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Amoureuse de son regard

Chapitre 5 Sous la peau

Nombre de mots : 1963    |    Mis à jour : 06/05/2026

e de son

5 - Sou

en parallèle de Kévin, à le croiser entre deux sessions de studio, à recevoir de

n dor

e à ma

trane me fait pense

ous la torture. Coltrane. Robe bleue. Le fait qu'il ait remarqué ma robe, qu'il s'en souvienne

achine à café du bureau. Depuis trois

otte pas.

la mêm

subir. Léviter, c'es

d un gobele

he en plus. Qu'est-ce q

mon café, un so

touché

ard

ux doigts

stine me regarde comme si j'avais annon

oue et depuis trois

Ou

amoureuse d'un v

pas un

et tu fais un festin. C'es

elle ne sait pas. Elle ne sait pas que derrière chaque miette il y a un eff

uve Kévin chez lui p

e point d'interrogation, pas de « si tu veux ». Une convocation, toujours. Mais cette fois, j'a

est en panne, évidemment. Je grimpe les cinq étages à pied, le

. C'est

rvient de l'intérieur. Je pousse l

trône sur une caisse en bois retournée. Des câbles serpentent partout, des enceintes imposantes encadrent une fenêtre qui donne sur les

hez toi,

st ch

t magn

est

est

e Train de John Coltrane. Il le glisse délicatement sur la platine, pose l'aiguille avec une préci

nt un vieux fauteuil club en cui

cuisi

s surprise.

oltrane vrille l'air, et je regarde Kévin s'activer dans la kitchenette ouverte. Il coupe des légumes avec des

nes, je lance par

goûter avant

toi. De tout ça. L'appartement, les vinyle

rse des pâtes dans l'eau bouillant

d j'ai emménagé ici, j'ai décidé que chaque objet

ui fait

Tu commences

com

tomate, basilic frais, parmesan. Simple. Parfait. On mange dans la pénombre, la seule lumi

? il d

cell

pour me fa

pas faire semblant. C'e

dans le Vaucluse avant la mort de sa mère. Les cigales, les champs de lavande, le ciel qui s'embrase en été. Mon enfance à Nan

es, je constate en re

itudes, ça peut faire un

bitume. La fatigue adoucit ses traits, ou peut-être autre chose. Peut-êtr

évi

Ou

e m'avoir

d'être

ce qui vient d'être partagé : un repas, des histoires, des silences complices

débarrasse

t'a

Reste

sa main accroche un verre vide qu

Me

ramasser. Je me lè

e vais t'aid

'est bon

dit l

-chemin entre la chaise et lui. Il ramasse les débris à mains nues, les dents

sai

est

ntre

t que c'é

tte fois. Fermé. Hostile. Ce n'est plus le Kévin qui m'a touché l

'est-ce qui

Tout v

ider à ramasser un verre cassé. É

e hurl

Tu h

tombent sur le parquet. Il inspire longuement, expire l

-il d'une voi

ux. C'est comprendre. Pourquoi un

torchon propre et l'enroule autour de sa main sans un mot.

. Regar

cette fois, je distingue quelque chose entre les arbres. De la peur. De l

assé un verre

plus qu'un m

ce que le médecin venait de lui annoncer au téléphone. J'étais là. J'ai vu ses mains trembler, j'ai vu le sang couler, j'ai vu mon

iens pas. Il ne veut pas de pitié, d'accord. Mai

e sava

Je n'en ai jamais pa

Je suis tout près maintenant. Je pourr

tu me le

ne sa

ois que

ide sur mon épaule.

mence à en avoir marre

porte-le

rd, Laura.

s solide que

is pas sûre qu'il sache pleurer mais une brillance. Un é

'as pa

s de

st pa

blesser, j'ai peur de ne pas être à la hauteur.

aume entaillée, entourée du torchon taché de rouge, effleure m

la seule

seule

e qui ne

rles. Même si tu casses mille verres. Même si

usique s'est tue, mais je jurerais entendre un saxophone au loi

ure-t-il. Cet

e r

appuyés l'un contre l'autre, deux respirations qui t

, sur la couette, sans me toucher. On parlera dans le noir. De sa mère. De ses rires à elle, qu'il a oubliés. Des chansons qu'el

era la mienne. Ses doigts froids s'entrelacer

voudra t

our la première fois. Ses traits détendus. Sa respiration lente. Ses cils noirs posés s

ans la mienne. Et je me ferai une autre p

i. Quoi qu

uel point cette promesse

uiv

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Amoureuse de son regard
Amoureuse de son regard
“Un soir, chez une amie, Laura croise Kévin. Il est assis à l'écart. Il ne sourit pas, répond à peine, ne danse pas. « Parce que je n'ai pas envie de faire semblant », dit-il. La phrase la foudroie. Elle tombe amoureuse. Immédiatement. Totalement. Ce qu'elle ignore, c'est que lui ne l'a pas vraiment vue. Il faudra un verre cassé, une nuit sous la pluie, une boîte en métal cachée sous des vinyles, et un voyage au bout des champs de lavande pour que leurs solitudes apprennent à se toucher sans se briser. Une romance bouleversante, pleine d'émotions et de rebondissements, où deux cœurs blessés découvrent qu'ensemble, ils peuvent enfin se reconstruire.”