Quand la confiance devint une lame empoisonnée
s'est estompé, remplacé par la rage incandescente qui me consumait. « Pauvre enfant perturbée ? » Les mots d'Élise étai
dage poli comme un éclat de verre. Toutes les têtes dans la pièce se sont tou
r de ma fille comme ça ? » Ma voix s'est brisée, brute d'émotion. Je me fichais du décorum, de l'image publique, de tout sauf de l'inju
ns la salle de bal opulente. Les flashs ont explosé,
é là et tu l'as laissé faire ! Tu as couvert ça ! Tu l'as aidée à voler mon art, ma vie, pendant que ma fille se battait pour la sienne ! »
du la tête ! » a-t-elle gémi, se tenant la poitrine. « Quelqu'un, s'il vous plaît, elle est déséquilibrée !
a reculé en titubant, perdant l'équilibre, puis, avec un cri dramatique, elle s'est effondrée. Mais cette fois, elle n'est pas seulement
air. « Elle saigne ! » « Appelez une ambula
orsion soudaine et horrifiante que je n'avais pas vue ve
nt, les invités hurlaient. Étienne, pâle et frappé, s'est précipité aux côtés d'Élise, ignorant
! » a-t-il plaidé, berçant sa
« Mon bébé... Je perds notre bébé, Étienne... » Sa voix était faib
sur moi. Il ne voyait pas le sang, la peur, le désespoir dans mes propres yeux. Il ne vo
oût et d'horreur. J'ai senti une poussée dans mon dos, la main d'un étranger me repoussant de la scène. Mes pieds se sont emmêlés, et je suis tombée, heurtant durement le sol.
ise, le dos tourné vers moi, murmurant des assurances. Il n'a pas regardé en arrière une
rmuré, les mots à peine audibles, étouffés par les larmes
ncontrant les miens pendant une brève et glaçante seconde. Ils étaient dépourvus de toute reconnais
payer pour tout. » Il a regardé au-delà de moi, vers les gardes de sécurité qui conve
protestation, une douleur fulgurante le traversant. « Mon bra
ise alors qu'ils se déplaçaient à travers la foule frénétique. Il a jeté un dernier regard par-
. Ils m'ont jetée dans une pièce austère et froide, verrouillant la lourde porte derrière moi. Les bruits du gala, les sirènes d'amb
d'Étienne, déformée par la rage, me blâmait pour la fausse couche d'Élise. Mon estomac s'est tordu
la pièce vide, goûtant le sang de l'endroit où je m'étais mordu la lèvre
énétré la porte épaisse. « Personne ne peut t
de la chute, la douleur physique un contrepoint sourd à la dévastation émotionnelle. Mon monde avait d