e de son
5 - Sou
en parallèle de Kévin, à le croiser entre deux sessions de studio, à recevoir de
n dor
e à ma
trane me fait pense
ous la torture. Coltrane. Robe bleue. Le fait qu'il ait remarqué ma robe, qu'il s'en souvienne
achine à café du bureau. Depuis trois
otte pas.
la mêm
subir. Léviter, c'es
d un gobele
he en plus. Qu'est-ce q
mon café, un so
touché
ard
ux doigts
stine me regarde comme si j'avais annon
oue et depuis trois
Ou
amoureuse d'un v
pas un
et tu fais un festin. C'es
elle ne sait pas. Elle ne sait pas que derrière chaque miette il y a un eff
uve Kévin chez lui p
e point d'interrogation, pas de « si tu veux ». Une convocation, toujours. Mais cette fois, j'a
est en panne, évidemment. Je grimpe les cinq étages à pied, le
. C'est
rvient de l'intérieur. Je pousse l
trône sur une caisse en bois retournée. Des câbles serpentent partout, des enceintes imposantes encadrent une fenêtre qui donne sur les
hez toi,
st ch
t magn
est
est
e Train de John Coltrane. Il le glisse délicatement sur la platine, pose l'aiguille avec une préci
nt un vieux fauteuil club en cui
cuisi
s surprise.
oltrane vrille l'air, et je regarde Kévin s'activer dans la kitchenette ouverte. Il coupe des légumes avec des
nes, je lance par
goûter avant
toi. De tout ça. L'appartement, les vinyle
rse des pâtes dans l'eau bouillant
d j'ai emménagé ici, j'ai décidé que chaque objet
ui fait
Tu commences
com
tomate, basilic frais, parmesan. Simple. Parfait. On mange dans la pénombre, la seule lumi
? il d
cell
pour me fa
pas faire semblant. C'e
dans le Vaucluse avant la mort de sa mère. Les cigales, les champs de lavande, le ciel qui s'embrase en été. Mon enfance à Nan
es, je constate en re
itudes, ça peut faire un
bitume. La fatigue adoucit ses traits, ou peut-être autre chose. Peut-êtr
évi
Ou
e m'avoir
d'être
ce qui vient d'être partagé : un repas, des histoires, des silences complices
débarrasse
t'a
Reste
sa main accroche un verre vide qu
Me
ramasser. Je me lè
e vais t'aid
'est bon
Ké
dit l
-chemin entre la chaise et lui. Il ramasse les débris à mains nues, les dents
sai
est
ntre
t que c'é
tte fois. Fermé. Hostile. Ce n'est plus le Kévin qui m'a touché l
'est-ce qui
Tout v
ider à ramasser un verre cassé. É
e hurl
Tu h
tombent sur le parquet. Il inspire longuement, expire l
-il d'une voi
ux. C'est comprendre. Pourquoi un
torchon propre et l'enroule autour de sa main sans un mot.
. Regar
cette fois, je distingue quelque chose entre les arbres. De la peur. De l
assé un verre
plus qu'un m
ce que le médecin venait de lui annoncer au téléphone. J'étais là. J'ai vu ses mains trembler, j'ai vu le sang couler, j'ai vu mon
iens pas. Il ne veut pas de pitié, d'accord. Mai
e sava
Je n'en ai jamais pa
Je suis tout près maintenant. Je pourr
tu me le
ne sa
ois que
ide sur mon épaule.
mence à en avoir marre
porte-le
rd, Laura.
s solide que
is pas sûre qu'il sache pleurer mais une brillance. Un é
'as pa
s de
st pa
blesser, j'ai peur de ne pas être à la hauteur.
aume entaillée, entourée du torchon taché de rouge, effleure m
la seule
seule
e qui ne
rles. Même si tu casses mille verres. Même si
usique s'est tue, mais je jurerais entendre un saxophone au loi
ure-t-il. Cet
e r
appuyés l'un contre l'autre, deux respirations qui t
, sur la couette, sans me toucher. On parlera dans le noir. De sa mère. De ses rires à elle, qu'il a oubliés. Des chansons qu'el
era la mienne. Ses doigts froids s'entrelacer
voudra t
our la première fois. Ses traits détendus. Sa respiration lente. Ses cils noirs posés s
ans la mienne. Et je me ferai une autre p
i. Quoi qu
uel point cette promesse
uiv
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