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LA NOUNOU PARTICULIÈRE

Chapitre 3 Chapitre 3

Nombre de mots : 2085    |    Mis à jour : 21/06/2026

PIT

DE VUE

sens étrangement légère

jour. Mais j'ai fait quelque chose. J'ai été là. Je me suis assise par terre

déjà b

rets qui découpent les ombres des érables en noir et blanc. Je ne pense à rien. Je ne cherche rien. Je me con

ne robe que j'ai glissée sans vra

s jamais, d'habitude. Elle est trop fragile, trop

is rien en dessous de cette robe-là. Le tissu est si léger que j'ai l'impression d'être nue, mais en mie

te à mi-cuisse, là où ma peau est la plus blanche,

dans le miroir

nudées. Mes yeux sont d'un bleu presque irréel dans cette pénombre. Ma bouche est

is à mo

Salomé.

culés. La soie noire contraste, crue, presque obscène. Mes jambes

me les

ne dors pas tout de suite. Je reste là, à sentir le tissu contre ma peau, à penser à cette maison trop grande, à c

dont il m'a regardée

de verre. Longs, parfaits, des doi

à, dans cette robe de soie, les draps remont

dans l'o

mais. Et c'est ça

un sourire aux lèvres, et le rêve qui vient est

tin, je me lève

J'ouvre les placards, je sors ce dont j'ai besoin. Farine, œufs, lait, un peu de sucre. Je vais faire des c

nuque. Je porte un short en jean et un débardeur blanc sans manches, assez large pour laisser voir la naissance de mes seins qua

ant pis. Je mets de la musique sur mon téléphone, du vieux rock, pas trop for

ujours autant de

mbe comme

l avait toujours été là. Il porte un costume sombre, coupé dans un tissu qui doit coûter plus que mon loyer. Mais

tte carte de veines qui dit je travaille, je ne passe pas ma vie derrière un bureau. Ses main

on dont le tissu moule mes seins, mes mèches folles sur la nuque. Il ne sourit pas. Il ne fait pas

est tout. Et c

dis en me retournant ve

énéralement pas

vous faites généralement. J

placer derrière moi, à une distance qui n'est pas tout à fait professionnelle. Je sens s

s insolent

'est pas en colère. Il est... amusé ? Intri

à dit, je réponds

ous a pas f

recule

elle saute, retombe parfaitement. Je sens son regard sur mes épaules nues, su

z pas de soutie

constat. Froid, clinique, comme s'il

tre de moi, les bras toujours croisés, l

rcil. Je ne porte pas de soutien

l. Ça ne me

end son temps. Il ne se presse pas. C'est un homme habitué à re

pas les yeux. Je ne croise pas les br

ujours aussi d

temps à perdre en

volutions, c'est ce qui ren

échiffrer. Je prends une assiette, j'y pose la crêpe, je pr

tez,

. Une seconde, deux secondes. Je sens sa peau - c

silence, les yeux fixés sur son assiette,

sourcils sont droits, nets, au-dessus de ces yeux que je commence à connaître - gris, non, bleu-gris, comme la mer a

e, trop nette, trop coupante. On a envie

sois en face de lui, les jamb

? je d

dit-il sans

cept

ma grand-mère ét

qui sort de ma gorge s

chée pour s'occuper de votre fille, je dis. Ell

hose passe dans son regard - une

ssé votre premier

es doigts tapotent sur le comptoir. Un tic

s en portant ma c

Bi

mais assez. Elle s'est endormie vers vingt e

s'arrêten

rarement avant

en croquant dans ma crêpe. Elle avait besoin de quelqu'

é de m'asseo

resté combie

. Je vois sa mâc

Quinze ? Assez pour vous dire que ça ne ma

dit-il d'une v

e corrige. C'e

de la colère, oui, mais pas seulement. Il y a autre chose. De la fascination

rle toujours

vie

en êtes

qu'on lui donne du temps. Du vrai temps. P

ite. Il vient vers moi, pose ses mains à plat sur le comptoir, de chaque côté de mon assiette. Il est si près que je sens son

mois pour qu'elle parle. Si vous éch

ve la tête, je plante m

peur, je d

'ai pa

re à la hauteur. Alors vous faites ce que vous savez faire : vous contrôlez. Vous imposez des délais, vous trait

doigts blanchir sur le comptoir. Je v

trop loin,

agée pour ça, non ? Pour aller là

ête vraiment, la tempête s'y déchaîner. De la rage. Du désir. De la peur. Un mé

st debout, les mains dans les p

, dit-il. Élise se ré

là, le cœur battant, les mains lég

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LA NOUNOU PARTICULIÈRE
LA NOUNOU PARTICULIÈRE
“Engagée comme nounou par Lysander Vale, un milliardaire à la froideur aussi parfaite que ses traits, Salomé Azur débarque avec ses Docs Martens, son franc-parler et une seule intention : le faire vaciller. Lysander contrôle tout. Veuf, père d'une petite fille muette, il a installé des caméras partout. Mais cette fille aux yeux d'azur, engagée à contre-cœur, le trouble plus qu'il ne veut l'admettre. Salomé sait qu'il la regarde. Elle joue. Un soir, elle retire ses collants face à la baie vitrée. Une autre fois, elle laisse glisser la bretelle de sa robe, nuque offerte. Elle existe, pleinement, dans l'espace qu'il croyait maîtriser. Quand Lysander craque et l'attrape contre le marbre, bouche contre sa nuque - « Tu sais ce que tu fais » - leur premier baiser est une déclaration de guerre. Les nuits s'embrasent. Jusqu'à ce que la petite Élise murmure : « Pourquoi tu la regardes comme ça, papa ? » Entre l'homme qui n'a jamais rien lâché et la femme qui ne se laisse pas posséder, ils perdent le contrôle - une chute vertigineuse et délicieuse y.”