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Amoureuse de son regard

Chapitre 3 L'esquisse

Nombre de mots : 2007    |    Mis à jour : 06/05/2026

x de so

e 3 - L

une gorgée. Moi, j'ai fini mon thé froid depuis longtemps et je

our briser un silence

ors

it en arrivant. Curieux de savoir pou

nt, précis, comme s'il pesait cha

Ou

se satisfait toute seule

se son visage. Fugace. Pres

. Je t'

nne la parole sans la reprendre, sans la couper,

en études supérieures, semblant d'aimer des mecs que je n'aimais pas. Et puis un jour je me suis dit que j'en avais marre. Marre de

erches quelqu

he quelqu'

ête. Ses doigts longs tap

nde. Pourquoi tu a

que j'ai es

s pas agressive. Constat. Je

sans raison, j'avance prudemment. Le

rtai

crois v

une femme en tailleur court après son bus, un livreur à vélo frôle la mort avec un sang-froid

morte quand j'

s prévenir. Sans effet de manche. Juste là, posé

rop pauvre. « Comment c'est arrivé ? » Trop intrusif. Alors je fais la seule chose qui m

père ne s'en est jamais remis. Il est devenu une ombre dans la maison. Il par

nte ça comme on lit le journal. Distance clini

évi

plaigne. Je te le dis parce que tu as demandé. Maintenant tu sais. Les fragments vi

vale tout. Il ne veut pas de larmes. Il ne veut pas de trémol

ai envie

e q

nstituer

se au fond de moi que je ne connais pas encore. C'est vertigineux. C'

s dans quoi tu

sais pas de quoi

s un déclic. Infime, mais perceptible :

fférente,

rente c

'as pa

Un vrai rire, ne

puis que je t'ai envoyé ce message, peur depuis que je suis assise e

id depuis un moment. Quand il repose la tasse, quelque chose a changé dans sa

tu veux savoir

To

, c'es

i le

No

ent ça

avant. La lumière du plaf

ndroit. Les gens, les villes, les boulot

imple po

tout le

cœur bat plus vite, m

ue bouger tout le temps, c'est une façon de ne jamais

rien. Je

tres en restant insaisissable. Ma

oss

satisfaisant ? Cett

'était satisfaisant. J'ai

thé. Je décline. Kévin commande un deuxième café. Le temps s'

elance doucement. Il

ans le Sud. On s

est

est

les a

j'étais à la rue, il y a trois an

? je répète

ficile, j'ai tout plaqué. Appartement, ta

clinable, le givre sur le pare-brise au petit matin. J'imagine

as qui t'a

tudio d'enregistrement. J'ai remonté la pente. Mais j

ilosophie de

phie des fragment

ble. Un geste d'ancrage, comme pour dir

ne illuminée qui croit que l'amour guérit tout. Je suis juste une fille qui a flashé sur un mec dans une soirée et

tu te

trompée. C'est un

le monde. Un regard direct, frontal, qui me donne l'impression d'êt

es pas beaucoup,

obablement. Mai

qui s'écrase mollement contre la v

la musique, di

gne de

ard

t la produire. L'écouter. Le matin très tôt, ou la nuit très tard, dans le noir. Du jazz,

t ravie par cette co

ulture musicale s'arrête à Beyoncé et

ne n'est

x appren

apprendr

rendre tout c

ombre d'un sourire fl

ncroyable

lement cas

blement c

pas enrobé de distance. Je le savoure. Le café est presque

photo dans le Marais. Une amie expose. Rien de grandiose, des clich

elle h

neuf h

ix-neuf he

l a dit « noté », ce qui dans le langage Kévin équiva

le trottoir, le soleil déclinant dore les façades haussmanniennes

r être venu. Pour le

oi qui te

aime

lent écouter mes histoires.

sur son avant-bras. Un geste bref, léger, un papi

main,

main,

ourne. Il est toujours là, planté devant le café, les mains dans les poches, silh

me s

ppelle Sophie pour

SDF ?! s'ex

mère est morte qua

valise. Une grosse val

valise. C'est

ard

pages cornées, de chapitres jamais terminés. Et

oupire,

as sou

moins j'aurai vécu

issuré sur les bords, mais il me semble plus vaste. Je repense au café, aux confid

viendra exprès. Et si j'ai bien compris une chose chez Kévin, c'est que l'intention, chez

e déjà quelque part au fond de mon crâne, et je

ivre

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Amoureuse de son regard
Amoureuse de son regard
“Un soir, chez une amie, Laura croise Kévin. Il est assis à l'écart. Il ne sourit pas, répond à peine, ne danse pas. « Parce que je n'ai pas envie de faire semblant », dit-il. La phrase la foudroie. Elle tombe amoureuse. Immédiatement. Totalement. Ce qu'elle ignore, c'est que lui ne l'a pas vraiment vue. Il faudra un verre cassé, une nuit sous la pluie, une boîte en métal cachée sous des vinyles, et un voyage au bout des champs de lavande pour que leurs solitudes apprennent à se toucher sans se briser. Une romance bouleversante, pleine d'émotions et de rebondissements, où deux cœurs blessés découvrent qu'ensemble, ils peuvent enfin se reconstruire.”