que je m'évertue à combattre avec hargne.

J'entre dans la maison et vais chercher dans la cuisine une Skol bien fraîche pour le client qui attend sous le madamier. Alors que j'essaie de localiser le tire-bouchon, des sons que je ne connais que trop bien viennent saluer mes oreilles. Ce sont des grognements, des ahans et des martèlements répétitifs d'un lit malmené par des corps en mouvements.

Je sens monter en moi de la honte. De la honte vite remplacée par une colère noire et un désir ardent de sortir d'ici. De m'en aller et de ne jamais revenir.

- Je ne veux pas être comme elle ! Fais-je entre mes dents serrées avant de quitter la cuisine.

Je vais servir le client avant d'aller m'asseoir dans un coin de la parcelle, pensant et repensant à comment fuir ce lieu maudit.

- Je ne serai pas comme elle. Je ne veux pas ! Répété-je en essuyant rageusement une larme qui a coulé

Cette promesse, je me le fais chaque jour. Chaque jour sans exception depuis le moment où j'ai compris dans quelle famille le Créateur m'avait envoyée naître. Nous vivions encore à Ndjoku-Punda, une petite cité du Kasaï-Occidental, lorsque ma destinée honteuse m'a été expliquée.

Des hommes différents payaient des visites (souvent quand il commençait à faire sombre) à ma mère et à ma grand-mère. Elles m'ordonnaient toujours d'aller jouer vers la cuisine externe et de ne revenir vers la maison que lorsqu'elles me rappelaient. Dans mon innocence, je ne comprenais pas ce que venaient chercher ces hommes. Je ne comprenais pas jusqu'à ce que j'eus 10 ans et que je commis l'erreur de mettre une camarade de classe en colère.

Avec mes petits condisciples, nous avions l'habitude de ramasser les petits morceaux de craie que laissait tomber la maîtresse pendant qu'elle écrivait au tableau. Pour éviter le désordre, elle ne nous laissait récolter ces bouts crayeux qu'à la fin des cours. Les craies de couleur, utilisées très rarement par l'enseignante, étaient nos favorites. Un jour, après une leçon de science botanique, il y avait dans l'amas de poussière blanche tout en bas du tableau, plusieurs petits bouts de craies de couleur car pour la leçon, elle avait dessiné une grande fleur aux belles couleurs chatoyantes. Nos petites mains nous démangeaient mais nous devions attendre que sonne la cloche.

La minute où les coups de cloche annonçant la sortie ont retenti, nous nous sommes précipités sur les bouts de craies sous le regard amusé de la maîtresse. J'avais jeté mon dévolu uniquement sur le bout de craie jaune, car j'avais déjà dans ma collection les autres couleurs que je gardais jalousement. Mais à mon grand malheur, une autre fille de ma classe avait les mêmes intentions que moi. Nous nous sommes lancées sur le même bout de craie jusqu'à nous cogner les fronts. Heureusement pour moi, je fus la première à bloquer la précieuse pépite dans mon poing. Une petite bagarre s'en est suivie. Tshibola, mon adversaire, refusait de s'avouer perdante. Elle voulait le bout de craie jaune et voulait me le prendre de force. Qui allait se laisser intimider ? Moi ?

Jamais !

Je lui ai tenu tête, lui envoyant de ma main libre coups maladroits sur coups de griffes. Pendant que la maîtresse nous séparait, j'ai distinctement entendu Tshibola me traiter de fille de pute. Elle était une enfant comme moi, mais elle l'avait dit avec l'assurance de quelqu'un qui savait ses propos vrais et vérifiables.

Le plus étrange était que la maîtresse qui avait entendu comme moi cette insulte, choisit de ne pas s'attarder dessus. Elle avait comme un petit air embarrassé pendant qu'elle nous prévenait de ne pas recommencer avec les bêtises.

Profondément blessée, j'ai attendu qu'on arrive hors de l'école pour confronter Tshibola. Sans craindre le fait qu'elle était affublée de ses deux copines, je l'ai saisie par le col de sa blouse jaunie par l'usure et l'ai secouée de toutes mes forces.

- Qui as-tu traité de fille de pute ?

- Bah, toi ! A-t-elle répliqué en essayant de se libérer de ma poigne

- Retire tes paroles tout de suite !

- Je ne retire rien parce que c'est vrai !

- Ce n'est pas vrai et tu vas vite retirer tes paroles.

- Et si je refuse tu vas me faire quoi ?

- Je vais te piler comme le manioc, sale menteuse.

- Dans tes rêves. Ta maman montre son caleçon à tous les mansebas (tontons) pour des sous.

- Ce n'est pas vrai !

- Ta maman et ta mamie ouvrent leurs pagnes et montrent leurs caleçons pour des sous. Bakaji ba tshianana (Des femmes sans valeur). Ma maman et ma tante me l'ont dit !

- Ma maman aussi me l'a dit. Donc c'est vrai ! A renchéri une de ses copines avec l'alopécie on dirait une vieille mère

- Ce n'est pas vrai.

- C'est vrai et tout le monde le sait, S'est écrié l'autre copine aux dents jaunes

- Elles montrent leurs caleçons et font des choses impolies avec les mauvais tontons pour des sous.

- ...

- Elles montrent leurs caleçons et puis elles sont maudites. Voilà pourquoi votre maison elle est tout au fond, isolée avec beaucoup d'arbres bizarres comme pour les baloji (des sorcières).

- ...

- Et tu n'as pas de papa. Nous avons nos papas.

- Il est où ton papa ? Tu n'en as pas !

- ...

- Ma maman dit que toi aussi tu vas montrer ton caleçon et ton toto à tout le monde pour des sous. Et puis tu es maudite.

C'en était trop. Une rage rouge qui ne disait pas son nom s'est emparée de moi. J'ai cogné les trois chipies avec une telle force qu'elles ont fini par prendre la fuite, effrayées.

Cet après-midi-là, le trajet vers chez nous, je le fis avec les joues baignées des larmes.

Etait-ce vrai ?

Maman et Mamie montraient-elles leurs caleçons à tout le monde pour des sous ?

C'était vrai que je n'avais pas de papa, mais je n'avais jamais demandé pourquoi. C'était vrai que notre maison était isolée, en retrait des autres. Mais je croyais que c'était par choix. Je croyais que c'était parce que mamie qui ne voulait pas aller aux champs très loin comme les autres femmes, préférait avoir son champ autour de la maison, voilà pourquoi elle avait choisi cette partie un peu en retrait, afin d'avoir assez d'espace pour cultiver maïs, arachides, manioc et autres. Mamie, elle aimait les arbres, c'était la raison pour laquelle il y en avait beaucoup autour de la maison.

C'était vrai que ma grand-mère et ma mère n'avaient presque pas d'amies. À part les tontons qui passaient les soirs, nous ne recevions presque jamais de visite féminine. Les autres mamans ne venaient jamais s'asseoir dans notre cour pour faire la causette ou cancaner. C'était vrai que quand elles allaient à la pompe ou au marché, elles ne s'arrêtaient pas pour causer et rire comme faisaient les autres mamans. C'était vrai que maman et mamie n'étaient jamais invitées à des baptêmes, les premières communions, les confirmations et les mariages. Et les messes, nous nous y rendions que le soir et rarement.

Étions-nous vraiment des maudites ?

À mon arrivée à la maison, ma mère dormait et Mamie qui adorait cuisiner et essayer des nouvelles recettes était dans la cuisine externe. Les délicieux effluves qui d'habitude me faisaient saliver et me causaient d'oublier le reste du monde ne me firent aucun effet ce jour-là. Je voulais des réponses. Je voulais que ma Mamie démente les propos insultants de Tshibola et ses copines. Je suis entrée dans la petite cuisine en daube, saluant sans grand enthousiasme ma grand-mère qui éventait d'une main ferme le feu de bois, sur lequel était posée une casserole noircie par la fumée. Sans tarder, j'ai entrepris de raconter à ma grand-mère ce que je venais de vivre. Elle est restée sereine tout au long de mon récit, goutant de temps en temps la soupe qui mijotait là. Aucun choc ou indignation ne s'était peint sur son visage pendant que je lui répétais, blessée, les propos de Tshibola.

- C'est vrai ce qu'elle a dit, Mamie ? On est maudites ?

Je m'attendais à un "Non". À Un "Tshibola est une petite effrontée. Demain, j'irai voir ses parents. C'est quoi ça ?". Mais à la place, ma grand-mère me fit savoir que c'était vrai. Qu'elle s'apprêtait d'ailleurs à m'expliquer tout ça car dans peu, mon heure allait arriver. Elle, ma mère, comme moi étions toutes maudites. Ces hommes qui venaient...ils ne venaient pas pour simplement admirer combien l'intérieur de notre maison était jolie, propre et reposant. Ils venaient pour autre chose. Ils venaient pour un service. Un service que ma grand-mère et ma mère étaient condamnées à fournir. Et moi aussi, bientôt.

Je découvrais, choquée, que j'étais vraiment ce que cette fille à l'école avait dit que j'étais. Une descendante des femmes de petite vertu. De celles qui se vendaient pour vivre, pour manger. J'étais condamnée à perpétuer la honte.

- Pourquoi ? Je ne comprends pas. On est maudites pourquoi ? Suis-je arrivé à articuler malgré le gros choc

- Ma grand-mère qui est ton arrière-arrière-grand-mère est la personne qui a commencé tout ça. Je n'ai fait qu'accepter mon sort. Avais-je même le choix ? Ta mère a fait pareil. Toi aussi ma petite Mayí, tu suivras malheureusement le même chemin. Tu ne peux y échapper, même si tu essayais.

- Je ne comprends pas.

- Je sais, ce n'est pas facile.

- Et si je refuse ? Et si je ne veux pas ?

- Le sexe opposé ne te regardera jamais différemment.

- ...

- Il y a sur nous une marque invisible qui fait ressortir en eux la bête. Le chien en rut.

- ...

- La minute où tu commenceras à voir le sang, ton moment sera venu. Tous les mâles percevront de toi ce parfum qui fera qu'ils te convoitent à en avoir mal aux reins. Ils vont te suivre. Ils ne te suivront jamais pour te proposer des choses décentes ou pour essayer de faire de toi une femme honorable. Ce sera pour que tu assouvisses des vices.

- ...

- Tu ne pourras pas vivre une vie normale.

- Je ne veux pas être comme ça ! Ai-je crié, pleurant à chaudes larmes.

- Je suis désolée, ma petite.

- Je n'ai rien fait de mal pour mériter une telle punition !

- Je sais. Moi non plus, je n'avais rien fait de mal. C'est ma grand-mère qui nous a causé tout ça.

- Qu'avait-elle fait ?

La mine lasse, ma grand-mère a soupiré avant de gouter une dernière fois sa soupe. Elle a ensuite tranquillement enlevé la casserole du feu et l'a soigneusement posée sur des feuilles de bananier étalées là pour cet effet.

- Qu'avait-elle fait, Mamie ? Je veux savoir, s'il te plait.

Tout en épluchant des plantains verts, elle se mit à me raconter comment était née la malédiction.

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