e de son
4 - L'e
ncept store de fringues hors de prix et une boulangerie qui vend des cookies à six euros. L'air est doux, presque printanier malgré l'automne qui s'accro
de message. Pas de « je suis en retard », pas de « je serai
le fuis ? chuchote
les épaules, ses éternelles boots, et une lueur que je ne lui connaiss
as fait
s la rue dans l
pas, je... admira
ien
ssine une courbe moins sévère que d'habitude
l'heure, j
illi ne p
ce qui t'
riosité
e en îlots de lumière. Les photos de Charlotte, mon amie d'enfance, tapissent les murs. Des toits de Paris à l'aube. Zinc, ardoise, c
s'arrêtant devant un cliché de la tour Saint-Ja
eu un appareil photo greffé à la main. Elle disait qu'elle
oét
n, une poète qui fait d
Le mot n'
ue je l'ai inventé i
i déchiffre. Je commence à m'y habituer, même si ça me fait toujours le
es beaucoup
nd la réalité n
moment, ell
es yeux dan
lus en
aire. Kévin soutient mon regard quelques secondes de plu
nant un tirage légèrement décadré. Regarde
it que le numérique, c'est pour les gens pressés. L
bien ce
e, non ? Attendre avant de répondre aux messages, atte
rques u
n s
r l'i
iscute avec des invités à l'autre bout de la salle, m'aperçoit et me fait un coucou discret. Je lui
nt une photo de la basilique du Sacré-Cœur nappé
suis plut
st-à-
sive. Parfois flou
la tête
ue je préfèr
aime
tique attend trop. Le polaroïd, c'est l'
'on ne parle plus du
vite. Si tu continues à dire des trucs comme ça, je vais finir
être insaisissable. J'ai
uan
e fonda
entre attraction et prudence. Je cherche une repa
! Tu e
la vanille et la pellicule photo, un mélange qui me ramène instantanémen
évin, je dis en me
évin avec une curiosité non dissimul
les-c
J'adore. Laura, tu fréquentes d
, je répon
on sans m'avoir glissé un « Il est canon mais il fait peur »
sympa, comm
a sans ent
ns enthousiasme.
as. Et là, pour la première fois depuis qu'on se
sou
. Un vrai sourire, bref mais indéniable, qui
ire ça plus sou
Qu
our
ait pas le droit. Mais je l'ai vu. Il existe quelque part en lui une joie enf
déclare-t-i
ard
à l'heure. On peut m
tal que je mets troi
petit resto thaï au coin de la r
llo
tte un dernier coup d'œil à Charlotte qui me fait un pouce lev
er suspendues au plafond, une odeur de citronnelle et de lait de coco qui embaume l'air. O
ue tu prends
ulet aux no
assi
ffi
nt fumantes. Je picore dans mon pad thaï en observant Kévin qui mange avec
toujours a
ouj
urqu
a bouffe n'était pas garantie. Alors qua
ture résonne entre les murs du rest
compr
tu comprennes. Je veu
la mêm
'est intellectuel. S
ma fou
sais. Et
ens avec une intensité décuplé
aime
rai
j'ai volé pour manger,
ge se
si tu m
que j'ai fait la manche une fois, que j'ai détourné
tu me di
Ses doigts se crispent
ne fu
i dit. Je n
urqu
pour trouver une réponse j
les. Tu me montres des choses que tu ne montres à personne. E
st pas lourd. Il est habité. Plein. Com
La
Ou
e depuis des années qui ne
rtifice discret que je garde pour moi.
s ne p
s ce
boulot. Le dernier album qu'il a mixé, un groupe de rock indé dont je n'ai jamais entendu parler mais dont il parle avec passion
'y emm
ut-ê
, c'est mie
tout est m
ns un coin de ma mémoire, parce qu'elle ressembl
ehors, la nuit est fraîche, les trottoirs brillent après une aver
compagne ?
m'as dit que tu ne faisais
ard
par politesse. Et la politess
e. Réfléch
que j'ai envie de marcher
ors
à ciel ouvert. Les réverbères tracent des halos orangés sur les pavés, la Seine charrie d
, rue des École
e dis. L'expo, le resta
moi de te
urqu
demandé d'être quelqu'un
rement. Juste assez po
is ça. C'est toi que je ve
e. Un geste minuscule, presque invisible. Mais sa peau es
e nuit
e nuit
ons. S'enfonce dans la nuit. Je reste sur le seuil jusqu'à ce que
e presse ma main contre ma joue, là où ses doigts se sont
ouris bêtement dans l'obscurité. Le chat du voisin doit me regarde
erdue. Co
uiv
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