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L'APPEL DU LOUP

Chapitre 3 CHAPITRE 3

Nombre de mots : 1219    |    Mis à jour : 25/11/2025

tait pas le moment de laisser ses émotions submerger le fragile contrôle qu'elle maintenait. Sa dernière pensée avant de

gué sa tante Mae. Black Mountain était une petite ville pittoresque, enveloppée d'une forêt dense qui s'étendait à perte de vue. De hautes chaînes montagneuses dressaie

Une fois sur le trottoir, elle déplia la liasse de documents que Maître Danton lui avait remise, cherchant l'adresse griffonnée. Elle leva les yeux, perdue.

et poussa la porte du « Cook's Diner ». Un courant d'air frais l'accueillit, accompagné du tintemen

attablés. L'un lisait le journal, l'autre sirotait u

era, ma belle ? » la

rire radieux d'une jeune serveuse. Mal

trouve la maison de Mae Channin

-être un peu trop sur les ecchymoses que Kate tentait de dissimuler. Ses yeux bleu azur scrutaient son visage sous u

famille ? » demand

mes au comptoir, elle finit par murmurer : « Mae Channing est décédée il y a quelques semaines.

n pied sur l'autre. Son regard se posa s

le, réalisant trop tard qu'elle venait

« Oh, comme je suis impolie ! Je ne savais pas que

connaissie

r. C'était une femme adorable. » Son sourire s'effaça soudain, remplacé par

âle sourire, ne sa

murale. « Mon service est terminé. Je

aversa Kate. « Oh, non,

étacha son tablier et le lança sur le comptoir. « À demain, Larry ! »

gentille. Kate s'installa à contrecœur sur le siège passager de la Jeep Wrangler tand

ses boucles blondes dansant autour de son

douleurs. Elle tenta de masquer son inconfort derrière un sourire crispé. « J'

branches basses avec une aisance déconcer

gée, tu sais ? » la

fronça les sourcil

expressive. Mes émotions, tout ça. » Elle ta

t un passage particulièrement rocailleux. Deuxième erreur, gronda sa

manda Julie, son regard scrutateur

ourd. Kate chercha fréné

», mentit-elle, d'une

ence était plus gênant que son bavardage. On de

Sud, jusqu'à présent ? » finit-el

reconnaissant

ue ça, avec Asheville à côté, mais nous autres, les montagnards,

sut qu'elle appréc

ranches des chênes, la demeure victorienne se dressait comme une image d'Épinale. Construite vers 1840, avec sa porte en pin ornée de verre biseauté, ses bow-windows immaculés et son toit aux lignes élégantes, elle appartenait à un au

souffla Julie, admirative. «

jamais vraiment connu sa grand-tante. Que cette demeure lui appartienne désormais

sourire. « Merci pour le lift. »

qu'on se connaît à peine, mais comme tu débutes ici, ça te dirait qu

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L'APPEL DU LOUP
L'APPEL DU LOUP
“Ronan Morrissey sentait le poids de sa charge chaque fois qu'il parcourait les terres de la meute. En tant qu'Alpha, les traditions exigeaient de lui une compagne, une partenaire pour affermir son autorité et perpétuer leur lignée. Mais son esprit ne parvenait pas à se fixer sur les louves présentées au conseil. Une autre image s'imposait, tenace : celle de Kate Channing. Il l'avait trouvée par hasard, un soir de pleine lune, près des falaises. Elle était là, frêle et perdue, les yeux brillants de larmes qu'elle refusait de verser. Quelque chose en elle, une vulnérabilité mêlée à une opiniâtre fierté, avait réveillé en lui une pulsion brute, ancienne. Son loup intérieur s'était dressé, exigeant, possessif. Il ne voulait plus que cette femme, cette humaine. Kate, elle, ne cherchait rien de tout cela. L'amour était pour elle un champ de ruines, un souvenir douloureux qui lui avait laissé des marques autant sur la peau qu'au plus profond d'elle-même. Elle se reconstruisait pas à pas, méfiante, farouchement indépendante. Le soir où cet homme l'avait tirée du bord de la falaise, où elle avait senti dans ses bras une force surhumaine et dans son regard une intensité presque animale, la peur l'avait submergée. Elle connaissait ce genre d'hommes, dominateurs, imprévisibles. Alors elle avait fui, sans un regard en arrière. Mais Ronan n'était pas homme à se laisser oublier. Fasciné par la jeune femme, obsédé par son parfum et par la terreur qu'il avait lue dans ses yeux, il savait que la poursuivre était une folie. Une humaine ne pouvait avoir sa place dans leur monde. Pourtant, la sauvagerie qui grondait en lui rejetait cette logique. Elle serait sienne. Il en avait décidé ainsi, même si cela signifiait défier les siens et bouleverser l'ordre établi. Entre son passé qui la hantait et une meute qui voyait d'un mauvais œil cette attraction pour une étrangère, leur histoire naissante se construisait sur un équilibre précaire. Le chaos menaçait, et la question demeurait, lancinante : un amour né de l'instinct et de la peur pouvait-il véritablement survivre ?”