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Ombrelune : la malédiction des Vaeloria

Chapitre 2 

Nombre de mots : 2018    |    Mis à jour : 22/07/2026

uis. Elle attrape ma main et m'oblige à croiser son regard. Sur son visage pâle se lit une compréhension qui semble aller au-delà des mots, comme si elle devinai

ntières, les surfaces en aggloméré pourrissent et se désagrègent lentement. Aucun appareil ne fonctionne encore, hormis le réfrigérateur, presque vide de toute façon. Même le plafond ploie sous l'humidité laissée par la dern

ute la sagesse accumulée par une vie de souffrances. Je sais que les souvenirs qui la hantent la poursuivent comme des cauchemars. Nous gardons nos yeux dissimulés la plupart du temps, dans l'espoir de nous fondre parmi les humains qui ont survécu aux conflits. Mieux valait passer pour l'un d'eux que d'être chassée et exécutée comme l'ont été les Sorcières. Ses cheveux, jadis d'un noir profon

e demande-t-elle, son regard s'rado

te toux. Elle persiste depuis trop longtemps », dis-je, la voix pleine d'appréhension. Je ne su

e me lève déjà, bien décidé

ira par passer », tente-t-elle de me convaincre. Elle n'avait pas tort sur le manque

un mouvement pour se lever, avant de retomber aussitôt

er entre deux toussotements. Je lui frotte doucement le dos pour l'apaiser, puis lui ap

sse sans effort, bien trop large désormais pour ses phalanges décharnées. Ce bijou comptait parmi

à vendre les biens de t

transmis par le père de mon propre père, avant de revenir à ma grand-mèr

n attendant », dis-je pour la rassurer. J'attrap

laissée depuis longtemps. Ce n'était pas grand-chose, mais au moins cela nous mettait à l'abri du vent et de la pluie. Je parle de cabane, car ce terme convient mieux que celui de maison : un pan entier s'est

nce, et je priais chaque jour pour que cela dure. Mais vivre en tant que Fée dans cette cité relevait du défi permanent. Trouver du travail s'avérait compliqué, car je ne pouvais jamais rester trop longtemps au même endroit : quiconque m'observait de trop près risquait de deviner ma véritable nature. Ma grand-mère, incapable de recourir à la magie pour se dissimuler, ne pouvait pas non plus travailler. Il ne me restait donc que peu d'options : récupérer de la menue monnaie, échanger des biens, ou parfois voler, quand aucune autre solution ne s'offrait à moi. Je

de croiser des corps sans vie abandonnés sur le trottoir ou au bord des chemins. La faim demeure la première cause de mortalité chez les humains, juste derrière le froid. Les personnes sans toit courent un danger permanent : si les éléments ne les emportent pas, ce sont les prédateurs qui s'en chargent, et ceux-ci ne manquent pas en ville, à commencer par les vampires, q

age, considérant la ville comme leur propriété, nous tolérant tout juste comme des occupants temporaires. Fait étrange : aucune femelle dragon n'était née depuis la grande guerre, ce qui nourrissait la fureur des seigneurs dragons et attisait leur haine envers les fées, également menacées d'extinction. Bien qu'immortels, la plupart avaient fini par vivre seuls ou par choisir un compagnon masculin. J'avais aperçu les seigneurs dragons de loin à plusieurs reprises, sans jamais m'approcher suffisamment pour en rencontrer un, et je priais pour que cela ne change jamais. On racontait, dans les rumeurs qui circul

crocs pointus. Les métamorphes, comme les Rois Dragons, ressemblaient à s'y méprendre à des humains, hormis leurs yeux fendus, semblables à ceux d'un serpent. On disait leur peau plus résistante, presque impénétrable

t de mort. Mon espèce était traquée sans relâche, et les dragons demeuraient nos ennemis les plus redoutables. Ils nous haïssaient pour le rôle que nous avions joué lors de la grande guerre ; être démasquée signifiait une mort certaine. Les vampires restaient les plus faciles à repérer,

, possédaient des compagnons destinés. Les fées, en revanche, échappaient à cette règle. Nous étions libres de choisir notre propre chemin amoureux, contrairement aux dragons et aux autres métamorphes soumis au lien des âmes sœurs. Cela ne signifiait pas pour autant que n

e faisait rare dans le quartier, il acceptait volontiers de troquer ce dont j'avais besoin. L'or demeurait l'une des monnaies les plus rares, mais aussi l'une des plus recherchées. Je baisse à nouveau le regard et

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Ombrelune : la malédiction des Vaeloria
Ombrelune : la malédiction des Vaeloria
“Née dans un monde qui broie les humains, elle n'a jamais eu le droit de rêver. Séraphine Ombrelune grandit dans la misère, sous la coupe des seigneurs dragons qui gouvernent la ville d'une main de fer. Sa grand-mère l'élève seule. Chaque hiver menace de les tuer. Chaque anniversaire humain est un piège tendu par les dragons et les vampires, venus choisir leurs proies. Le jour de ses vingt et un ans arrive. Et avec lui, le cauchemar qu'elle redoutait depuis toujours. Elle est repérée. Capturée. Traînée devant des créatures qui la voient comme une marchandise, pas comme une personne. Mais Séraphine cache un secret qu'elle ignore elle-même. Elle n'est pas humaine. Elle porte en elle un sang oublié, celui des fées, effacé par une malédiction vieille de plusieurs siècles. Trois hommes vont bouleverser son destin. Corwin Sylvage, roi dragon froid et dominateur, qui la revendique avant même de comprendre ce qu'elle représente pour lui. Ardan Flavenroc, loup-garou au tempérament de feu, lié à elle par un fil qu'aucun des deux ne choisit. Théodric Braise, plus posé, plus loyal, celui qui devient son refuge quand les deux autres l'écrasent. Un lien à trois se forme. Un lien qu'elle n'a pas demandé, qu'elle refuse d'abord, et qui pourtant la marque à jamais. Autour d'elle, le monde s'effondre. Des enfants humains enfermés dans un entrepôt, affamés, oubliés de tous. Une malédiction qui pèse sur les dragons et sur les fées, et que seule sa lignée peut briser. Des ennemis venus du passé de Corwin, prêts à tout pour la lui arracher. Elle apprend à se battre. Elle apprend à faire confiance, puis à pardonner, puis à se reconstruire après chaque trahison. Elle découvre le prix de sa magie et le poids de son sang. Un rituel scelle enfin la malédiction des fées. Mais la victoire a un goût amer. Le silence de Corwin la brise. Les mensonges, les secrets de son passé, la mort qu'elle inflige pour la protéger, tout menace de faire exploser ce qu'elle a mis des mois à construire. Puis vient la nouvelle qui change tout. Un enfant. Le sien. Celui de trois pères, liés à elle par un pacte que personne d'autre ne partage. La grossesse la fragilise autant qu'elle la révèle. Corwin s'éloigne, rongé par la peur de la perdre. Ardan et Théodric restent, veillent, portent ce qu'elle ne peut plus porter seule. La naissance de son fils referme une partie des blessures. Mais Séraphine reste une femme qui a dû apprendre, seule, à survivre dans un monde qui voulait la réduire au silence. Elle n'est plus la fille effacée qui fuyait dans la neige. Elle est devenue celle que les rois eux-mêmes craignent de perdre.”