PIT
DE VUE
sens étrangement légère
jour. Mais j'ai fait quelque chose. J'ai été là. Je me suis assise par terre
déjà b
rets qui découpent les ombres des érables en noir et blanc. Je ne pense à rien. Je ne cherche rien. Je me con
ne robe que j'ai glissée sans vra
s jamais, d'habitude. Elle est trop fragile, trop
is rien en dessous de cette robe-là. Le tissu est si léger que j'ai l'impression d'être nue, mais en mie
te à mi-cuisse, là où ma peau est la plus blanche,
dans le miroir
nudées. Mes yeux sont d'un bleu presque irréel dans cette pénombre. Ma bouche est
is à mo
Salomé.
culés. La soie noire contraste, crue, presque obscène. Mes jambes
me les
ne dors pas tout de suite. Je reste là, à sentir le tissu contre ma peau, à penser à cette maison trop grande, à c
dont il m'a regardée
de verre. Longs, parfaits, des doi
à, dans cette robe de soie, les draps remont
dans l'o
mais. Et c'est ça
un sourire aux lèvres, et le rêve qui vient est
tin, je me lève
J'ouvre les placards, je sors ce dont j'ai besoin. Farine, œufs, lait, un peu de sucre. Je vais faire des c
nuque. Je porte un short en jean et un débardeur blanc sans manches, assez large pour laisser voir la naissance de mes seins qua
ant pis. Je mets de la musique sur mon téléphone, du vieux rock, pas trop for
ujours autant de
mbe comme
l avait toujours été là. Il porte un costume sombre, coupé dans un tissu qui doit coûter plus que mon loyer. Mais
tte carte de veines qui dit je travaille, je ne passe pas ma vie derrière un bureau. Ses main
on dont le tissu moule mes seins, mes mèches folles sur la nuque. Il ne sourit pas. Il ne fait pas
est tout. Et c
dis en me retournant ve
énéralement pas
vous faites généralement. J
placer derrière moi, à une distance qui n'est pas tout à fait professionnelle. Je sens s
s insolent
'est pas en colère. Il est... amusé ? Intri
à dit, je réponds
ous a pas f
recule
elle saute, retombe parfaitement. Je sens son regard sur mes épaules nues, su
z pas de soutie
constat. Froid, clinique, comme s'il
tre de moi, les bras toujours croisés, l
rcil. Je ne porte pas de soutien
l. Ça ne me
end son temps. Il ne se presse pas. C'est un homme habitué à re
pas les yeux. Je ne croise pas les br
ujours aussi d
temps à perdre en
volutions, c'est ce qui ren
échiffrer. Je prends une assiette, j'y pose la crêpe, je pr
tez,
. Une seconde, deux secondes. Je sens sa peau - c
silence, les yeux fixés sur son assiette,
sourcils sont droits, nets, au-dessus de ces yeux que je commence à connaître - gris, non, bleu-gris, comme la mer a
e, trop nette, trop coupante. On a envie
sois en face de lui, les jamb
? je d
dit-il sans
cept
ma grand-mère ét
qui sort de ma gorge s
chée pour s'occuper de votre fille, je dis. Ell
hose passe dans son regard - une
ssé votre premier
es doigts tapotent sur le comptoir. Un tic
s en portant ma c
Bi
mais assez. Elle s'est endormie vers vingt e
s'arrêten
rarement avant
en croquant dans ma crêpe. Elle avait besoin de quelqu'
é de m'asseo
resté combie
. Je vois sa mâc
Quinze ? Assez pour vous dire que ça ne ma
dit-il d'une v
e corrige. C'e
de la colère, oui, mais pas seulement. Il y a autre chose. De la fascination
rle toujours
vie
en êtes
qu'on lui donne du temps. Du vrai temps. P
ite. Il vient vers moi, pose ses mains à plat sur le comptoir, de chaque côté de mon assiette. Il est si près que je sens son
mois pour qu'elle parle. Si vous éch
ve la tête, je plante m
peur, je d
'ai pa
re à la hauteur. Alors vous faites ce que vous savez faire : vous contrôlez. Vous imposez des délais, vous trait
doigts blanchir sur le comptoir. Je v
trop loin,
agée pour ça, non ? Pour aller là
ête vraiment, la tempête s'y déchaîner. De la rage. Du désir. De la peur. Un mé
st debout, les mains dans les p
, dit-il. Élise se ré
là, le cœur battant, les mains lég
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