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neige recouvrait mes épaules et un souffle froid s'échappait à chacune de mes expi
ir ses pores et d'observer ses prunel
le été choisie à la place d'une autre. Elle étai
ile et de ne pas la toucher. Le désir qui me possédait était intense. Mais la colère surpassait cette folie, car je sav
lle serait continuellement en danger et m'attirerait d'inutiles ennuis
e je sache si
y
encore classer les nouveaux livres que nous venions de recevoir. Heureusement j'avais presque fini. Les froides journées d'hiver étaient toujours les plus longues et les plus épuisantes, nous nous levions avec la nuit et nous nous couchions avec la nuit. Un vrai calvaire.
s de vingt-deux heures ! me dit mon patron en arri
nt un livre. Je regardais ma montre et remarquai
doigt la colonne de livres qui m'attendait encore. J'avais tendance à ne jamais m'arrêter et au q
ire. Il connaissait bien ma manie pour l'organisation. Je l'écoutais et m'en allais juste après dans la salle au fond de la librairie pour chercher mes affaires dans les
devaient certainement se loger sous mes yeux. Ce qui me fit comprendre que je devais être plus discrète si je ne voulais pas être mise de force à l'arrêt, car ce m
e peux pas t'occuper de tout, seul, je lui répondais avec un
éjà chaud dû à mes rangements. Nous étions en hiver, la neige recouvrait désormais tous les trottoirs et les voitures laissaient des trainées derrière leur passage. Je mettais quand même mon écharpe autou
ieux lampadaires éclairait les rues. Je partais dans mes pensées et continuais de marcher en rêvassant. Après quelques minutes de marche, j'enten
, marmonnais- je en sentant
transports en communs à vingt-deux heures du soir surtout à Philadelphie. Je sentis la fatigue prendre possession de moi mais je continuais tout de même de marcher en serrant mon sac contre ma poitrine. Je lon
eur commença à me gagner. Je crois qu'un malade est entrain de me suivre. Je me retournai brusquement pour être sûre et m'apprêtai à hurler sur cette pers
. Les conseils de mon patron prirent alors tout leurs sens. Je sortis rapidement mon portable et essayai de l'allumer ma
tête pour observer les hauts immeubles qui m'encerclaient, tout en continuant de marcher. Plus les mi
st ce
rrêtais et essayais de mieux voir de quoi il s'agissait. J'arrivais à distinguer une forme
- elle réussi à arriver tout en haut ! Y'a vraiment des fous partout...La silhouette pencha sa tê
ement. Peut-être que ce n'était que le fruit de mon imagination et du manque de sommeil accumulé, mais j'entendais des bruits de craquements autour de moi comme des branches d'ar
ent quelque-chose, et désorientée je hurlais de surprise. Je me rapprochais dangereusement du sol mais juste avant de tomber deux bras me rattrapèrent. Enfin c'est ce que j'aperçus derrière m
e le faire et j'entendis le soupir de mon ravisseur, comme si je le mettais en colère. J'étais affreusement pe
remontant mon regard, je constatais qu'il était large d'épaule, sa carrure était impressionnante. Il me dépassait de deux têtes, tout en lui respirait l'obscurité et le néant. Lorsque mon regard rencontra le sien pour la première fois, je reculais de deux pas. Il ressemblait un homm
dures, mon visage figé. C'était ses yeux... c'était eux...ils... me..il y avait.. quelque chose à l'intérieur... comm
ls ne le faisaient déjà. Je ne pouvais pas non plus décrocher mon regard de ses pupilles noires comme si nous étions connectés par un lien infrangible. M
culant vivement de moi comme si je l'avais brûlé et la sensation de para
auque, comme si cela faisait des années que je ne l'avais pas util
ontinuant, tu m'oublies et tu continues ta vie, tu as compris
nt, la sensation de brulure s'intensifia et un gémissement de douleur m'échappa. Je le vis faire
e tu ne m'as jamais vu ni entendu, il répliq
rouvais plus que démunie et avec une étrange sensation de brulure. J'essayais en vain de me frotter la poitrine pour faire disparaître cette douleur. Je me mis alors à marcher pour rentrer chez moi la main au cœur, lorsque soudain une tristesse profonde et inidentifiable remplaça la brulure. Je m'arrêt
manq
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