» La voix grave et réprobatrice de mon
me une mule obstinée, mal à l'aise face à ce mélange d'odeurs de loups que je ne reconnais
tterai. Je n'ai aucune crainte envers mon père, car il est toujours doux et bienveillant avec moi, et pourtant j
se passer ; mes pieds se posent sur le sol en marbre. Je sens des regards sur moi et tente aussitôt de m'enfuir et de me cacher derriè
, ses yeux brillent comme les paillettes de mes créations. De longs cheveux noirs, soyeux, ondulent en
devant moi. Je prononce les mots que ma mère m'a appris durant mon enfance. L'atmosphère est tendu
de celle de mon père. Plus grave, plus forte. Une voix qui, si elle s'élevait, pouvait vous faire plier les
baissée. Je sais qu'il est le chef de cette meute, et cela me met encore pl
ore, sa paume droite tapotant le dos de mon père comme le ferait un ami. Sont-ils proches ? Si oui, à quel point ? Mon père n'a j
t les yeux vers moi. Son regard m'effraie et je recule d'un pas, trébuchant et tombant à la renverse. Ma chair he
toi-même. » Ses paroles bienveillantes me donnent la force dont j'ai bes
Le dos droit, la tête haute, le torse bombé. La fierté de mon père. L'avenir de n
bable. Il tend la main, que mon frère saisit aussitôt, sans hésiter, et le fixe droit dans les yeux. Mon frère a le même âge
e tête. Peut-être l'avait-il mis à l'épreuve d'une manière insaisissable, comme le font tous les Alp
nclinant légèrement. Ses mains se joignent derri
t sur le bas de la chemise de mon père et le suppliant de me porter. Ce loup est si apeuré. « Arrête
nt un jeune homme qui s'avance d'un pas assuré. Le claquement de ses chaussures noires cirées
tion, non pas à mes parents, mais à nous. Ses yeux me rappellent les arbres de notre meute, d'un vert si éclatant. Il pour
aignée ? Ou peut-être du sable mouillé ? Les jeunes mâles de ma meute le font souvent. Cronos les combatt
touche à sa
dire que tu aimais les bonbons, alors j'en ai volé quelques-uns dans la cuisine », dit-il en attend
r. Les doigts tremblants, je lui arrache le bonbon des mains. Deimos sort un autre bonbon de sa poche gau
s qu'Alpha Ares ébouriffe les cheveux de Deimos avec une douceur touchant
s il devait d'abord terminer son entraînement. » La louve parle en croisant le regard d
en votre présence. » murmure le père en esqu
tous les deux depuis votre naissance, n'est-ce pas ? » Alph
âteau où ils résident. Lustres, sols en marbre, sculptures et domestiques portant des plateaux d'or. Le l
e me retourne brusquement, ma robe tournoyant sous l'effet du mouveme
? » dema
n inclinant la tête. Un signe de patience face à ma répo
ne m'auraient pas laissé jouer s'ils n'avaient pas approuvé son caractère. Il est en effet plus
tamé une petite négociation, la tête légèrement inclinée v
is un doux sourire se dessine ensuite sur ses lèvres. Il semble
toi. » murmure-t-il, un soupçon
jouer avec lui pour une raison : j'adore les jardins, tout simplement pa
sans qu'il ne réponde. Certains me sourient, mais je détourne le regard, les joues en feu. Je n'aime pas êtr
rère répond
s portes du jardin. Mon cœur s'emballe à l'idée de cette vue qui m'attend, un
a souris. Tu n'y as jamais j
e sont les échecs », murmure Deimos en nous rega
, surprise. Mon père y jouait toujours avec ma mère dans son bureau éclairé
Mon frère, lui, le maîtrisait déjà à notre â
eu à un si jeune âge. Je suis incapable de bien jouer à chat perché, mes pieds sont trop pe
dmirant la variété des fleurs, m'agenouillant sur l'herbe pour examiner leurs couleurs et touche
, espérant y trouver des friandises cachées qui pourraient être une découverte pour moi. C'est p
be, absorbés par une conversation profonde sur un sujet depuis longtemps oublié : les jeux vid
n blanc cristal, des barreaux jusqu'aux pieds. Désireux de voir la vie em
usse un cri de joie en découvrant des colombes blanches. Elles ne gazouillent pas et ne fo
es, comme s'ils n'avaient aucun souci au monde. Mais faut-il pour autant les garder en cage
e. Un autre endroit à explorer ! Ce lieu est magique. Après avoir salué les oiseaux, je reprends le mê
uvert. Le bruit de l'eau semble plus proche et je sais que je suis arrivée à des
ait cet endroit. Nous avons toujours rêvé de visiter un jour un pays étranger abritant une grande variété de
ourire s'efface aussitôt en voyant ce qui se trouve devant moi. Deux chemins. Deux chemins de pierres d
e second ? Ils se ressemblaient étrangement. Il me faut que
nt la chamade, les yeux écarquillés, scrutant les environs à la recherche de la so
e ne pas m'enfuir seule, mais je le fais toujours et j'en subis
de-t-il. Sa voix est d'une plénitude absolue, d'une douceur soyeuse, sans la moin
s. Il me met en colère car il se comporte comme si j'étais un jouet. Une femme n'est pas un jouet ! Mes yeux
on, posée d'une autre direction. Je me retourne vers l'endroit d'où vient sa voix.
en entendu
.. j'ai peur. Je trébuche, les yeux rivés devant moi, scrutant les alentours au cas où cette créature bondirait sur moi. Mes oreilles
s'agitent dans tous les sens, cherchant à m'accrocher à quelque chose. Je
aigne, la chair lacérée par les pierres acérées. Je contemple ma plaie fraîche, et cette vue me bouleve
être punie pour cela, je sanglote de plus belle, comme si j'étais oubliée. Des gémissements et des plaintes s'échappent de mes lèvres. Quelq
rce. Des mains écartent les branches pour laisser passer la lumière et un h
eur sable sur le rivage et ses yeux sont comme l'immensité des océans. J'avais les yeux bleus,
nu. Il s'agenouille à mes pieds et scrute mon visage. Son regard se pose sur mon
près de lui. Son regard se pose à nouveau sur moi et je rejette la tête en arrière, mal à l'ais
nstantané. Ses yeux étaient d'un noir profond, comme la nuit. Mon frère m'avait dit que cela se produisait en présence d'une bête. Je luttais
ion de brûlure est vive et plus ma douleur s'apaise. Je cesse de me débattre, mes cris se muent en légers hoquets
laies, mais j'ignorais qu'il existait d'autres moyens. Les loups en étaient-ils capables ? Je le reg
emande-t-il, mais cette fo
ts se referment sur mes hanches et il me soulève sans effort pour que je
veau, et je hoche timidement la tête. « Je m'
urmure en regar
en tapotant son jean pour enleve
vers lui. Remarquant son regard fixé sur moi, je détourne
l tout en frottant la chair de ses m
i demander la sienne. « Q-Et la tienne ? » Ma voix tremble et je bégaye.
s », ré
t comme les étoiles dans la nuit. Ses joues se creusent et il m'offre un large sourire, dévoilan
t qu'il ne voulait faire de mal à personne, je lui souris e
e cerisier tandis que les feuilles dansent au rythme du vent. Nous
lats de rire, la lune, cachée ce jour-là, applaudissait les deux am
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