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Ombrelune : la malédiction des Vaeloria

Ombrelune : la malédiction des Vaeloria

Auteur: Le Trèfle
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Chapitre 1 

Nombre de mots : 1274    |    Mis à jour : 22/07/2026

nventions destinées à m'endormir. Ce n'est qu'en devenant adulte que j'ai compris la vérité : ces récits n'étaient ni des fables ni des fictions, mais les souvenirs bien réels de sa

livrance. L'Héritier des Cendres n'était plus à mes yeux qu'une invocation désespérée, un vœu pieux que l'on formulait faute de mieux, une manière de continuer à espérer quand il ne restait plus rien à espérer. Comment croire encore à un sauveur, quand nos propres ancêtres nous avaient abandonnés ? Depuis la grande guerre, nous n'avions connu que la mort, la destruction, la douleur et la misère. Autrefois, je me raccrochais à ces récits

oin de moi si jamais ils ne rentraient pas. Quand nous avons refait surface, plus rien n'était comme avant, ni le monde, ni ma propre existence. Mes parents s'étaient volatilisés. Aucun survivant n'avait été retrouvé, ni chez les elfes, ni chez les fées, ni chez les anges. Même l'espèce humaine avait été décimée, la Voyante comprise. Sa disparition fut une perte immense, car avec elle s'éteignit également notre magie. Je faisais désormais parti

des Vampires. Nous venions juste avant les Elfes, les Pixies, puis les Sirènes. Tout en bas se trouvaient les humains. Nous partagions désormais leur sort, réduites à récupérer les restes que les autres espèces daignaient laisser derrière elles. Une fée privée de sa magie ressemblait presque à une simple humaine. Nous avions leur apparence, à l'exception des yeux, dont la couleur variait selon notre lignée d'origine. Les miens étaient d'un violet profond, hérités de la lignée maternelle. Cette lignée avait pourtant été presque totalement anéantie. Nous appartenions autrefois à l'une des pl

is, une mort particulièrement cruelle censée racheter les fautes de leurs ancêtres. Voilà pourquoi il ne subsistait presque plus aucune fée. Voilà pourquoi ma grand-mère et moi vivions dans l'ombre, nous fondant dans la masse humaine pour échapper à tout regard. Atteindre vingt et un ans représentait un moment décisif pour les créatures magiques : c'était censé être le jour où leur magie se révélait enfin. Mais depuis le soulèvement, aucune créature féerique n'avait été signalée, du moins à ma connaissance. On racontait que notre défaite avait provoqué la colère des Mo

Pour elle, la magie méritait d'être honorée, non condamnée à disparaître dans le sang. Dans une semaine à peine, mon tour viendrait. Nous restions cachées toutes les deux, espérant que je passerais entre les mailles du filet. Ma grand-mère refusait catégoriquement l'idée qu'on puisse me découvrir. Elle ne supportait pas l'idée que je finisse vendue comme du bétail. Pourtant, au fond de moi, je savais qu'ell

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Ombrelune : la malédiction des Vaeloria
Ombrelune : la malédiction des Vaeloria
“Née dans un monde qui broie les humains, elle n'a jamais eu le droit de rêver. Séraphine Ombrelune grandit dans la misère, sous la coupe des seigneurs dragons qui gouvernent la ville d'une main de fer. Sa grand-mère l'élève seule. Chaque hiver menace de les tuer. Chaque anniversaire humain est un piège tendu par les dragons et les vampires, venus choisir leurs proies. Le jour de ses vingt et un ans arrive. Et avec lui, le cauchemar qu'elle redoutait depuis toujours. Elle est repérée. Capturée. Traînée devant des créatures qui la voient comme une marchandise, pas comme une personne. Mais Séraphine cache un secret qu'elle ignore elle-même. Elle n'est pas humaine. Elle porte en elle un sang oublié, celui des fées, effacé par une malédiction vieille de plusieurs siècles. Trois hommes vont bouleverser son destin. Corwin Sylvage, roi dragon froid et dominateur, qui la revendique avant même de comprendre ce qu'elle représente pour lui. Ardan Flavenroc, loup-garou au tempérament de feu, lié à elle par un fil qu'aucun des deux ne choisit. Théodric Braise, plus posé, plus loyal, celui qui devient son refuge quand les deux autres l'écrasent. Un lien à trois se forme. Un lien qu'elle n'a pas demandé, qu'elle refuse d'abord, et qui pourtant la marque à jamais. Autour d'elle, le monde s'effondre. Des enfants humains enfermés dans un entrepôt, affamés, oubliés de tous. Une malédiction qui pèse sur les dragons et sur les fées, et que seule sa lignée peut briser. Des ennemis venus du passé de Corwin, prêts à tout pour la lui arracher. Elle apprend à se battre. Elle apprend à faire confiance, puis à pardonner, puis à se reconstruire après chaque trahison. Elle découvre le prix de sa magie et le poids de son sang. Un rituel scelle enfin la malédiction des fées. Mais la victoire a un goût amer. Le silence de Corwin la brise. Les mensonges, les secrets de son passé, la mort qu'elle inflige pour la protéger, tout menace de faire exploser ce qu'elle a mis des mois à construire. Puis vient la nouvelle qui change tout. Un enfant. Le sien. Celui de trois pères, liés à elle par un pacte que personne d'autre ne partage. La grossesse la fragilise autant qu'elle la révèle. Corwin s'éloigne, rongé par la peur de la perdre. Ardan et Théodric restent, veillent, portent ce qu'elle ne peut plus porter seule. La naissance de son fils referme une partie des blessures. Mais Séraphine reste une femme qui a dû apprendre, seule, à survivre dans un monde qui voulait la réduire au silence. Elle n'est plus la fille effacée qui fuyait dans la neige. Elle est devenue celle que les rois eux-mêmes craignent de perdre.”