eue de cheval rapide. Tandis que je remets mes lentilles, d'autres cris raisonnent dehors, mêlés au bruit de gens qui se battent. « Viens, mamie, debout », insisté-je en la tiran
uis. Je ne ferais que t'entraver. Pars, sans te retourner », souffle-t-el
ite », insisté-je encore, tentant de la releve
ger. Je ne pourrai tenir cette pro
e parles-tu, grand-
mbrelune. Souviens-toi de tout ce que
nt sur mon visage. Au même instant, quelqu'un cogne à la porte av
e, grand-mère, i
et irréversible, mettant fin elle-même à sa vie plutôt que de risquer d'être décou
ps au moment même où mes mains se couvrent de sang. Une décharge d'adrénaline me trav
cris de terreur venus des rues voisines. Je me réfugie derrière une benne à ordures, m'accroupis et tends l'oreille. J'entends un faible gémissement, avant de réaliser qu'il vient de moi : des larmes brûlantes coulent sans que je puisse les
ale aussi vite que possible. La ruelle se termine en impasse, fermée par un mur de briques et un bâtiment. J'aperçois une benne à ordures, grimpe dessus pour tenter d'atteindre l'échelle de sec
ain. « Où est ta maman ? » je demande,
assez rapidement pour échapper au vampire lancé à nos trousses. Une poigne puissante se referme sur ma cheville et me
ient de la frapper. Je n'aperçois plus que ses cheveux blonds emmêlés, sa tête ballottant so
dégage de l'homme et vient se blottir derrière moi, cherchant refuge contre mon dos. Je la serre contre
s cheveux tombant jusqu'aux épaules, une cicatrice profonde traversant son
l aux hommes qui l'accompagnent. Celui qui m'a rattrapée m'agrippe par les c
es petites mains tremblantes, et je remarque qu'elle est pieds nus. Je me penche, la soulève sous les bras et la cale contre moi. Ses pi
posé sous mes yeux, et je cherche désespérément à comprendre pourquoi elle a choisi cette issue. J'avale péniblement ma salive. Tout cela me semble désormais dérisoire, puisque j'ai été capturée malgré tout et que je risque de mourir, comme elle. Que penserait-elle si e
château, le groupe de femmes se disperse en plusieurs rangées. Un homme, que je reconnais comme un Dragon, se tient face à nous, observant chacune être poussée à l'intérieur et ali
herchent, chaque femme est reconduite vers les grilles de fer par un troisième homme. Mes pieds, engourdis, s'enfoncent dans la neige à travers mes chaussures trouées. Le processus s'éternise, cha
osphère lourde de menace. Seule la lune, et l'éclat des yeux prédateurs qui nous encerclent, éclaire les lieux. Un friss
urs. J'essaie de la calmer, sans succès. À bout de patience, le vampire s'approche d'un pas silencieux, les yeux rouges brûlant de fureur, la pea
la lanière s'abat sur ma peau. Ma chemise se déchire avant même que je ne sente la brûlure, et mon sang tache la neige so
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