ge en me reconnaissant. Il a toujours eu de l'affection pour ma grand-mère ; ils se
rriver si tard. Il sait que je dois regagner la maison avant la tombée du jour, cette heure où les créatures nocturnes, vampires en tête, p
ard entendu échangé entre nous. Il s'en empare, la glisse discrètement dans sa poche, puis hoche la tête avant de disparaître dans l'arrière-boutique. Il en revient avec une petite fiole
us efficace. Les plantes se raréfient, surtout en cette saison. »
t-il en me raccompagnant vers la sortie, déjà prêt à verrou
viter tout regard un peu trop insistant et presse le pas. Au détour d'une rue, je heurte quelqu'un de plein fouet. Je bredouille une excuse et tente de poursuivre mon chemin, mais u
fusant de céder. Il finit par arracher lui-même le tissu, dévoilant mes cheveux sombres. Je détourne aussitôt le regard, conscien
e-moi, p
siens : des iris dorés, fendus comme ceux d'un serpent. Un Dragon. Un grondement sourd naît au fond de sa poitrine, ses prunelles vacillent dangereusement, et malgré le froid mordant, sa peau hâlée irradie une chaleur presque anormale à travers ma parka. Je lui arrive à peine à la hauteur du torse. S
que tu es ?
udain plus loin entre deux sans-abri, détournant un instant son attention. J'en profite pour me défaire de ma parka d'un geste vif et m'arracher à sa poigne. Je m'élance dans une ruelle, prends appui sur une benne à ordures pour franchir une clôture d'un bond, puis me faufile derrière le bâtiment suivant. Le froid
tant de rebrousser chemin. Je cours sans m'arrêter jusqu'à notre maison, pousse la porte avec une telle force qu'elle manque de céder, puis la referme d'u
toux ne l'interrompe. Je la rejoins dans la cuisine, où elle est toujours assise à la même
e-t-elle, la voix hachée, les so
emblante. « Il m'a poursuivie dans les rues,
le quinte de toux la secoue. Je me précipite à ses côtés, impu
che de ma veste. Je retournerai en chercher demain », l
e, bien que je devine sans peine à quel point l'idée que j'aie pu être découverte la terrifie. Se
certains sous forme humaine, d'autres non, allant de maison en maison pour en arracher les habitants. Je vois un homme revêtu d'une armure se diriger vers la demeure voisine, puis j'entends le hurlement déchirant d'une femme qu'on traîne hors de chez elle, sous les yeux impuissants des siens, tandis qu'on la tire violemment par les cheveux
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