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LA NOUNOU PARTICULIÈRE

LA NOUNOU PARTICULIÈRE

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Chapitre 1 Chapitre 1

Nombre de mots : 1564    |    Mis à jour : 21/06/2026

pit

DE VUE

ssemblait à

ns usées, lacets dépareillés, semelles éraflées, semblent crier sur cette surface immaculée.

suspendu qui semble flotter dans le vide, même la lumière une lumière

oiselle

ève les yeux vers un petit dôme noir, niché dans l'angle

en repoussant une mèche

m'y engage sans hâte, mes semelles claquent contre le marbre, et je prends soin de balancer les hanches un

ur un jardin japonais trop parfait pour être vrai. Un bureau en verre fumé

nder

e chose, ce magnétisme qui fait qu'on oublie de respirer. Ses traits sont parfaits - trop parfaits, presque coupants, comme taillés dans le même marbre que

s en retar

uste un constat. Comme si mon retard était une anomalie

ais pivoter mon sac à d

un problème de

riez dû a

er pour dix minutes, je réponds ave

r. Je le vois analyser mes Docs, mon jean usé jusqu'à la trame, mon pull en laine trop large qui dévoile juste

-vous, di

es, je me laisse aller contre le dossier. Le f

lui le mien, je comprends, avec une photo d'identité où j'ai

Me

it pas un

e s

regard - une lueur, fugace, que je n'aurais su nommer. Intérêt ? Agacement ?

ion pour enfants autistes. Puis en foyer pour adolescents en décrochage. Chaque poste s'est terminé

s-midi, je précise, les mains croisées sur mes cuisses. La

qu'en pen

là avaient besoin d'un peu

pianiste ou de chirurgien - se posent sur le verre fumé. Il me re

a dix mois. J'ai fait venir des orthophonistes, des psychiatres, des éducateurs spécialisés.

nnais ces lieux - des couloirs blancs, des protocoles, des petites âmes r

encontrer, je

nctionne. D'abord, nous parlons

chant en avant, les coudes sur le bureau de

mâchoire se serre. Personne ne lui parle comme ça. Personne ne pose ses coudes su

es, dit-il

nuscule. Je ne recule pas. Je me lève aussi, et je le suis dans le couloir, consciente de la distance entre nous - quelques centimètres se

, je pense. Et je viens de lui m

ne bibliothèque débordant de livres, des poupées sagement alignées sur une étagère. Et au milieu, blottie dans un faute

quelques mètres,

se. Je m'app

rends - restent fixés sur le vide. Lysander se tient dans l

e chose, je dis en fo

ois plus tôt sur une plage de Bretagne, lisse comme une ca

yeux, et on fait un vœu. Et après, la pierre garde le secret. Moi, je l'a

ns ce silence, sans rien exiger. Derrière moi, je sens l'impatience

Élise

Mais ses yeux quittent le vide pour se poser sur la pierre bleue.

doucement,

voix basse. Si tu veux lui confier

sander. Il ne dit rien, mais il y a dans ses yeux une

ssion est légère, mais ferme. Assez pour que je m'arrête. Assez

ous venez de fair

n tr

travail. Vous n'ête

s enga

e brûler. Je soutiens son regard, ce bleu tempête qui semble vouloir me t

arle. Si vous réussissez, vous aurez ce que vous dema

u, je dis en t

irement à ce que j'imaginais. L'attouchement dure une fraction de second

ma main la

, je lance en m'éloi

hes, sur tout ce que je ne lui donne pas. Et quand je franchis

t prince. Je vais t

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LA NOUNOU PARTICULIÈRE
LA NOUNOU PARTICULIÈRE
“Engagée comme nounou par Lysander Vale, un milliardaire à la froideur aussi parfaite que ses traits, Salomé Azur débarque avec ses Docs Martens, son franc-parler et une seule intention : le faire vaciller. Lysander contrôle tout. Veuf, père d'une petite fille muette, il a installé des caméras partout. Mais cette fille aux yeux d'azur, engagée à contre-cœur, le trouble plus qu'il ne veut l'admettre. Salomé sait qu'il la regarde. Elle joue. Un soir, elle retire ses collants face à la baie vitrée. Une autre fois, elle laisse glisser la bretelle de sa robe, nuque offerte. Elle existe, pleinement, dans l'espace qu'il croyait maîtriser. Quand Lysander craque et l'attrape contre le marbre, bouche contre sa nuque - « Tu sais ce que tu fais » - leur premier baiser est une déclaration de guerre. Les nuits s'embrasent. Jusqu'à ce que la petite Élise murmure : « Pourquoi tu la regardes comme ça, papa ? » Entre l'homme qui n'a jamais rien lâché et la femme qui ne se laisse pas posséder, ils perdent le contrôle - une chute vertigineuse et délicieuse y.”