e de son
e 2 - L
mme s'il voulait me féliciter d'être encore en vie, mais moi, je n'ai qu'une idée en tête : Kévin. Son p
e déclare à mon reflet dans
ne me con
photos floues, des remerciements émus de Sophie, une vidéo du type en pingouin qui hurle I Will Su
Sophie, t'as le numéro de
sent. Disparaissent. Réapparaissent
. Pour
e si elle n'avait pas vu mon âme s'échapper
n. Simple
œil, t'es cuite ma pa
'est croisés trois fois, toujours dans des soirées, et je crois bien que je l'ai pris pour un décor une fois sur deux. Il travaille d
à côté, ce qui en dit long sur la profondeur de notre relation. J'hésite trente seco
che matin. Je cherche les coordonnées de Kévin,
vo
s cent pas dans ma chambre. Je me brosse les dents avec une énergie fréné
eule, je mar
vibre. Je p
t pour
j'efface, puis une autre, puis une autre encore. Trop détachée, t
lui appartient hier soir.
ur lui appartient déjà, et j'aimerais bien le l
ais il répond jamais aux inconnus,
omme une combinaison de coffre-fort. Je les enregistre immé
je bl
ue. « Kévin, j'ai beaucoup réfléchi à ce que tu as dit sur les fragments et je crois que je veux être le puzzle
chat du voisin est toujours là, t
nt, je m
est parlé hier chez Sophie. J'aim
vo
petites coches bleues qui vont forcément m'obséder. Je tiens trente-de
hantent, la vie est belle et l'attente est une torture. Je descends acheter
p'tite Laur
e crois. Mais
un pain au chocolat bonus dans mon sac.
tant le pain au chocolat sur le trottoir, mon téléphone
ours
r une aiguille dans une botte de foin. Je tente « Kevin ingé son », « Kevin Paris musique », « Kevin ami de Lucas ». Rien. Le mec est un fan
s au chat du voisin qui a changé
on téléphone vibre. Je me jette des
l a vu.
quoi fa
, pas « désolé j'ai pas vu ton message », pas « avec pla
quoi
bilisant, et en même temps, c'est exactement ce qui m'a attirée hier :
jouer sur le
ue tu m'intrigues. Parce que j'ai rarement r
es. Le « vu » s'affiche. Les minute
is
h. Le Petit Pouce
s être vexée, offusquée, indignée. Au lieu de quoi je bondis de mon lit en pous
je hurle à mon
qui se noie. Mais il a donné un lieu, une heure, et implicitement, la possibilité d'exis
Sophie imm
ardi ! En tête-à-tê
Ah oui, le grand sombre qui te
me un meuble. Il me regardai
résoudre, si je me souviens bien.
le premier regard. Elle fonctionne par étapes, par paliers, par évaluations rat
cation , je fixe mon écran sans voir les lignes, je réponds à côté aux mails, je souris béatement
loto ou t'es s
rendez-v
qui ? L
on qui cite des aphorismes
visage, ci
rofonds dans les soirées, c'est soi
les
ensé me r
mon lit comme des offrandes à un dieu capricieux. La robe noire ? Trop premier rendez-vous. Le jean et le pull ? Trop décontractée. La jupe et le che
nce. Je tourne dans mon appartement comme un lion en cage. Relis nos mes
e sur place. Le métro est bondé, une vieille dame m'écrase le
en moleskine rouge, un comptoir en zinc et un serveur à moustache qui vous appelle « ma p'tite dame ». Je choisi
ures. Pas
n. Le thé refroidit. Je vérifie
s'il ne venait pas ? Et si c'était un test ? Et
uvre. Une bouffée d'air frais s'engouf
s. Ses cheveux sont toujours aussi peu disciplinés, sa barbe un p
l en s'asseyant en face de moi
te bou
u n'avais pas p
Laura. J'ai fail
dans les miens, et je ne sais pas s
? je demande, la voix plus
une pochette de sucre, la
x de savoir pourquoi tu ve
. Il se souvient de chaque mot. Il n'est pas venu pour moi, pe
? je souris. La météo, ou d
cille dans ses yeux. Pas un sourire, no
ar un café. No
hors, Paris poursuit sa course, et moi, assise en face d'un presque inc
romesses, et d'autres des pièges. Pour l'instant, je savo
ses doigts. La renco
/0/33778/coverbig.jpg?v=fc0f180e22ebee3fa2175f669743ed42&imageMogr2/format/webp)