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LA NOUNOU PARTICULIÈRE

Chapitre 2 Chapitre 2

Nombre de mots : 1876    |    Mis à jour : 21/06/2026

PIT

DE VUE

est une mer

es chevilles, mes mollets, l'intérieur de mes cuisses. La pierre blanche épouse la courbe de mon do

chaude menace de s'arrêter au bout de quatre minutes. Pas une toilette de chat dans un lavabo d'hôtel. Non. Un vra

. Intimidée. Écrasée par to

sens pa

ens...

ont posés sur un fauteuil, à côté de la porte. Mes Docs Martens gisent sur le carrelage, dépareill

ourt

la température. Je passe ma main sur ma nuque, m

e nuit dans une maison trop grande.

qu'elle me caresse le menton. Mes cheveux sombres fl

nder

arder avec ces yeux couleur de tempête. Je le revois compter mes défauts - mes Docs, mon jean troué, mon franc-par

ans même lever les yeux. Comme si mon temps ne

e robinet chromé me renvoie un visage l

monsieur le milliardaire. Je ne suis pas

eloppe dans une serviette trop petite qui laisse mes jambes nues et ma poitrine à peine contenue. Mes c

seins sans soutien-gorge. Je ne mets pas de chaussu

est un la

s à des murs d'un blanc clinique, des meubles design qui semblent crier ne me touche pas. Tout est gris, beige, blanc. Une palette de n

vres sont rangés par couleur de reliure - qui fait ça ? - Une autre encore. Un salo

au, je pense. Un tombeau

verte. La lumière qui filtre est différente -

mbre d

ête sur

orateur professionnel qui a fait ça, je le vois tout de suite. C'est une main d'adulte, certes, mais une mai

te armée silencieuse. Et au milieu, dans un fauteuil trop grand pour elle, blottie comm

is

vide. Pas le vide hostile des enfants qui bouderaient. Le vide des absences. Le vide qu'on reg

aussi. Pas une mère, mais une grand-mère. Pas la mort, mai

Elle ne bouge pas. Ses yeux clairs - les yeux de son père, je le vois tout de s

quelques mètres,

ut, É

e. Je ne veux pas l'effrayer. Je ne veux pas q

ouvement. Pas

re ne m'a pas encore dit officiellement, mais je pense qu'il va me garder.

emande rien. On ne les force à rien. On est juste là, à côté, à faire exister les mots dans l'espace, comme on allumerai

i aussi, j'avais une poupée comme ça. Elle s'appelait Rosalie. Je la trim

petits doigts aux ongles rongés - se re

t mon cœur fait un bond,

s. Ma mère disait qu'on en achèterait une autre, mais je ne voulais pas une

igts ne relâchent

mot : « Pour la petite fille qui aime trop ses amis. » J'ai jamais su qui l'avait mise là. Mais je

es yeux sont toujours dans le vide. Mais s

un d

ec elle jus

sur ses étagères. Le Petit Prince. Je l'avais oublié, celui-là. Je l'avais lu quand j'étais pe

le cœur. L'essentiel est

e ne dort pas non plus. Elle

me chantait quand j'étais petite, des paroles en breton que je ne co

e un plateau. Des pâtes en forme d'étoiles, un peu de fromag

je dis. Tu mangeras

e ne me re

tact. Je ne dis rien. Je remplace le lait tiède pa

pâtes ont disparu. P

s le couloir,

un moment que j

rre, contre son lit, et je commence à raconter l'histoire de l'oiseau bleu.

de bruit. Les autres oiseaux se moquaient : « Pourquoi tu ne chantes pas ? » Lui, il ne répondait pas. Parce qu'il écoutait. Il écoutait le vent, la plu

ux fermés. Je ne sais pas

ait là. Tous les jours, il était là. Il ne demandait rien, il n'attendait rien. Il était juste p

'arr

ée posée contre son oreiller. Ses cils blonds frangent ses joues rondes. S

Elle dort paisiblement, pour la pre

t. Fragile comme un oisillon, mais avec quelque chose de dur

ais pas prévu. Quelque chose qui me vient du ventre, de cette chose que j

on front, et je dépose un baiser. À peine un

, ma pépite

a porte de

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LA NOUNOU PARTICULIÈRE
LA NOUNOU PARTICULIÈRE
“Engagée comme nounou par Lysander Vale, un milliardaire à la froideur aussi parfaite que ses traits, Salomé Azur débarque avec ses Docs Martens, son franc-parler et une seule intention : le faire vaciller. Lysander contrôle tout. Veuf, père d'une petite fille muette, il a installé des caméras partout. Mais cette fille aux yeux d'azur, engagée à contre-cœur, le trouble plus qu'il ne veut l'admettre. Salomé sait qu'il la regarde. Elle joue. Un soir, elle retire ses collants face à la baie vitrée. Une autre fois, elle laisse glisser la bretelle de sa robe, nuque offerte. Elle existe, pleinement, dans l'espace qu'il croyait maîtriser. Quand Lysander craque et l'attrape contre le marbre, bouche contre sa nuque - « Tu sais ce que tu fais » - leur premier baiser est une déclaration de guerre. Les nuits s'embrasent. Jusqu'à ce que la petite Élise murmure : « Pourquoi tu la regardes comme ça, papa ? » Entre l'homme qui n'a jamais rien lâché et la femme qui ne se laisse pas posséder, ils perdent le contrôle - une chute vertigineuse et délicieuse y.”